Le pape et le dalaï-lama se font l’écho des priorités de Maitreya

Partage international no 338octobre 2016

Nous reproduisons ci-dessous quelques extraits de discours ou d’écrits récents du pape et du dalaï-lama, deux grandes figures mondiales influentes et vénérées dont les déclarations contribuent à diffuser et à soutenir les priorités de Maitreya. D’après Benjamin Creme, ils travaillent tous les deux pour Maitreya et inspirent l’opinion mondiale par leur exemple infatigable. Leurs paroles reprennent les enseignements de Maitreya sur la paix, la compassion et avant tout, sur les implications du caractère unique de toute vie.

Le pape François
Le retour du Christ
Le pape François a commenté la lecture de l’Evangile selon saint Luc dans lequel Jésus dit à ses disciples de ne pas s’occuper des choses de ce monde, mais de travailler pour le royaume de Dieu, et d’amasser des trésors dans le ciel. « Car, dit-il, là où est votre trésor, là aussi se trouve votre cœur. » Dans les trois paraboles suivantes, dont le thème commun est la vigilance, Jésus parle du retour du Christ. Le retour inattendu du Maître de maison, le voleur dans la nuit, et la conduite du régisseur à la suite du départ de son Maître, chacune de ces paraboles souligne pour nous le besoin d’être en éveil, vigilant, et de faire très attention à notre devoir de service envers les autres, tandis que nous attendons le Second Avènement, lequel est certain, mais dont nous ne pouvons connaître l’heure.
Le pape a poursuivi : « Jésus aujourd’hui nous rappelle que l’attente d’une béatitude éternelle ne nous dispense pas de notre responsabilité de travailler pour un monde plus juste et plus vivable. En effet, c’est précisément cela, notre espoir de posséder le Royaume de l’éternité, qui nous encourage à travailler à améliorer les conditions de vie sur la Terre, spécialement celles de nos frères et sœurs les plus faibles. » (Angélus du 7 août 2016, place St-Pierre à Rome)
[Source : radiovaticana.va]

Prendre soin de toute création
«  Avec ce message, en ce jour dédié à la Création, je renouvelle le dialogue avec chaque personne qui habite cette planète, au sujet des souffrances qui affligent les pauvres et de la dévastation de l’environnement. Dieu nous a fait don d’un jardin luxuriant, mais nous sommes en train de le transformer en une étendue polluée de « décombres, de déserts et d’immondices ». Nous ne pouvons pas nous résigner ou rester indifférents à la perte de la biodiversité et à la destruction des écosystèmes, souvent provoquées par nos comportements irresponsables et égoïstes. A cause de nous, des milliers d’espèces ne rendront plus gloire à Dieu par leur existence même, et ne pourront plus nous communiquer leur propre message. Nous n’en avons pas le droit.
La planète continue à se réchauffer, en partie à cause de l’activité humaine : 2015 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée et probablement 2016 le sera encore plus. Cela provoque sécheresses, inondations, incendies et événements météorologiques extrêmes toujours plus graves. Les changements climatiques contribuent aussi à la crise poignante des migrants forcés. Les pauvres du monde, qui sont aussi les moins responsables des changements climatiques, sont les plus vulnérables et en subissent déjà les effets.
Comme l’écologie intégrale le met en évidence, les êtres humains sont profondément liés les uns aux autres et à la création dans son ensemble. Quand nous maltraitons la nature, nous maltraitons aussi les êtres humains. En même temps, chaque créature a sa valeur propre intrinsèque qui doit être respectée. Ecoutons « tant la clameur de la Terre que la clameur des pauvres », et cherchons à comprendre attentivement comment pouvoir assurer une réponse adéquate et rapide. »
(Discours du pape à l’occasion de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, 1er septembre 2016)
[Sources : cruxnow.com ; The Guardian, G.-B.]

Le dalaï-lama
Pendant sa visite des 20-25 août 2016 à Leh, au Ladakh (Inde), sa sainteté le dalaï-lama a évoqué devant un rassemblement de plus de 30 000 personnes, le livre de Shantideva, Guide du mode de vie d’un bodhisattva. Shantideva était un moine érudit indien bouddhiste du VIIIe siècle au monastère Nalanda. Beaucoup de ce qui a fait comprendre le bouddhisme tibétain découle des enseignements et traditions originaires de l’ancien monastère bouddhiste de Nalanda en Inde du Nord, et ces enseignements ont fait leur chemin jusqu’au Tibet au VIIIe siècle après JC.
Au sujet du bonheur : « Chaque être conscient, animaux inclus, recherche le bonheur. Ainsi, montrer aux autres du respect et essayer de les comprendre et de les aider à résoudre leurs problèmes est une source de bonheur… Nous avons deux ennemis, l’amour de soi, ou un esprit centré sur soi-même, et l’idée fausse du soi. Dans le bouddhisme en général, et tout spécialement dans la tradition Nalanda, il est crucial d’utiliser son intelligence et de transformer ses émotions. Cela constitue une source de bonheur bien plus efficace que les plaisirs que donnent à court terme l’alcool ou les drogues douces. Plus nous pratiquerons l’altruisme et aiderons les autres, plus nous en bénéficierons nous-mêmes. La paix de l’esprit qui en résulte nous aide à vivre plus longtemps, et nous permet de servir l’humanité plus longtemps. »
Sa sainteté a souligné un verset extrait du premier chapitre du Guide du mode de vie d’un bodhisattva qui décrit le malheur des êtres conscients :
Bien que cherchant à éviter la douleur,
Ils se précipitent tête baissée dans la souffrance.
Ils ont très envie de bonheur, mais stupidement
Le détruisent, comme s’il était leur ennemi.

Au sujet de la discrimination : « Dans mon enseignement, l’ascendance et la famille ne sont pas importants. La pratique du dharma est plus importante que cela. C’est une erreur de faire une distinction entre les gens en raison de leur caste. Même s’il s’agit de traditions et de coutumes de longue date, ce sont des attitudes que nous devons changer par l’éducation. Dans le monde d’aujourd’hui ces distinctions ne sont plus acceptables. Je m’oppose à la discrimination en raison de la caste. Je la critique et en appelle aux dirigeants religieux hindous, ici en Inde, à ne pas se complaire dans la situation mais à apporter du changement. Surmonter les castes basées sur la discrimination ne concerne pas seulement les politiciens, les dirigeants religieux doivent aussi montrer l’exemple. »
(Discours à Leh, Ladakh (Inde), 24 août 2016) [Source : dalailama.com]


Thématiques : religions, spiritualité
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)