L’augmentation des inégalités dans le monde

Partage international no 164avril 2002

« Là où les forces du marché constituent la seule priorité, l’inégalité est certaine et l’injustice en résulte. » [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II]

Selon une récente étude de la Banque mondiale, 1 % de la population la plus aisée (soit 50 millions de foyers) dispose d’un revenu annuel moyen de 24 000 dollars, soit davantage que le revenu cumulé des 60 % les plus pauvres (2,7 milliards de ménages).

Les informations sur l’accroissement des inégalités dans le monde continuent à alimenter les craintes concernant l’impact de la mondialisation sur les catégories les plus défavorisées. D’après l’économiste Branko Milanovic, les inégalités augmentent rapidement. Il estime à 5% leur progression pour la période 1993-1998, un taux équivalent à celui qu’a connu la Grande-Bretagne durant l’ère Thatcher.

Jusqu’à présent, les études se limitaient à comparer les revenus moyens d’un pays à l’autre. Mais cette nouvelle étude démontre que l’écart entre riches et pauvres est beaucoup plus important qu’on ne l’avait réalisé. Pour la première fois, elle offre une comparaison entre les revenus des foyers de tous les pays, s’appuyant sur une série d’enquêtes qui couvrent 84 % de la population mondiale et 93 % du revenu mondial.

Cette étude montre que la principale source d’inégalités provient de la différence entre les revenus moyens au sein des cinq économies dominantes (les Etats Unis, le Japon, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne) et ceux des régions rurales démunies de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique. Toutefois, l’écart grandissant qui existe entre les zones urbaines et rurales en Chine constitue également l’un des facteurs prépondérants du développement des inégalités.

Au cours de la période quinquennale sur laquelle a porté l’étude, le revenu mondial réel per capita a augmenté de 5,7 %. Toutefois, l’analyse de la répartition des revenus révèle que le segment des 20 % les plus riches a vu ses ressources croître de 12 %, tandis qu’au bas de l’échelle, les revenus des 5 % les plus modestes s’effritaient de 25 %. Dans deux régions du monde cette baisse est encore plus accentuée. Il s’agit de l’Europe orientale et de l’ancienne Union soviétique, où les revenus ont régressé de manière dramatique après la fin du communisme, ainsi que de l’Afrique sub-saharienne où guerres, famines et épidémies ont fait chuter la production économique.

L’étude met de surcroît en lumière la faiblesse de la classe moyenne à l’échelle mondiale. Sur l’échelle des revenus, la plupart des foyers se classent soit dans la partie basse, soit dans la partie la plus haute.

L’étendue des écarts entre riches et pauvres (84 % de la population mondiale ne reçoit que 16 % du revenu disponible) a fait grandir un sentiment d’inquiétude depuis que le monde a été confronté à la menace d’actions terroristes orchestrées par des groupes localisés dans certains des pays les plus pauvres. En même temps, l’extension des réseaux de communication internationaux pourrait bien contribuer à rendre ces écarts de revenus (les 10 % les plus riches percevant 114 fois le revenu des 10 % les plus pauvres) difficiles à maintenir.


Sources : BBC News Online, G.-B.
Thématiques : Société, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)