Partage international no 451 – mars 2026
Suite au désastre de Fukushima en 2011, le Japon a fermé ses 54 réacteurs, dont la plus grande centrale nucléaire au monde. Mais le coût des importations de combustibles fossiles et la lenteur de la transition vers l’énergie éolienne en mer ont entraîné des difficultés provoquant un retour controversé à l’énergie nucléaire. L’objectif aujourd’hui est de remettre en fonction le réacteur six de la centrale Tepco Kashiwazaki-Kariwa, réduisant ainsi de manière significative les importations de gaz naturel tout en alimentant la zone métropolitaine de Tokyo. Tepco, qui est également l’opérateur de la centrale de Fukushima, a retardé le redémarrage jusque fin février en raison d’une défaillance du système d’alarme.
Ce projet fait cependant face à une immense réaction de la population. Quinze ans après l’accident, de nombreux citoyens restent sceptiques quant à la gestion de la sécurité par Tepco et craignent que les réacteurs à l’arrêt ne puissent supporter les risques sismiques continus du Japon. Cette tension est exacerbée par des accusations de désinformation visant Chubu Electric, opérateur de Hamoka, une des centrales nucléaires les plus dangereuses du Japon. Les données sismiques relevées dans cette centrale, située directement sur une zone de subduction, seraient manipulées dans le but de minimiser les risques de séismes.
L’Autorité de régulation nucléaire (NRA) examine la réactivation de six autres réacteurs exploités par d’autres entreprises au Japon.
Japon
Sources : japanenergyhub.com ; heise.de https://japanenergyhub.com/news/hamaoka-safety-review-improper-data/ https://www.heise.de/en/news/Japan-reactivates-reactor-at-the-world-s-largest-nuclear-power-plant-11149858.html
Thématiques : Société
Rubrique : Regard sur le monde (Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.)
