Partage international no 185 – février 2004
par Un collaborateur de Maitreya
Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs, de la communauté de Londres, les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.
Lorsqu’un bébé pleure trop longtemps, sa mère s’approche de lui et le réconforte. A ceux qui pleurent, je fais entrevoir des signes. Cependant, le bonheur qui en découle n’est que momentané.
L’instant du plus grand bonheur est celui où vous me percevez dans votre cœur. [Partage international, avril 1989]
Les êtres humains recherchent un bonheur analogue à celui qu’ils ont connu dans le sein de leur mère. Vous trouverez le bonheur lorsque vous comprendrez que le Tout-Puissant est avec vous en permanence. Ainsi, vous connaîtrez la liberté intérieure. Il n’y a alors plus de place pour le chagrin, l’avidité et la colère. [juillet/août 1990]
Maitreya nous conseille : « Ne cherchez pas à me rendre heureux, rendez-vous heureux vous-mêmes. C’est de cette manière que vous me rendrez heureux. Prendre soin de soi-même, c’est prendre soin de moi. » [Mai 1991]
Selon Maitreya, on ne devrait effectuer aucune tentative consciente de « trouver » Dieu, parce que si nous sommes honnêtes, sincères et détachés, la porte s’ouvre.
Maitreya a déclaré : « Vous évoluez par la conscience. Seul le seigneur peut accélérer le rythme.
Tout ce qui vous est donné est à vous. Ne permettez pas que cela soit perturbé. La conscience est divine tant qu’elle ne subit pas d’interférence. Mais dès qu’on la manipule, elle n’est plus divine. Vous n’avez pas à me faire plaisir. Rendez votre Soi heureux, et je serai content de vous. » [Décembre 1990]
[A l’époque de l’effondrement de l’Union soviétique.] L’Union soviétique fait aujourd’hui face à une recrudescence de la corruption, du chaos et de la confusion, situation qui, pour l’essentiel, n’a pas été rapportée par les médias. Le peuple est actuellement libéré du joug du passé grâce à la politique d’ouverture. Cette politique équivaut pourtant à laisser sortir un serpent venimeux de son panier.
La véritable ouverture ne consiste pas à essayer de copier l’Occident. Une plus grande démocratie vous rend-elle plus heureux ? Y a-t-il moins de violence et de confusion ? Le véritable bonheur ne réside ni dans la démocratie, ni dans le communisme, mais dans une conscience, dans un état de vigilance, libéré de toute idéologie. [Mai 1989]
La société humaine de demain sera bâtie sur le concept d’équilibre entre l’environnement et l’énergie. Il en sera de même pour la politique. Le Maître a annoncé que c’en était fini de tous ceux qui se prêtent à la création de divisions dans la vie et dans la politique. « J’ai débranché la prise. Il ne reste plus d’énergie là-dedans », a affirmé le Maître.
Les jours sont comptés pour les médias qui cachent la vérité et dissimulent la corruption et les scandales politiques, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Dorénavant, les médias seront ouverts et étaleront au grand jour la corruption et le chaos qui règnent dans les sphères politiques et judiciaires. Le Maître affirme que le fonctionnement du pouvoir judiciaire doit être régi par la constitution. Il doit en faire partie intégrante. Il doit également répondre de ses décisions de manière appropriée.
« Désormais, si vous voulez être heureux, assurez-vous que votre voisin le soit aussi. Si vous êtes riche et qu’il est pauvre, alors partagez avec lui. » [Décembre 1989]
La trahison
L’idée que les hommes politiques sont « les maîtres de l’univers » touche à sa fin. Les politiciens se rendent maintenant compte que le bonheur et la sécurité de la société passent par le respect de la volonté du peuple. […] Trahir la volonté du peuple met en action un dangereux processus. Lorsque vous trahissez quelqu’un, un mouvement de recul s’opère en vous. Le Soi se retire alors du mental, de l’esprit* et du corps. Ce retrait, extrêmement destructeur, conduit à un état de tension nerveuse et, dans des cas extrêmes, au suicide ou au meurtre.
Croire de manière dogmatique aux forces du marché, c’est croire en des forces de destruction qui sont telles un serpent aveugle qu’on aurait laissé s’échapper. Les forces du marché divisent : elles rendront certains heureux, d’autres malheureux. Une telle situation engendre la contradiction et le chaos. [Juin 1989]
Le passé
[A l’époque de l’effondrement de l’Union soviétique.] Il est très important d’établir clairement que les nations ne doivent pas se séparer en s’abritant sous le parapluie de la liberté. M. Gorbatchev a libéré le serpent de la liberté, et maintenant il doit utiliser le bâton soit pour le remettre dans le panier, soit pour le tuer. Les gens ont été mal inspirés de tenter de s’emparer de la liberté. Si vous essayez de vous emparer de la liberté, vous serez mordu, tout comme vous le seriez avec un serpent.
Certains essayent de ressusciter le passé et de le faire revivre dans le présent, mais cela est impossible. Le collaborateur de Maitreya s’est servi d’un exemple pour illustrer son propos. La situation est comparable, a-t-il expliqué, à celle d’une personne qui parvient à se souvenir de son existence précédente. Elle peut se souvenir des endroits où autrefois, enfant, elle a joué, décrire sa maison, ses parents, sa veuve. Cependant, pourquoi ne peut-elle revenir en arrière et revendiquer la vie qu’elle avait ou la personne qu’elle était ? Tout simplement à cause de la naissance. C’est la barrière existant entre nos différentes vies. Une fois cette porte franchie, le passé est derrière nous et ne nous appartient plus.
Il en va de même avec les nations. Elles ne peuvent revenir en arrière dans l’histoire et dissoudre les années écoulées. La création, c’est-à-dire l’existence, s’équilibre en nettoyant le passé, comme on éponge une ardoise, offrant alors la possibilité d’écrire de nouvelles expériences.
Tenter de vivre dans le passé détruit la liberté, ne la confère en rien. Vivez dans le présent et regardez vers le futur, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Nous pouvons parfois regarder le passé, comme à travers une fenêtre, mais nous ne pouvons le revendiquer. La liberté ne peut être expérimentée tant que nous sommes prisonniers du conditionnement du mental, de l’esprit et du corps. Seul le Soi peut connaître la liberté. Croyez-vous vraiment qu’un prisonnier puisse apprécier la liberté alors qu’il est encore en prison ? [Mai 1990]
La mort et le détachement
La vie dans l’univers est absolue. Dans la création, elle est toujours relative. C’est la raison pour laquelle les individus ne devraient pas pleurer face à la mort, qui n’est ni horrible ni effrayante. Leurs amis, les êtres qui leur sont chers, sont simplement retournés dans leur patrie. Les ouvrages que des écrivains ont rédigés, en étant un canal de l’information transmise, montrent que le message concernant la vie après la mort est en passe d’être reçu par l’humanité. [Juin 1989]
Maitreya dit : « Je viens à la onzième heure pour sauver mes étincelles de vie. Les étincelles de vie sont tout et chaque Soi individuel. Si quelqu’un a des soucis et s’il est un de mes disciples, je viens le consoler et le guider. » (« Mon disciple », c’est celui qui met en pratique l’enseignement.)
« La mort est également la onzième heure. Cela vous fait-il mal lorsque vous quittez vos vêtements ? Lorsque vous quitterez votre corps, cela ne vous fera pas plus de mal. Vous paniquerez peut-être. Ce sera votre onzième heure. A ce moment-là, tout s’arrête. Je suis avec chacun de vous à sa onzième heure.
J’aide l’assassin et celui qui est assassiné. Je procure à tous les deux des expériences. Lorsque Jésus était sur la croix, Je me tenais à côté du crucifié et de celui qui crucifiait à la onzième heure. Lorsque Jésus s’en rendit compte, Il dit : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Dans la victoire et dans la défaite, je suis avec vous. A l’approche de la mort, vous faites l’expérience d’une sorte de solitude, comme si les choses s’en allaient de vous. A ce moment-là, je vous aide à être détaché. » [Sept. 1989]
Maitreya a déclaré : « Observez le mental, l’esprit et le corps d’un petit bébé, qui est honnête, sincère et détaché. Le bébé, dans son innocence, aime aller partout, sans peur. Chacun d’entre nous est passé par cet état d’intrépidité.
Dans la vie adulte, on devient conscient, grâce à la connaissance et à la sagesse qu’en devenant égoïste durant le processus de lutte entre le bien et le mal, le juste et le faux, l’ombre de la peur s’abat sur soi. Mais si l’on reste détaché et humble, on est exempt de cette ombre de crainte.
Maitreya dit : « L’Etre Suprême est au-delà du mental, de l’esprit et du corps. C’est la conscience qui permet au Soi de faire l’expérience de l’Etre Suprême et du Devenir du Seigneur. La conscience ne peut être individualisée. La conscience embrasse l’Etre Suprême et le Devenir de l’Etre Suprême, et grâce à la conscience, le Soi fait l’expérience de l’équilibre. La discipline de l’équilibre est engendrée et entretenue par le détachement.
Qu’arrive-t-il à celui qui, au moment de la mort, croit ardemment en une idéologie particulière ? Sur un lit de mort, on laisse tout derrière soi. A ce moment-là, la discipline du détachement agit sur le mental, l’esprit et le corps. Aussi le détachement est-il un facteur très significatif de la vie. Invitez les politiciens, les philosophes et les scientifiques à répondre à la question suivante : le détachement a-t-il une importance dans la vie ? Et si c’est le cas, pour-quoi conditionnez-vous les individus avec des idéologies, ne créant ainsi rien d’autre que la confusion ? » [Septembre 1989]
Les spirites, qui pensent pouvoir entrer en contact avec les morts, en sont un exemple. Selon Maitreya, ces prétendus médiums « se branchent » sur des vibrations qui appartiennent encore au domaine du mental, de l’esprit et du corps.
Maitreya demande : « Où se trouve le Soi du défunt ? » Il n’habite plus le corps, qui a été incinéré ou enterré, ni le mental, que le Soi expérimenta comme un temple du Seigneur pour un laps de temps déterminé. Le Soi ne peut pas davantage être identifié au pouvoir (l’esprit), qu’il expérimenta également comme un temple du Seigneur. Maitreya déclare : « Aucun spirite ne peut rappeler le Soi. » Puisque l’être humain est le Soi, qui le médium pourrait-il rappeler ? Seul un Maître peut rappeler le Soi, en de rares occasions dictées par la loi spirituelle. [Déc. 1988]
Qu’est-ce que la haine ? Le Soi n’aime pas le fardeau de tout le conditionnement accumulé dans le corps mental. L’esprit incite alors le Soi aux karmas (les comportements conditionnés). Le Soi perd alors la direction, l’équilibre, la conscience et le détachement. Le Soi « vieillit » dans cet état de conditionnement connu comme la naissance et la mort. Au moment de la mort, le Soi se libère du corps physique, ensuite du corps mental, et demeure dans une certaine forme du corps spirituel. Ce cycle de la naissance et de la mort se poursuit jusqu’à ce que le Seigneur lui-même « ouvre la porte du ciel ». Maitreya dit : « Il n’existe pas de ciel dans le mental, l’esprit et le corps. Le ciel se trouve au-delà du mental, de l’esprit et du corps. Il se trouve dans l’Etre Suprême. » [Septembre 1990]
Auteur : Un collaborateur de Maitreya,
Thématiques : politique, sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Les enseignements de Maitreya ()
