Partage international no 10 – juin 1989
Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par Patricia Pitchon
11 mai 1989
L’européanisation — L’identité des nations est aussi sacrée que celle des individus. Lorsque le mental, l’esprit et le corps perdent leur centre de gravité, un effondrement s’ensuit. Il en va de même pour les nations. Lorsque le centre de gravité d’un pays se déplace vers un centre européen, une désorganisation s’ensuit.
L’avidité commerciale est l’un des principaux motifs de l’européanisation. Mais personne ne voudra céder son pouvoir. Le commerce continuera, mais les frontières nationales seront maintenues. Ceux qui tenteront de menacer la souveraineté nationale iront à l’échec.
Les troupes étrangères — Les pays dont les troupes se trouvent sur un territoire étranger devront les rapatrier. Il en sera ainsi au Liban, que les troupes syriennes quitteront. Ce processus s’appliquera également à d’autres nations, y compris les superpuissances.
L’OTAN — Selon Maitreya, l’OTAN tel que nous le connaissons aujourd’hui disparaîtra. Cette organisation n’est plus nécessaire. Elle ne correspond plus aux nécessités du moment.
Aucun pays ne déploiera plus ce genre de forces sur un territoire étranger car, cette fois-ci, il n’y aura plus de guerre mondiale. Il y aura encore des escarmouches, des conflits localisés, ce qui est différent d’une guerre mondiale.
Israël — Contre toute attente, l’armée israélienne se retirera de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza, et retournera dans sa patrie qu’elle sera prête à défendre. Lorsque ce retrait s’opérera, les politiciens bellicistes seront paralysés. La volonté du peuple d’Israël protégera et défendra Israël.
Yasser Arafat — Pourquoi le leader palestinien a-t-il radicalement modifié son approche de la situation ? Maitreya lui est apparu sous une forme qu’il était à même de reconnaître. Il lui a permis de voir que son devoir était de veiller aux intérêts de son peuple, et non pas à son idéologie. A partir du moment où il a commencé à agir dans ce sens, de nombreux pays lui ont ouvert leurs portes. Maitreya déclare : « A partir du moment où vous Me voyez, vous êtes libre de toute idéologie, de tous les « ismes ». Votre conscience devient alors votre guide. »
La Libye — Le colonel Kadhafi a souvent été traité de fou. Cependant, quelque chose a changé en lui. Les observateurs s’apercevront que de grands changements se produiront dans ce pays.
Le Liban — Ceux qui ont semé la discorde au Moyen-Orient devront retourner dans leur pays. C’est le cas des Syriens.
Le Moyen-Orient oubliera le poids de sa douloureuse histoire, comme s’il ne s’était rien passé. Les bons rapports entre voisins, l’amitié, le respect grandiront. Le calme et la paix remplaceront la violence actuelle.
Le Panama — Maitreya déclare : « Gouverner par la force ne pourra continuer à prévaloir ». Panama ainsi que dans d’autres pays, la volonté du peuple deviendra la règle de la nation. Les peuples continueront à descendre dans la rue pour obtenir gain de cause si cela s’avère nécessaire. (En ce moment, le représentant du général Noriega affirme avoir gagné les élections, qui étaient en fait truquées.)
La Grande-Bretagne — L’article publié au mois de mai dans Partage International mentionnait que l’opposition formerait une coalition. Il y a quelques jours, le Dr David Owen, du parti social-démocrate SDP, déclarait qu’il était prêt à former une coalition avec le parti travailliste. D’après le collaborateur de Maitreya, la formation de cette coalition engendrera un climat tout à fait différent, dépourvu de toute idéologie séparative. Les différentes opinions y seront respectées. Un point de convergence sera cependant trouvé et un sentiment d’unité dans la diversité apparaîtra. Les individus s’apercevront que leurs idées et leurs points de vue différents sont respectés et appréciés. Ce sera là l’expression d’un nouveau réalisme en matière politique. Les politiciens comprendront qu’ils se doivent de préserver les points de vue des individus, de leur permettre de travailler ensemble et de répondre à leurs besoins.
L’Afrique du Sud — Un processus de transformation, permettant à la volonté du peuple d’être prise en considération, a été engagé et se met graduellement en place.
Ceux qui se cramponnent au pouvoir —Les hommes politiques sont déconcertés car ils ne réussissent plus à contrôler le peuple avec des idéologies. Cependant, les personnes les plus attachées au pouvoir sont les autorités religieuses, qui croient qu’il n’existe « qu’un seul chemin menant au paradis ». Mais comment ces chefs religieux vivent-ils ? Quel est leur style de vie ? Peut-être bien celui de rois : des palais, des avions, des voitures blindées. Krishna vivait dans une hutte. Ceci est la véritable divinité. De nos jours, Saï Baba, un instructeur spirituel qui n’a pas son pareil et qui réside en Inde, en est un autre exemple. Il dort dans un modeste lit, dans une petite chambre.
Les personnes qui ont peur sont celles qui éprouvent de l’attachement. Certains chefs religieux sont plus attachés au pouvoir « spirituel » que certains hommes politiques ne le sont au pouvoir temporel.
La conférence de presse de Maitreya — Lors de cet événement, Maitreya ne parlera pas comme un philosophe, comme un homme politique ou comme un saint. Il parlera comme un instructeur. Cet événement ne saurait manquer de se produire prochainement.
Date des faits : 11 mai 1989
Auteur : Patricia Pitchon, autrefois journaliste au quotidien colombien El Tiempo. Aujourd’hui basée à Londres, elle est journaliste indépendante. Egalement psychothérapeute, elle travaille avec les réfugiés.
Thématiques : Société, politique
Rubrique : Le point de vue de Maitreya ()
