Le pape et le dalaï-lama se font l’écho des priorités de Maitreya

Partage international no 341février 2017

Nous publions ci-dessous des extraits d’interventions du pape et du dalaï-lama, deux figures mondiales révérées et magnétiques, dont les déclarations aident à la diffusion et au soutien des priorités de Maitreya. Selon Benjamin Creme, ils font le travail de Maitreya et contribuent à faire basculer l’opinion publique par leur exemple infatigable. Leurs paroles se font l’écho de Maitreya à propos de la paix, de la compassion, et, avant tout, du fait que toutes les formes de vie sont Une.

Le dalaï-lama

Sur l’unité

« Avec les bouddhistes de Birmanie, de Thaïlande et du Sri-Lanka, nous partageons le Vinaya, et avec ceux qui suivent la tradition sanskrite, les Chinois, les Coréens, les Japonais et les Vietnamiens, nous partageons la Perfection des enseignements de la sagesse. En tant que fidèles du même enseignant, nous devons partager et comparer nos expériences. »
Déclaration du dalaï-lama devant une assemblée de bouddhistes du monde entier comprenant un groupe de Vietnamiens divers, dont beaucoup, comme sa sainteté en fit la remarque, étaient « des réfugiés comme nous ». [Temple Kalachakra de Bodhgaya, Bihar, Inde, 8 janv. 2017 ; dalailama.com]

Sur l’amour et la compassion

« Mon expérience personnelle limitée m’a montré que la plus haute paix intérieure à laquelle on puisse aspirer vient du développement de l’amour et de la compassion […]. Plus nous nous soucions du bonheur des autres, plus notre propre bien-être augmente. Quand on cultive un sentiment de proximité et de chaleur à l’égard des autres, cela met automatiquement le mental à l’aise. Cela aide à éliminer les sentiments de peur et d’insécurité qui peuvent être les nôtres et nous donne la force de faire face à tous les obstacles qui peuvent se dresser devant nous. C’est la plus haute source de réussite dans la vie […]. Enfin, la raison pour laquelle l’amour et la compassion apportent le bonheur le plus grand est simplement que notre nature les chérit par-dessus toute autre chose. Le besoin d’amour est la fondation même de l’existence humaine. Il est le résultat de la profonde interdépendance que nous partageons les uns avec les autres […]. J’essaie de traiter tous ceux que je rencontre comme de vieux amis. Cela me remplit vraiment de bonheur. C’est cela, la pratique de la compassion. » [Source : dalailama.com]

La paix intérieure donne le bonheur

Le dalaï-lama a passé environ un mois (de fin décembre à fin janvier) en Inde, où il a donné des enseignements et conduit des rituels avec des moines du monastère Namgyal et des lamas de haut rang. Le 10 janvier, sa sainteté a accordé une interview à Michael Ware, ancien correspondant de guerre de la chaîne de télévision National Geographic. Il a commencé par mettre M. Ware à son aise en lui disant qu’il connaissait bien le magazine National Geographic. « Quand j’étais enfant, j’en ai trouvé deux ou trois numéros dans la chambre du treizième dalaï-lama, celle où il a rendu l’âme. »
M. Ware confia à sa sainteté que ses expériences de guerre en Irak et ailleurs l’avaient laissé dans un état de désarroi intérieur, et il lui demanda conseil. Sa sainteté répondit que quand nous sommes enfants, nous sommes ouverts et pleins de joie. Nous aimons recevoir des signes d’affection sans nous soucier d’où ils viennent, pas plus que de savoir quelles sont les croyances, la richesse ou l’importance de la personne qui nous les donne. Plus tard, en raison de notre environnement et du système éducatif, nous tendons à négliger nos valeurs intérieures, comme l’affection et la compassion. Il ajouta : « Si vous prenez le temps de réfléchir aux valeurs intérieures, cela calmera votre agitation. Notre système éducatif moderne est orienté vers des buts matériels, et même si nous savons que la nature humaine est compassionnelle, nous tendons à penser en termes de pouvoir et à utiliser la force. Pour commencer, nous ne devons pas oublier que les autres sont aussi des êtres humains. Je crois qu’un individu qui a trouvé la paix intérieure sera plus heureux, et que sa famille sera plus heureuse elle aussi. »
Quand il lui fut demandé si les hommes étaient bons ou sauvages, sa sainteté fit remarquer le changement qui s’était produit dans le comportement des peuples au cours du XXe siècle. Au début, à l’époque de la Première Guerre mondiale et même de la seconde, lorsque des nations se déclaraient la guerre, leurs citoyens s’engageaient fièrement sans se poser de questions. Mais à l’époque de la guerre du Vietnam, les jeunes gens se sont mis à résister par milliers à la conscription, et lorsque la crise irakienne a éclaté, des millions de gens ont manifesté partout dans le monde pour montrer qu’ils s’opposaient à la violence et ne voulaient plus de guerres. De la même façon, sa sainteté fit remarquer que si ce qu’il avait à dire sur la responsabilité globale avait rencontré peu d’écho lors de sa visite en Europe en 1973 et aux États-Unis en 1979, les choses avaient bien changé aujourd’hui.
A la question de savoir si le mal existe, sa sainteté répondit que des découvertes scientifiques tendent à démontrer que la nature humaine, dans ses fondements, tend à être compassionnelle ; que la violence naît de la peur, du soupçon et de la colère. Puisque le bon sens ne peut pas s’exprimer une fois que la colère a éclaté, nous devrions nous efforcer de calmer les craintes et les soupçons de nos interlocuteurs au départ.
Bien que sa sainteté ait expliqué qu’après soixante ans d’exercices spirituels intenses, il avait presque vaincu ses tendances à la colère et à l’attachement, M. Ware lui demanda : « Et votre pays ? N’y êtes-vous pas attaché ? » Sa sainteté répondit : « Je me préoccupe davantage du bien-être des six millions de Tibétains. » Il souligna que la langue tibétaine était celle qui permettait le mieux de parler avec précision de philosophie bouddhiste, et que, par conséquent, sa préservation n’intéressait pas seulement six millions de Tibétains, mais aussi un milliard de bouddhistes. [Source : dalailama.com]

Le pape François

Sur le rôle essentiel de la science dans la lutte contre le changement climatique : « Il est intéressant de noter les faibles réactions de la politique internationale – avec toutefois quelques exceptions louables – quant à la volonté concrète de rechercher le bien commun et les valeurs universelles, et la facilité avec laquelle l’opinion scientifique la mieux fondée est ignorée […]. La négligence ou le retard dans la mise en œuvre des accords mondiaux sur l’environnement démontrent combien la politique est soumise à une technologie et à une finance, qui recherchent avant tout le profit. » [Colloque scientifique, Académie pontificale des sciences, le Vatican, Rome, 29 novembre 2016 ; washingtonpost.com]

Sur la paix

« L’on construit la paix en disant « non » à la haine et à la violence – dans l’action – et « oui » à la fraternité et à la réconciliation. » [Message à 50 000 pèlerins, place Saint-Pierre, Rome, 1er janvier 2017 ; catholicherald.co.uk]

Sur le refus de l’exclusion

Jésus « voulait être proche de tous ceux qui avaient peur, étaient perdus, avilis, découragés, inconsolables. Proche de tous ceux qui, dans leur chair, portent le fardeau de la séparation et de la solitude, afin que le péché, la honte, le chagrin, le désespoir et l’exclusion n’aient pas le dernier mot dans la vie de ses fils et de ses filles […]. Les temps à venir exigent des initiatives hardies pleines d’espoir. »  [Prière du soir, Basilique Saint-Pierre, Rome, 1er janvier 2017 ; catholicherald.co.uk]

Il existe en ce moment un groupe de personnalités éclairées qui attirent l’attention de l’humanité sur la nouvelle réalité du monde. Parmi elles se trouve le pape François qui exprime d’une manière unique les idéaux de tous, dans une grande proximité avec les gens. Le dalaï-lama, lui aussi, joue un rôle considérable au nom de tous ceux qui voient en lui leur porte-parole.
Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, très proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement son visage, la joie de sa présence et son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.
Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais. [Bienvenue dans l’ère nouvelle, par le Maître –, 14 janv. 2016]


Thématiques : spiritualité
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)