La Vierge de Pooraka pleure en silence

Partage international no 142juin 2000

par Cassetta Pasquo

Adélaïde, Australie

Lorsque, pour la première fois, j’ai entendu parler des statues de la Vierge en larmes de Pooraka (un faubourg au nord d’Adélaïde), j’ai pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle manifestation de la longue série de miracles attribués à Maitreya et aux Maîtres. Le Maître de Benjamin Creme a en effet confirmé que ce miracle était dû au Maître qui fut la Vierge Marie. Néanmoins, je fus surpris d’apprendre que ces manifestations miraculeuses se produisaient déjà depuis plusieurs années, alors que le phénomène ne s’était pas encore ébruité. Cela se comprend aisément quand on rencontre la communauté chrétienne vietnamienne d’Adélaïde, dont les membres discrets, polis et pieux, ne tiennent pas à attirer l’attention sur eux.

Les miracles se manifestent sur deux statuettes : la plus petite ne mesure que 30 cm tandis que la plus grande fait 60 cm de haut. Elles sont maintenant placées côte à côte, près de l’autel, dans la chapelle du centre de la communauté chrétienne vietnamienne ; mais les miracles sont survenus sur la plus petite bien avant qu’elle ne soit installée dans la chapelle. Les premiers signes apparurent alors qu’elle circulait d’une famille à l’autre, au sein d’un groupe de prière des environs de Ingle Farm. Lors d’une réunion de prières, en décembre 1992, plusieurs participants remarquèrent ce qui ressemblait à du sang, s’écoulant le long des joues de la statuette. Ce phénomène se répète de manière intermittente depuis cette époque. Cela attira l’attention du prêtre de la paroisse qui, en mai 1997, fit le nécessaire pour que la statuette soit installée à côté d’une autre Vierge dans la chapelle. C’est à ce moment que les miracles se manifestèrent également sur celle-ci : une larme de cristal, difficile à photographier mais très distincte à l’œil nu, apparaît dans chacun des yeux de la Vierge.

Un témoignage tout particulier

Les deux statues proviennent de Fatima (Portugal) et furent ramenées par le prêtre de la paroisse, le père Augustin Nguyen Duc Thu. La plus grande fit un détour par Rome où elle fut bénie par le pape en 1987. Le père Augustin pense que la dévotion des fidèles est à l’origine des miracles et observe que des senteurs de parfum de rose se manifestent lorsque la plus petite statue pleure. En observant la dévotion tranquille des membres de cette communauté, il vient aisément à l’esprit que ce phénomène constitue un témoignage tout particulier, destiné à ce groupe de chrétiens. De son côté, le père Augustin pense que la Vierge pleure en raison de ce qui se passe dans le monde et qu’elle demande aux chrétiens de revenir au véritable enseignement de Jésus. Près des statues, dans la chapelle, règne une ambiance de sérénité et de paix.

Il est intéressant de rapprocher ces miracles avec l’apparition d’une image de la Vierge à Yankalilla, au sud d’Adélaïde. Les deux phénomènes furent confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme étant des manifestations du Maître qui fut la Vierge Marie. Le miracle de Yankalilla fit le tour du monde tandis que celui de Pooraka, en dépit d’un ou deux articles dans la presse locale, resta relativement peu connu. La nouvelle vient seulement de se répandre suffisamment pour qu’un petit nombre de personnes se relaient à la chapelle pour y partager cette douce bénédiction.

Lieu : Pooraka, Australie
Date des faits : 30 novembre 1992 Auteur : Cassetta Pasquo,
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()