Le combat pour libérer l’énergie (1ʳᵉ partie)

Partage international no 449février 2026

par Douglas Griffin

Malgré les problèmes récurrents d’incompatibilité entre la science et la religion, qui se résument en fait à une question de point de vue, il semblerait que la science, non sans quelque ironie digne d’un drame shakespearien, se soit revêtue d’un faux habit religieux. En son état actuel, la science semble plus préoccupée à protéger et maintenir un système de croyance orthodoxe, apanage des religions conventionnelles, que de poursuivre sa démarche initiale consistant à explorer et étudier librement les secrets de la nature. Où sont aujourd’hui les libres penseurs frondeurs, les « Tesla », les « Einstein », les « Heisenberg », les « Curie » et les « Faraday », dont les découvertes remarquables nous ont fait entrer dans un monde technologique moderne ? Ils sont, pour la plupart, repoussés aux confins d’une orthodoxie pseudo scientifique qui croit plus au bien-fondé de ses « vérités établies », qu’à l’examen et la remise en cause de ces mêmes vérités.

Tesla, par exemple, qui a révolutionné la planète par la création du système de production et de distribution d’électricité avec le courant alternatif, a eu à sa mort en 1943, tous ses documents techniques et scientifiques confisqués, au nom de la « sécurité nationale », par un obscur département du gouvernement américain du nom d’Office of Alien Property- OAP –(Bureau des biens étrangers), bien que le FBI soit fortement soupçonné de cette action.

En dépit de son génie, Tesla a vécu la dernière partie de sa vie dans l’ombre et dans une relative pauvreté, ostracisé par le pouvoir en place qui considérait comme source de nombreux problèmes ses idées non conventionnelles, particulièrement celle sur l’énergie libre. Ces autorités sont une alliance contre-nature entre les pires aspects du gouvernement et les entreprises privées, alliance que le président Eisenhower qualifiait de complexe militaro-industriel.

Comme l’a déclaré l’inventeur James F. Murray III, la recherche d’une forme d’énergie illimitée et propre s’avèrera extrêmement difficile « non pas à cause des limitations techniques mais plutôt en raison de notre incapacité à penser en dehors des paradigmes existants et de la peur d’un affrontement avec les intérêts acquis qui nous maintiendraient indéfiniment dans une ère de moteurs à combustion polluants et peu efficace, même si nous avons les voitures électriques. »

Pionniers et conservateurs

Une élite au pouvoir centralisé et protégé par une armée de conservateurs, domine le discours public au sujet de nos besoins futurs en énergie et sur ses moyens de production. De l’autre côté, les « innovateurs » travaillant sans relâche mais désespérément en sous-effectifs et sous-équipés, tentent d’effectuer des percées jusqu’à ce centre bien gardé. C’est une sorte d’insurrection intellectuelle, asymétrique par nature, un côté ayant toutes les ressources, et l’autre côté procédant par des méthodes audacieuses et une conviction véritablement obstinée. William Zebuhr, directeur technique du magazine Infinite Energy a trouvé les mots justes lorsqu’il déclare : « La plupart des preuves qu’une technologie meilleure radicalement différente existe ne sont pas actuellement cachées, mais simplement ignorées et dénigrées par le courant dominant. »

Alors qui sont donc ces penseurs révolutionnaires et novateurs, dont la plupart d’entre nous n’ont jamais entendu parler en raison du travail assidu des conservateurs cités plus haut, dont la tâche consiste à maintenir le statu quo ? Comme mentionné auparavant, le plus éminent de ces penseurs révolutionnaires est Nikola Tesla, un prodige croate qui a émigré aux États-Unis, nourrissant le rêve d’inventer un système électrique capable de fournir une énergie libre pour tous. A la fin du XIXᵉ siècle, il pouvait percevoir dans son esprit son invention aussi clairement que si l’appareil  se trouvait matériellement devant lui tel un hologramme qu’il pouvait observer et étudier sous tous les angles. Il créa ainsi le générateur à courant alternatif qui permettra la production d’électricité dans le monde. Il a imaginé un moteur élégant et simple, révolutionnaire pour l’époque, qui consistait en un champ magnétique rotatif produisant des courants alternatifs hors phase l’un par rapport à l’autre. Jusqu’alors, la distribution de l’énergie électrique s’effectuait par le courant continu développé par Thomas Edison, pour qui N. Tesla avait travaillé à son arrivée en Amérique. Alors que T. Edison avait rompu sa part du contrat de manière assez malhonnête, il a quitté son emploi et poursuivi sa carrière en développant son système supérieur de courant alternatif avec le soutien et l’investissement d’un autre industriel, George Westinghouse. T. Edison, rancunier, essaya d’entraver le développement de cette nouvelle forme de production d’énergie, mais le courant alternatif, système plus efficace et fiable, a finalement gagné la bataille. La suite appartient à l’histoire.

Nikola Tesla circa 1890 (Photograph: Napoleon Sarony, Wikimedia Commons)

Transmission divine

N. Tesla était sans aucun doute un scientifique/inventeur peu orthodoxe, peut-être le premier en son genre en matière de nouvelles technologies, bien qu’à l’origine le développement de cette technologie particulière dans l’histoire de l’humanité soit dû aux travaux du chimiste et physicien Michel Faraday. Dans les années 1830, celui-ci découvrit les lois de l’induction électromagnétique et inventa donc les tout premiers moteurs, dynamos et transformateurs électriques sans lesquels les plus récentes recherches autour de l’énergie libre n’auraient pu exister, de même que le monde moderne tel que nous le connaissons.

Au regard de la découverte considérable de M. Faraday, le livre de Murdo MacDonald Bayne Beyond the Himalayas (Aux confins des Himalayas, – traduction Pierre Cocheril) apporte un éclairage intéressant, plus ésotérique, sur l’importance et la véritable signification de l’électromagnétisme. Dans ce livre, MacDonald Bayne, relate une des nombreuses conversations révélatrices qu’il eut avec un enseignant érudit nommé Geshi Rimpoché lors de son voyage à travers le Tibet. Celui-ci explique : « Le rythme parfait est comme le flux et le reflux de la marée, rien ne peut résister à sa puissance tranquille et régulière. Car au sein du rythme parfait réside la Créativité Infinie. Le Créateur et sa Création sont Un, non séparés, car nous ne sommes en aucune manière séparés du rythme de l’Intelligence Divine qui s’exprime. 

Le rythme parfait s’écoule à travers et sur la Terre du nord au sud, polarisé par le soleil et la lune, se levant à l’est et se couchant à l’ouest.

Cette force devient à présent électromagnétique ; elle maintient la Terre sur son axe et retient tout sur elle par la puissance de son attraction magnétique. Si cette force cessait d’exister, d’autres courants magnétiques attireraient la Terre à une vitesse tellement puissante qu’elle se briserait en la poussière cosmique de laquelle elle a surgi. Dans cette force électromagnétique demeure le secret de grandes découvertes.

En effet, la totalité de l’éther est magnétisée par des vagues électromagnétiques permettant au monde entier d’entendre et de sentir simultanément la station de radio divine.

Nous sommes ici sur le toit du monde, le centre comme on pourrait l’appeler, et à l’aide de nos pensées fortement imprégnées de l’Amour de Dieu, nous pouvons aider le monde en nous accordant au rythme de l’Univers qui émane du Cœur de Dieu. »

Revenons à N. Tesla et à sa manière inhabituelle de voir le monde. En 1893, de même que  MacDonald. Bayne rencontra de grands enseignants au Tibet, N. Tesla fut présenté à Swami Vivekananda, célèbre enseignant indien, qui était à l’époque en tournée en Amérique pour enseigner la philosophie universelle du Vedanta. Ils se rencontrèrent par la suite à plusieurs reprises. Ces rencontres amenèrent un profond échange d’idées entre les deux hommes, et pour N. Tesla une compréhension de la philosophie védique qui lui permit de développer sa perception de ce que nous appelons aujourd’hui l’énergie libre et qu’il appelait alors l’énergie rayonnante.

Swami Vivekananda (Photograph: Manjappabg, Wikimedia Commons)

N. Tesla utilisait parfois des termes sanskrits dans ses écrits scientifiques, ce qui ne ressemblait pas à la procédure habituelle des scientifiques de l’époque. En 1907, un article intitulé « Le plus grand accomplissement de l’homme »stipulait : « Il y a longtemps, les êtres humains reconnaissaient que toute la matière perceptible provient d’une substance primordiale, une ténuité inconcevable qui remplit tout l’espace, nommée Akasha ou éther lumineux, sur laquelle agit le Prana donneur de vie, force créatrice amenant à l’existence en cycles sans fin, toutes choses et phénomènes. La substance primordiale, projetée dans des tourbillons infinitésimaux d’une prodigieuse vélocité devient de la matière brute ; la force se retirant, le mouvement cesse et la matière disparait, retournant à la substance primordiale. »

En fait, le président de l’International Tesla Society, Toby Grotz, ingénieur en électricité qui étudiait également les Vedas, a écrit un livre intitulé « The Influence of Vedic Philosophy on Nikola Tesla’sUnderstanding of Free Energy » (L’influence de la philosophie védique sur la compréhension de l’énergie libre par Nikola Tesla).En étudiant les Vedas, T. Grotz comprit que la demi-période de 13 000 ans de l’« horloge cosmique » du zodiaque touche à sa fin et que notre période actuelle de chaos peut être une entrée dans un nouvel âge d’or d’harmonie, amenant de grands changements et le développement d’extraordinaires technologies. Nikola Tesla était assurément en première ligne de cette nouvelle ère, en même temps que l’arrivée des savoir-faire extraterrestres que représentent les Ovnis.

Swami Vivekananda et N.Tesla (assis à sa gauche )

Les rouages de la Nature

Au tout début du XXᵉ siècle, N. Tesla travaillait sur son émetteur amplificateur, la célèbre tour de transmission Wardenclyffe de Long Island dans l’État de New York, qui allait devenir sa prochaine grande invention après celle du courant alternatif, capable de transformer la manière de générer l’électricité dans le futur. La tour pouvait être chargée d’un volume incroyable de 30 millions de volts à l’aide d’un simple appareil. Cependant, son système futuriste était  toutefois non pas un générateur, mais plutôt un receveur destiné à amplifier la puissance électrique collectée pour la retransmettre ensuite sans câble. Malheureusement son invention n’a pas pu être réalisée, son principal soutien financier, J.P. Morgan, ayant cessé tout financement du projet en réalisant que le système ne pouvait pas être mesuré et donc impossible à facturer. N. Tesla tomba ensuite en disgrâce, y compris auprès de certains éléments influents de la communauté scientifique, qui considéraient ses propositions comme « excentriques » et son travail comme celui d’un « illuminé », dénigrant ses réalisations précédentes.

Il continua à travailler de façon indépendante, en dépit de moyens financiers restreints, et il réussit à maitriser l’énergie rayonnante. Il utilisa cette forme d’énergie avec un circuit électronique spécial pour alimenter une voiture qu’il nomma the Pierce Arrow (la flèche percée), bien que ceci soit une légende controversée en raison de l’incapacité des chercheurs à trouver une quelconque preuve matérielle du véhicule. Il y a néanmoins une preuve récente confirmée par un « établissement allemand spécialisé inventions » dont le dirigeant de l’époque, Heinrich Jebens, avait rencontré N. Tesla lors d’une visite aux États-Unis dans les années 1920. Selon les propres notes de H. Jebens, le célèbre inventeur lui fit faire un tour, dans le plus grand secret, dans la nouvelle Pierce-Arrow. Un appareil alimentait le véhicule, qui était, comme le décrit H. Jebens, un des brevets précédents de Tesla sur l’énergie éthérique. Il mentionne également que le véhicule, étrangement, n’avait ni moteur ni réservoir à essence. Cette « voiture électronique » (avant même que celles-ci n’existent), capable de fonctionner avec l’énergie éthérique, est en accord avec la prédiction faite par le jeune étudiant N. Tesla à Budapest en Hongrie, avant qu’il n’émigre en Amérique. Il déclara : « Avant même que plusieurs générations ne se succèdent, nos machines seront alimentées par une puissance obtenue à partir de n’importe quel point de l’univers […] il y a de l’énergie d’un bout à l’autre de l’espace […] ce n’est qu’une question de temps avant que les hommes ne réussissent à relier leurs machines aux rouages mêmes de l’univers. »

(La deuxième partie sera publiée sur ce site en mars)

Auteur : Douglas Griffin, collaborateur de Share International résidant à Londres (Royaume-Uni).
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()