L’article suivant est issu de conférences données par Benjamin Creme en 1993, lors des rencontres annuelles de méditation de transmission de San Francisco (E.-U.) et de Kerkrade (Pays-Bas), ainsi que des questions-réponses qui ont suivi.
Q. Pouvez-vous expliquer davantage le rapport entre l’antahkarana de groupe et l’antahkarana individuel ? Quelle relation y a-t-il entre l’aspect vertical de l’antahkarana, c’est-à-dire le lien entre l’âme et la personnalité, et l’aspect horizontal, c’est-à-dire les liens avec les différents aspects de la vie ? En quoi consiste cette relation ? Comment agit-elle ?
R. Plus vous êtes proche de l’âme, plus vous vous identifiez à elle. Plus l’âme intervient dans la vie d’un individu, plus les fils ou courants de conscience émanant du centre vers la périphérie sont nombreux. Ils se déploient dans toutes les directions.
Un disciple se reconnaît à sa maîtrise de l’environnement. Par environnement, je n’entends pas seulement l’air, l’eau et la terre, mais l’environnement général du disciple. Ce dernier démontre sa maîtrise de l’environnement par sa capacité à travailler correctement, à gagner sa vie, à s’occuper de sa famille, à élever ses enfants, à entretenir des relations correctes et harmonieuses avec autrui. Telles sont les caractéristiques du véritable disciple, qui maîtrise tous ces aspects de la vie, et principalement sa vie relationnelle ; ses relations avec son mari ou sa femme, ses enfants, ses amis, la société et le monde en général, et qu’il entretient de manière aussi juste que possible.
L’initié se reconnaît à l’étendue de son travail, à l’impact de sa conscience. Par initié, j’entends l’initié du 3edegré, car c’est le sens que les Maîtres donnent à ce mot. L’initié est celui qui possède non seulement la maîtrise de son environnement, mais qui a également un impact sur la vie de son époque. Le degré de conscience de cet initié se mesure à l’étendue de ses activités créatives et à la portée — occasionnellement pour le mal — de leur impact.
Ce sont là les courants ou fils de conscience émis par l’initié. Plus l’initié est imprégné de l’énergie et de la nature de l’âme, plus il devient lui-même l’âme, plus ces fils se déploient dans toutes les directions. L’impact d’une telle vie ne cesse de croître. C’est pourquoi les plus grandes figures de notre histoire sont toujours des initiés. Ils sont à l’origine de la forme-pensée, de la conscience d’une époque. Ce sont les grands penseurs, prédicateurs, enseignants, musiciens, artistes, philosophes, dirigeants, inventeurs, scientifiques — de grands êtres créateurs, infusés par l’âme.
Plus cette imprégnation par l’âme est grande, plus nombreux sont les courants ou fils qui sont émis vers le monde, et plus grand est l’impact magnétique de cette vie sur son époque. L’initié a la capacité de donner une grande portée à son travail et à sa vie, une portée mondiale même, comme c’est le cas d’Abraham Lincoln par exemple. Abraham Lincoln a personnifié la conscience de l’initié et l’a traduite en mots qui incarnaient les aspirations d’une nation — et d’une certaine façon celles des hommes du monde entier, qui ont subi l’influence de la conscience d’Abraham Lincoln — qu’ils aient entendu parler de lui ou non. C’est ce que j’entends par émettre des fils de conscience dans toutes les directions. L’activité d’un tel individu touche de plus en plus de gens. Des vies sont transformées au contact d’une telle personnalité ou de ses créations. C’est ce qui caractérise un initié. Voilà ce que j’entends par des liens horizontaux entre différents aspects de la vie.
Q. Le réseau mondial de communication, qui nous fait prendre conscience de l’existence d’autres personnes et de leurs problèmes, représente-t-il le début de la construction de l’antahkarana mondial ?
R. Oui. C’est l’extériorisation d’une prise de conscience intérieure. Ce système de communication réunit l’humanité de façon très réelle et fait partie de cette prise de conscience progressive. L’antahkarana n’est rien d’autre qu’un état de conscience, la conscience de l’interconnexion de toute vie, de tous les aspects de la vie, de tous les êtres en tant que parties d’un seul tout. Réunir l’humanité sur le plan physique est donc le rôle essentiel du réseau mondial de communication, et le reflet d’une réalité intérieure.
Q. La venue des Maîtres dans le monde affectera-t-elle la construction de l’antahkarana de l’humanité ?
R. Evidement. Si l’antahkarana de l’humanité doit finalement être créé, il ne peut l’être que consciemment. Et ce processus ne peut devenir conscient que grâce à un enseignement. Celui-ci viendra des Maîtres et de leurs disciples. Cela ne signifie pas nécessairement que les Maîtres dévoileront tout sur l’antahkarana sur toutes les stations de radio, mais qu’un ensemble d’enseignements sera donné, qui suffira à ceux qui seront prêts à le recevoir — comme cela a toujours été le cas dans le passé. Cela ne changera rien, excepté que cet enseignement sera exotérique, et non plus ésotérique. Lorsqu’elle y a été prête, l’humanité n’a jamais été privée d’informations, de connaissances, ni d’enseignements. Partout où des groupes ou des individus ont été prêts à recevoir un enseignement, cet enseignement leur a été transmis. Si cet enseignement n’est pas absorbé par certains groupes, c’est qu’ils n’y sont pas prêts.
Combien de personnes, par exemple, lisent les livres d’Alice Bailey ? Très, très peu, par rapport à la population mondiale. Qui lit les enseignements de l’Agni Yoga ou les écrits de H. P. Blavatsky ? Une infime minorité. La grande majorité des gens n’y est pas prête. Vous ne pouvez absorber ce à quoi, en termes de conscience, vous n’êtes pas prêts. Ce qui se ressemble s’assemble. Lorsque la conscience est ouverte et perméable à la vérité, cette vérité est révélée. Cette vérité, bien sûr, est toujours relative.
Les gens s’imaginent que lorsqu’ils ont lu les enseignements d’Alice Bailey ils connaissent le fin mot du sujet. Ce n’est pas du tout le cas. Le Maître D.K., qui a transmis ces enseignements, affirme qu’ils serviront aux disciples de ce temps et à ceux qui s’incarneront au cours des prochaines années, et ce jusque vers la moitié du XXIesiècle. D’ici-là, tout ce qui semble actuellement si difficile et si ésotérique sera devenu beaucoup plus exotérique, grâce à la présence et au travail de la Hiérarchie des Maîtres dans le monde. Les gens connaîtront l’existence des Maîtres, et leurs disciples auront pour tâche de répandre l’enseignement pouvant être absorbé.
L’enseignement sur la nature de l’antahkarana, sur sa fonction, sur la manière de l’utiliser et de le créer, sera connu. Il sera transmis par étapes, à mesure que des groupes s’équiperont pour l’utiliser — le mot clé ici est « s’équiperont », « lorsque les groupes s’équiperont ». La pratique de la méditation de transmission est un véritable cadeau, parce que ce groupe dispose d’une méthode, créée pour lui par les Maîtres, qui est en fait la méthode pour construire l’antahkarana. Le travail est fait pour vous.
Certains pensent : « J’aimerais qu’il nous donne un livret avec le mode d’emploi exact. Je veux acquérir cette maîtrise. Pourquoi ne nous donne-t-il pas un livre, ou du moins un livret ? » Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je ne fournis ni livre ni livret. La principale, est que les gens ne s’équipent pas eux-mêmes pour recevoir l’information. Dès que l’humanité se sera équipée pour recevoir cette information, celle-ci lui sera donnée. C’est toujours le cas. C’est une loi : la demande crée l’offre.
Q. Peut-être à cause du sens qui leur est généralement donné, certains termes, comme « racial », dans « une approche raciale de la Déité », et « blanche » comme dans « la Grande Fraternité blanche », pourraient provoquer un certain malaise. Pouvez-vous expliquer comment ces termes correspondent avec la notion d’humanité une ?
R. A mes yeux, tout cela est simplement ridicule — je m’excuse, mais c’est ainsi que cela m’apparaît. Quand je parle d’une « approche raciale de la Déité », je ne pense pas à une race en particulier, par exemple à la race asiatique, occidentale, blanche ou noire ; je n’emploie pas le mot « race » dans ce sens-là. Par race j’entends la race humaine, l’ensemble des hommes, quelle que soit leur couleur.
Allons-nous bannir les couleurs : le blanc, le rouge, le jaune, le bleu, le vert, le noir ? Allons-nous arrêter de parler de blanc ou de noir ? C’est ridicule. C’est amener la discordance raciale à un point de totale absurdité. Bien sûr qu’il existe une discordance raciale fondée sur la couleur et les préjugés, mais les préjugés sur la couleur, de même que les préjugés de toutes sortes, sont appelés à disparaître très bientôt. Ils disparaîtront dans la nouvelle conscience qui deviendra celle de l’humanité — c’est-à-dire par la découverte de notre véritable identité et du fait que nous sommes tous des Enfants de Dieu. Nous allons acquérir une conscience tout à fait nouvelle des rapports entre nous, et nous en viendrons à ne plus prêter aucune attention à la couleur. Il y aura encore des hommes blancs, des hommes noirs, des hommes à la peau jaune, rougeâtre ou brune, mais nous n’y attacherons plus aucune importance. Il n’y aura plus de préjugés concernant la couleur, ni même de préjugés sur les préjugés concernant la couleur. Le simple fait de parler de préjugés sur la couleur exprime un préjugé sur la couleur. Si vous ne voyez pas de différence, il n’y a pas de différence ; il n’y que diversité. Seule la diversité importe. Permettons à toute la diversité possible de s’épanouir dans le monde, mais sachons voir l’unité sous-jacente. C’est la voie vers la tolérance et vers une vie plus riche — et la fin de questions aussi stupides.
L’éducation
Q. Vous avez parlé d’une éducation dans le nouvel âge, fondée sur la science de l’antahkarana. Comment pouvons-nous y préparer maintenant les enfants ?
R. Il vous est absolument impossible de commencer à montrer aux enfants d’aujourd’hui comment construire l’antahkarana. Contentez-vous de les aimer et de leur permettre de vivre leur propre vie. Le temps viendra où l’on connaîtra leur degré d’évolution et leur structure de rayons. Par « enfants », nous n’entendons pas ici de très jeunes enfants, mais des adolescents et de jeunes adultes entre 15 et 28 ans. La construction de l’antahkarana est un processus mental conscient, ce qui implique que les enfants devront avoir atteint un certain âge avant de pouvoir même l’entreprendre. Quinze ans est l’âge minimum auquel on peut commencer à utiliser consciemment le mental pour construire l’antahkarana — des âmes plus avancées peuvent cependant faire exception à cette norme.
Les initiés commenceront d’abord par créer de nouveaux concepts éducatifs favorisant la construction de l’antahkarana. Cela prendra évidemment un certain temps.
Q. Comment, en tant que partie intégrante de l’éducation dans le nouvel âge, les rayons et le niveau d’évolution des jeunes gens seront-ils connus avec certitude, et qui leur enseignera la science de l’antahkarana ?
R. La réponse est que les Maîtres seront dans le monde, et qu’ils formeront leurs disciples à déterminer de façon certaine les structures personnelles de rayons. Les gens auront alors des enfants dans le but de fournir des véhicules à des âmes venant en incarnation ; la structure de rayons, le niveau d’évolution et la construction de l’antahkarana seront enseignés de manière scientifique.
Q. Voudriez-vous en dire davantage sur l’élaboration de la nouvelle civilisation ?
R. Elle sera le résultat de la transformation, dans l’humanité, du sens de qui nous sommes : le développement du sens de notre interdépendance et une répartition adéquate de l’énergie de Volonté — notamment de la Volonté de Bien, qui crée les justes relations humaines.
La prochaine avancée de l’humanité, prédestinée et planifiée, sera de créer une nouvelle civilisation, fondée sur de justes relations. Cela affectera tous les plans : le politique, les relations internationales, le social, le scientifique, le culturel, l’éducatif, etc. L’éducation des jeunes se poursuivra finalement de façon très systématique. La science de l’antahkarana deviendra partie intégrante de la nouvelle éducation, laquelle créera la culture dont est issue toute civilisation.
La culture ne se crée pas, comme une couronne, au sommet d’une civilisation. La culture se crée par le travail des disciples et des initiés présents dans le monde : c’est à partir de leurs idées et de leurs idéaux que se construit une civilisation. Les gens d’idées sont les initiés et les disciples du Royaume de Dieu, de la Hiérarchie. Ce sont eux qui accomplissent le travail initial de promouvoir les idées et les idéaux qui s’incarneront, descendront progressivement jusqu’au niveau des institutions éducatives, etc. ; c’est ainsi que se crée une nouvelle civilisation. Et cela peut se produire sur une période de temps relativement courte.
Si nous pouvions voir le développement scientifique, éducatif et religieux de l’âge qui vient, nous nous demanderions : « Comment est-il possible d’amener l’humanité actuelle à un tel niveau ? » Mais si vous y réfléchissez, nous acceptons aujourd’hui comme allant de soi des idées et des concepts qui auraient été inimaginables il y a 150 ans, qui n’auraient jamais effleuré l’esprit de personne, à l’exception des penseurs les plus avancés. Tout ce que nous savons, et ce dont nous discutons aujourd’hui est relativement récent ; ainsi en sera-t-il des concepts, des idées et des relations humaines, qui seront ceux du nouvel âge. Les 150 prochaines années verront se produire dans ces domaines des transformations qui ébranleraient l’imagination de quiconque aujourd’hui. Lorsque vous vous réincarnerez, vous trouverez un monde différent, non seulement sur le plan extérieur — politique et économique — mais sur le plan intérieur, l’humanité en étant à un point où une multitude de personnes travaillera consciemment à la création de l’antahkarana, ce pont entre la personnalité et l’âme. L’idée scientifique d’interconnexion sera si profondément ancrée grâce aux enseignements du Christ et des Maîtres, que la construction de l’antahkarana sera devenue l’idéal de chaque individu. Tous ces concepts, qui semblent actuellement si abstraits, seront profondément ancrés, sur le plan physique. L’arrivée de l’énergie du 7erayon et la présence du Christ et des Maîtres rendront cela possible.
La méditation de transmission
Q. La création de l’antahkarana d’un groupe de Transmission dépend-elle de la simultanéité des périodes d’alignement des membres du groupe ? Ces derniers doivent-ils être alignés simultanément pour que l’antahkarana d’un groupe de transmission puisse être créé ?
R. Si l’antahkarana du groupe dépendait vraiment de cette simultanéité, il ne serait jamais construit ! Ce n’est pas quelque chose qui vient et s’en va, même si j’ai pu le laisser croire. Une fois que l’antahkarana est construit, il est construit. C’est un processus continu, une conscience croissante. Je sais qu’au début l’alignement ne se fait pas toujours. Durant une Transmission, les gens sont alignés en moyenne trois ou quatre minutes par heure. Le reste du temps se passe soit à somnoler, soit à ruminer. La conscience n’est fixée nulle part. Cela n’a rien à voir avec la méditation, encore moins avec la méditation de transmission. Mais même pour les trois ou quatre minutes où l’individu moyen est aligné, l’ensemble du processus est si puissant, si scientifique, qu’il est néanmoins extrêmement bénéfique. Mais la simultanéité n’est pas nécessaire, car elle est pratiquement impossible.
Q. L’alignement et l’antahkarana sont-ils une seule et même chose ?
R. Il ne peut y avoir construction de l’antahkarana sans alignement, mais il serait faux de dire que l’alignement et l’antahkarana sont une seule et même chose. L’antahkarana est plus que l’alignement, bien qu’il n’en soit pas différent. L’alignement entre le cerveau physique et l’âme est la première étape primordiale, pour construire l’antahkarana. Cette construction est impossible sans alignement. Lorsque l’alignement est maintenu, et l’est de façon naturelle et permanente, vous pouvez être certains que l’antahkarana est en place. Vous aurez alors accès à l’âme ; votre intuition fonctionnera.
Q. Pour construire l’antahkarana, est-il vraiment indispensable de fixer son attention entre les sourcils (au centre ajna), pendant la méditation de transmission ?
R. Si ce n’était pas le cas, croyez-vous que nous l’affirmerions ? On vous demande de focaliser votre attention entre les sourcils, et c’est ce qu’il faut faire. Le centre ajna est appelé à devenir le lieu de focalisation et de synthèse des énergies des chakras situés en dessous de lui. Il se reliera ensuite au chakra coronal, et enfin à celui de la gorge. C’est par ces trois chakras reliés que seront finalement reçues et distribuées les énergies provenant de la Monade, de l’âme et du corps éthérique, ce dernier agissant comme distributeur final de toutes ces énergies.
Q. Pourquoi est-il nécessaire de maintenir l’attention au chakra coronal lorsque vous êtes adombré par Maitreya ?
R. Parce que cela permet à Maitreya de nourrir spirituellement le groupe. L’énergie pénètre directement dans le lotus au sommet de la tête. Elle s’y maintient, puis est réfléchie vers le bas et émise vers le monde par les chakras du cœur et de la gorge. C’est ainsi que Maitreya distribue l’énergie. Celle-ci nourrit les pétales du chakra coronal — les pétales de la Connaissance, de l’Amour et les pétales intérieurs de la Volonté —, qui vibrent et accroissent leur activité à chaque adombrement. Parallèlement, Maitreya distribue l’énergie dans le monde, successivement par le centre ajna, le chakra de la gorge et celui du cœur (en quantités variables selon les individus). L’adombrement est donc à la fois un processus de nourrissement et une distribution scientifique d’énergie, comme c’est le cas pour toute méditation de transmission.
Q. Pourquoi, en dehors d’un adombrement, est-il dangereux de porter son attention sur le centre coronal ?
R. Ce n’est pas dangereux pour tous, mais ce l’est pour la plupart des gens. Comme je ne suis pas toujours présent pour indiquer pour qui c’est dangereux ou non, une règle générale a été donnée de maintenir l’attention au centre ajna.
Q. Les bénédictions que nous recevons (durant les Transmissions) nous transforment-elles, même si nous nous sommes endormis ?
R. Oui, les bénédictions transforment toute la personne. Elles proviennent du plan de l’âme et sont transmises aux âmes des individus — c’est ce en quoi consiste l’alignement, et c’est pourquoi vous devez rester alignés pendant la méditation de transmission. Le cerveau physique doit être aligné et relié directement et solidement à l’âme, sinon il y a absence de canal de communication.
De nombreuses personnes ruminent, même si elles ne dorment pas ; elles se trouvent dans une sorte d’engourdissement astral pendant une grande partie de la Transmission. C’est pourquoi la durée moyenne réelle de transmission est de trois minutes et demie par heure, et non de soixante. Si l’alignement était constant, la durée réelle de transmission serait de soixante minutes par heure. Il est par conséquent très important de maintenir cet alignement. La personne qui médite reçoit la bénédiction ; la personne est l’âme. Nous sommes des âmes, nous devons nous faire à cette idée — l’âme en incarnation est l’homme véritable. Notre personnalité, avec son triple corps, n’est qu’un simple mécanisme, un véhicule pour l’homme ou la femme véritable qu’est l’âme, et c’est l’âme qui reçoit la bénédiction. Cette bénédiction, bien sûr, agit sur les véhicules en stimulant la substance des corps physique, astral et mental, mais la véritable bénédiction est pour le Fils de Dieu en incarnation.
Q. Quelle différence y a-t-il entre l’adombrement de Maitreya pendant la méditation de transmission, le principe christique et la phase de la Transmission que vous annoncez par : « Voici le véritable Esprit du Christ » ?
R. Lorsque j’annonce : « Voici le véritable Esprit du Christ », c’est pour que vous sachiez que, dans la période qui suit, Maitreya va libérer ce que nous appelons le principe christique, l’énergie de la conscience même. C’est cette énergie qu’il personnifie. Nous l’appelons amour, et cette énergie s’écoule d’une façon très puissante durant cette phase. Elle s’écoule à d’autres moments durant la Transmission, peut-être même la plupart du temps, mais comme elle est associée à d’autres énergies, vous ne le reconnaissez pas. Pendant cette phase, Maitreya l’émet à l’état pur. C’est pourquoi, pour plusieurs, ce moment est le plus magique, le plus merveilleux de la Transmission. Ils ressentent cette merveilleuse énergie d’amour ; ils y baignent. C’est une énergie puissante, magnétique. Vous pouvez vous y baigner, la sentir vous envelopper ; vous flottez sur un océan d’amour — ce qu’elle est en réalité. C’est une merveilleuse expérience. C’est l’énergie de la conscience.
Le jour de Déclaration, cette énergie se répandra avec une puissance extraordinaire dans le cœur de chacun. Maitreya a annoncé : « Ce sera comme si j’étreignais le monde entier. Les gens le ressentiront même physiquement. C’est pourquoi nous disons que « l’amour fait tourner le monde ».
C’est littéralement l’amour qui fait tourner le monde, parce que l’amour est l’énergie de l’évolution. Sans cette énergie, il n’y aurait pas d’évolution. Il n’y aurait pas de désir, d’aspiration, de volonté d’aller plus haut — vers quoi ? Pourquoi l’humanité sait-elle qu’elle évolue ? Pourquoi l’humanité aspire-t-elle à s’améliorer ? Pourquoi y aspirons-nous aussi ? Sûrement pas parce que l’Eglise nous le demande, mais parce que notre âme nous le demande, dès que nous parvenons à un certain degré de contact conscient avec elle.
Q. Pourriez-vous évoquer la question de la courtoisie, de la considération entre personnes engagées dans le même travail. Nous sommes toujours étonnés du peu d’égards manifestés par les individus entre eux.
R. Il y a deux sortes de considération : la considération envers soi-même et celle envers les autres. Nous excellons tous dans la considération envers nous-mêmes, et faisons continuellement preuve de considération envers nous-mêmes. Devant chaque événement, nous nous demandons comment il va nous affecter. Cette action m’apportera-t-elle du bien-être ou de l’inconfort ? Comment parvenir à satisfaire mes désirs ? Comment obtenir ceci sans qu’il en paraisse ? Comment être le premier ? Comment arriver en tête de la file ? Mais si je fais telle chose, cela va me fatiguer ; donc je ne vais pas m’ennuyer avec cela. J’aimerais bien aider cette personne, mais je n’en ai pas envie ; je vais donc l’ignorer pour aujourd’hui. Ce sont des exemples de considération envers soi-même, et c’est notre façon habituelle de réagir.
Le problème, pour l’humanité, est que le chemin de l’évolution passe par le sacrifice de soi. Les gens détestent entendre parler de se sacrifier, c’est pourquoi ils ne le font pas. Mais si nous ne nous sacrifions pas, nous n’évoluons pas — c’est aussi simple que cela. Tout le monde veut évoluer, mais personne ne veut se sacrifier pour y parvenir. Qu’y a-t-il à sacrifier ? L’inférieur pour le supérieur ; l’égoïsme, la personnalité, le principe du désir pour la conscience, l’altruisme — ou le pardon — de l’âme. Le sacrifice de soi et le pardon sont une seule et même chose ; en pardonnant, nous faisons le sacrifice de nous-mêmes. Il se produit alors une érosion progressive de l’idée que nous sommes le centre de l’univers. La considération envers nous-mêmes, présente constamment en chacun de nous, résulte du sentiment que nous sommes au centre le l’univers, que l’univers tourne autour de nous, et qu’il n’existe en réalité que pour nous pour que nous puissions en tirer ce que nous voulons, ce que nous pensons que nous devrions avoir — même si ce n’est que momentané. C’est une expérience commune à chacun de nous ; elle a pour nom égoïsme, égotisme, recherche de la première place.
La considération envers les autres consiste à prêter attention aux autres, à considérer ce qu’ils veulent et, ne tenant pas compte de notre propre point de vue, à prendre en considération leurs besoins, leur travail, leur temps et leur énergie. Nous cherchons tous à imposer nos propres désirs aux autres, sans manifester aucune considération, aucun respect pour leur temps et leur énergie. Le temps et l’énergie sont les deux principaux domaines où les gens cherchent à s’imposer les uns aux autres.
Q. [1] Quel sera, en quelques mots, le message de Maitreya qui, grâce à sa conscience parfaite, provoquera des guérisons et convaincra le monde que l’Amour s’exprime à travers le Christ ? [2] Pourrions-nous tenir ce même langage envers nous-mêmes et envers les gens qui nous entourent, maintenant, sans attendre la venue de Maitreya ?
R. [1] En quelques mots : partagez et sauvez le monde. Tel est le message primordial de Maitreya. Les guérisons qui se produiront le jour de Déclaration ne seront pas le résultat du message de Maitreya, mais de son énergie et de sa volonté. [2] Essayez.
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : sagesse éternelle
Rubrique : Dossier ()
