Partage international no 173 – février 2003
En 1927, en Sibérie, un leader spirituel du bouddhisme russe rassembla ses étudiants et leur annonça ses dernières volontés. Dashi-Dorzho Itigilov, 12e Pandit Hambo Lama, âgé de 75 ans, invita son entourage à exhumer son corps 30 ans plus tard. Il croisa les jambes en position du lotus, commença à méditer et, entonnant une prière des morts, il mourut.
Au bout de 30 ans, des disciples d’Itigilov firent ce qu’il avait demandé, exhumant ses restes d’un cimetière. Ils auraient retrouvé le corps d’Itigilov parfaitement intact, toujours en position du lotus. Les bouddhistes l’inhumèrent de nouveau dans une tombe anonyme. « Il était impossible d’en parler à l’époque, a déclaré Damba Ayusheyev, l’actuel Pandit Hambo Lama (le 25e), le ramener au temple était absolument interdit. »
L’histoire aurait pu s’arrêter là, si un jeune lama, Bimba Dorzhiyev, n’avait récemment cherché à résoudre le mystère d’Itigilov. Il retrouva un disciple âgé de 88 ans, dont le beau-père avait assisté à l’ouverture du cercueil. Le vieux disciple lui indiqua la tombe et le 11 septembre 2002, soixante-quinze ans après la mort d’Itigilov, son corps fut une fois de plus exhumé. Cette fois il y avait davantage de témoins : douze personnes étaient présentes, dont deux médecins légistes et un photographe. Les lamas qui ouvrirent le cercueil portaient des masques protecteurs, mais ils furent inutiles ; le corps d’Itigilov était toujours intact.
L’actuel Hambo Lama ordonna que le corps fut rapporté à Ivolginsk où il fut accueilli en fanfare, au son des cloches et des chants. Il fit placer le corps au deuxième étage de l’un des quatre temples du monastère, où il repose désormais, préservé derrière d’épais rideaux et des portes verrouillées. Les 150 étudiants du monastère veillent à tour de rôle au premier étage, priant 24 heures sur 24, même si généralement seuls les lamas ont la permission de voir le corps.
« Pour moi, c’est le plus grand miracle de la vie, déclare Hambo Lama Ayusheyev, chef spirituel depuis 1995. Cela prouve qu’il y a des choses sur lesquelles le temps n’a pas de prise. »
Selon un journaliste new-yorkais, introduit dans le temple par Ayusheyev : « Le corps d’Itigilov est assis en lotus sur une simple table, entouré de bougies et de bols en métal remplis d’huiles. Les lamas l’ont revêtu d’une robe dorée ceinte d’une écharpe bleue retombant sur les genoux. Ses yeux sont clos, ses traits estompés quoique la forme du visage et du nez ressemblent tout à fait à la photographie d’Itigilov prise en 1913. Ses mains restent flexibles, ses ongles parfaitement soignés. Sa peau est tannée mais souple. Son crâne est encore recouvert de cheveux courts soigneusement coupés. »
« Beaucoup ne voient pas ce qui est évident, raconte Hambo Lama Ayusheyev, et ne comprendront pas, même s’ils le voient. »
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Dashi-Dorzho Itigilov était un initié du 3e degré qui avait étudié une science ancienne permettant de maintenir l'incorruptibilité du corps. Parfois le corps d'un disciple est rendu incorruptible, mais dans ce cas cela fut induit par Itigilov lui-même.]
Russie
Sources : The New York Times, Etats-Unis
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
