La sérénité
Il faut clairement distinguer la sérénité de la paix. La paix est un état de nature temporaire, se référant au monde des sensations, monde particulièrement sensible aux perturbations. A partir du moment où il y a progrès, dans quelque domaine que ce soit, il est inévitable que chaque pas en avant s’accompagne de modifications d’état engendrant une perturbation. L’évolution conduit inévitablement à des moments de crise, où un état antérieur se fracture, et se trouve remplacé par un nouvel état. De tels changements créeront des perturbations et ne se caractériseront pas par la paix, mais le disciple doit apprendre à en faire l’expérience en toute sérénité.
Afin de développer un état de sérénité, le disciple doit préalablement assurer le contrôle de son corps astral, car la sérénité est ce calme profond, dépourvu de toute perturbation émotionnelle, qui distingue le disciple dont le mental se trouve « constamment maintenu dans la lumière ». Quand bien même des activités violentes caractériseraient-elles sa vie physique, ou verrait-il ses projets bouleversés par des circonstances imprévues, rien ne devrait perturber le disciple qui se tient « fermement établi dans la conscience de l’âme ».
La sérénité s’accompagne fréquemment de la joie, qui dénote une vie prise en charge par l’âme.
Le désintéressement
La formation spirituelle a pour principal objectif de doter les disciples de capacités de service accrus. Cela revient à jeter des ponts, facilitant l’approche de l’humanité par les Maîtres, et produisant ainsi des instruments utilisables pour le service désintéressé.
Le désintéressement doit profiter à autrui ; il dénote cette compréhension aimante du disciple qui s’identifie aux autres plutôt qu’à ses propres intérêts.
Ainsi le disciple doit-il apprendre à servir avec une totale abnégation de lui-même. Il doit s’efforcer d’atteindre le stade du complet oubli de soi, oublier le passé et son lot de souffrances et de joies. Il devrait oublier le soi personnel, avec ses revendications matérielles et émotionnelles, et simplement chercher à vivre une vie de service, joyeuse et équilibrée. Il doit apprendre à servir sans penser à soi, en répandant force et amour sans faire référence à soi-même ni en cœur ni en esprit, servant simplement en tant qu’âme, « ne possédant ni n’exigeant rien pour le soi séparé » ; devenant simplement un canal désintéressé pour l’Amour et la Lumière.
Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Esotérisme ()
