Le Maroc et le changement climatique

Partage international no 340décembre 2016

Avec un littoral de 3 400 km, le Maroc est extrêmement vulnérable à l’élévation du niveau de la mer : s’il ne prenait pas des mesures pour contrer l’impact du changement climatique, les conséquences humanitaires et économiques seraient importantes. Cette année déjà, le Maroc a subi une baisse de 1,5 % de sa croissance économique, en raison de la sécheresse de 2015. Face à ces défis, plusieurs politiques vertes ont été adoptées au cours des dernières années, ce qui fait de ce pays, selon CNN, un « leader dans la lutte contre le changement climatique. »

Le Maroc vient d’accueillir le sommet climatique : la COP22 relative à la mise en œuvre de l’Accord climatique de Paris.

Le plus vaste projet du Maroc est la centrale solaire Noor, dans la région de Ouarzazate. Ce pays ne disposant pas d’énergies fossiles, est presque entièrement dépendant des importations. Il prévoit pourtant de satisfaire 42 % de ses besoins énergétiques grâce aux renouvelables d’ici 2020, dont un tiers grâce à l’énergie solaire. D’ici 2030, il espère générer 52 % de son énergie grâce aux renouvelables.

Cependant, l’engagement du Maroc dans la production d’énergie plus propre dépasse la seule usine de Noor : il annonce la construction de cinq nouveaux parcs éoliens. D’ici 2020, grâce au vent, le Maroc devrait produire 14 % de son électricité, ce qui en fera le plus grand producteur d’énergie éolienne d’Afrique. En outre, il s’est engagé à planter 200 000 hectares de forêt.

A moindre échelle, le Maroc a lancé des projets de sensibilisation aux effets du changement climatique, en incitant la population à des comportements plus respectueux de la nature. Depuis 2015, l’utilisation de sacs en plastique est totalement interdite ; les personnes qui les utilisent sont exposées à des amendes. Un projet de location de vélos a également été lancé, encourageant les gens à utiliser le vélo et à s’engager activement dans des activités respectueuses du climat.

Une autre façon créative de stimuler la sensibilisation est d’introduire des projets d’énergie propre dans la vie sociale et religieuse. Le Maroc a annoncé qu’il créera, d’ici 2019, 600 « mosquées vertes », une idée novatrice qui n’a jamais été tentée auparavant. Les mosquées seront équipées de lampes à led, de chauffe-eau solaires et de systèmes photovoltaïques. Jan-Christophe Kuntze, l’un des dirigeants de ce projet, a déclaré : « Nous voulons susciter une prise de conscience et les mosquées sont des centres importants de la vie sociale au Maroc. Ce sont des lieux où les gens échangent des points de vues sur toutes sortes de questions, y compris, je l’espère, sur les raisons pour lesquelles le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique serait une bonne idée. »

Maroc
Sources : aljazeera.com ; cnn.com ; france24.com
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)