Partage international no 91 – mars 1996
Lors de son encyclique du Carême, le Pape a parlé en des termes particulièrement durs et inhabituels, de la « tragédie gigantesque » de la faim. Il a demandé que s'engage un combat véritable contre la pauvreté, tant dans les pays en voie de développement que dans l'Occident opulent, « où la différence entre les riches et les pauvres s'accroît, hélas, constamment. »
Le Pape a demandé aux croyants de s'interroger sur leur propre comportement de consommateur, de lutter contre l'avidité, de résister à la tentation égoïste et à la tendance de chacun à nier sa propre responsabilité.
L'encyclique a souligné que « la masse de ceux qui souffrent de la faim, c'est-à-dire les enfants, les femmes, les personnes âgées, les proscrits de la société, les réfugiés et les chômeurs, dans leur misère, portent leur espoir sur nous. »
