Partage international no 285 – mai 2012
D’après l’Unicef, plus de 15 millions de personnes dans huit pays africains sont directement touchées par une crise alimentaire qui menace de tuer un million d’enfants au Sahel. L’Unicef et ses partenaires lancent un appel afin de trouver 120 millions de dollars pour faire face aux besoins du nombre considérable d’enfants qui souffriront de malnutrition sévère au cours de l’année 2012. D’après L. Arsenault, directeur des Programmes d’urgence de l’Unicef : « Si nous ne sommes pas en mesure d’apporter la réponse appropriée, la crise pourrait atteindre 1,4 million d’enfants sévèrement malnutris ». Oxfam indique que les niveaux de malnutrition dans certaines régions s’élèvent au-delà du seuil d’urgence de 15 %. « Des millions de personnes sont au seuil d’une crise majeure. Tous les signes pointent vers une sécheresse qui va se transformer en une catastrophe si rien n’est fait rapidement. Le monde ne peut tolérer cela. Une aide concertée est nécessaire pour empêcher que des dizaines de milliers de personnes meurent à cause de la complaisance internationale », a déclaré Mamadou Biteye, directeur régional d’Oxfam pour l’Afrique occidentale.
Selon le Programme alimentaire mondial, la combinaison de différents facteurs comme la sécheresse, le prix élevé des denrées alimentaires, les déplacements de population et la pauvreté chronique peut conduire à une crise alimentaire à grande échelle. Une autre complication est que de nombreuses familles ne se sont toujours pas complètement remises des crises passées de 2005, 2008 et 2010. En effet, les pénuries alimentaires ne sont pas inconnues au Sahel, où se produisent périodiquement des disettes entre deux récoltes. Les rapports indiquent que même pendant les années de bonnes récoltes, des parties de la population restent sous-alimentées.
Sources : Unicef
Thématiques : Sciences et santé, politique
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
