Partage international no 161 – février 2002
« Lorsque cette nouvelle énergie touchera le marché boursier, les forces de l’avidité commenceront à refluer. Les personnes qui consacrent une large part de leur vie à entretenir le système et à en tirer profit, verront disparaître leur intérêt pour ce système et tout ce qu’il représente. Lorsque l’énergie qui maintient ce système s’épuisera, la Bourse commencera à s’effondrer. » [PI, mars 1990]
Les deux plus grandes économies mondiales, les Etats-Unis et le Japon, sont toujours dans la tourmente. Bien que certains économistes annoncent les signes d’un rétablissement de l’économie américaine, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a déclaré que « des risques majeurs persistent à court terme ». Tout comme en l’an 2000, les trois principaux indices boursiers américains ont terminé l’année en baisse – cette double baisse consécutive est la première depuis la crise de 1973-1974. Après avoir concédé 39 % en 2000, l’indice Nasdaq des valeurs technologiques a de nouveau perdu 21 % en 2001. L’indice Standard & Poor 500, qui avait chuté de 10 % en 2000, a encore reculé de 13 % en 2001. L’indice Dow Jones, qui accusait une perte de 6 % en 2000, a également subi un retrait de 7 % l’an dernier. Les pertes d’emplois en 2001 sont les plus importantes depuis neuf ans, en partie du fait des événements du 11 septembre – jugés responsables de la disparition de 1,6 millions d’emplois en 2001.
Au Japon, la fin de l’année n’a pas apporté de répit à la détérioration de l’économie. En fait, le pessimisme se reflète sur divers fronts. Plusieurs indicateurs clés de la bourse de Tokyo ont connu un déclin brutal, l’indice Nikkéi terminant l’année à 10 543 points, rejoignant ainsi son niveau de 1983.
Le taux de chômage a atteint le record de 5,4 % l’an passé. La baisse des revenus se poursuit. Le moral des entreprises reste bas. Les faillites et les dépôts de bilan augmentent. Face à ces difficultés et aux problèmes récurrents des systèmes bancaires, les trois principales agences de cotation ont diminué la note du pays. Le Japon est au coude à coude avec l’Italie dans le classement des plus mauvais débiteurs parmi les principaux pays industrialisés. La dette publique du Japon atteint 140 % du produit intérieur brut.
La confiance des consommateurs est au plus bas. Les sondages montrent que 72 % d’entre eux craignent une perte d’emploi pour eux ou un autre membre de leur famille au cours de l’année à venir. Et pour 67 % d’entre eux, la situation économique devrait continuer à se détériorer. La récession et l’insécurité économique ont amené les Japonais à réduire sensiblement leurs dépenses et leurs emprunts, malgré la faiblesse des taux d’intérêt.
Sources : The Japan Times, Japon
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
