Partage international no 429 – mai 2024
par Aart Jurriaanse
Le XXe siècle a vu naître une nouvelle science : la psychologie – qui demeure encore pour l’essentiel à un stade juvénile. Certains penseurs profonds sont à l’origine de ce nouveau champ de réflexion grâce à la solidité de leur raisonnement, et surtout de par leur reconnaissance intuitive de l’existence d’une forme de conscience supérieure, vaguement décrite en termes variés par plusieurs écoles de pensée.
La psychologie suscite rapidement une attention publique croissante ; pourtant les psychiatres évoluent encore de nos jours sur un terrain dangereux. Bien qu’ils reconnaissent que des forces cachées contrôlent l’être humain, les moyens dont ils disposent pour faire face à ces puissances peu connues sont encore désespérément insuffisants. En conséquence, ils commettent par ignorance des erreurs graves, souvent facteurs de résultats néfastes pour leurs patients. Il ne faut toutefois pas juger trop sévèrement cette jeune profession qui tâtonne largement dans l’obscurité : dans l’ensemble, leur motivation a été admirable et leur ignorance seule est à blâmer. Mais l’heure est à présent venue de mettre en œuvre une approche nouvelle.
La découverte des mondes subjectifs
La percée réalisée durant les dernières décennies, au cours desquelles l’existence des sphères éthériques a été portée avec pertinence à l’attention du monde scientifique, devrait être reconnue comme l’aurore de la Nouvelle Ère tant attendue. La « découverte » de ces mondes subjectifs devrait dévoiler aux psychologues une perspective totalement inédite et ouvrir de nouveaux champs d’étude en plaçant les connaissances passées dans une nouvelle relation. Beaucoup de ce qui était obscur devrait être clarifié et considéré sous un nouvel angle. Les données prouvant l’existence des règnes éthériques étaient disponibles depuis des lustres, mais en l’absence de « preuve scientifique » pouvant les étayer, ces informations furent ignorées par les hommes de science. Heureusement, des preuves concluantes, à présent disponibles, convainquent un nombre de plus en plus élevé de sceptiques.
Toutefois, se contenter d’accepter les faits concernant les sphères éthériques est d’un bénéfice direct limité. La prochaine étape pour les scientifiques intéressés devrait consister à étudier en profondeur ces nouvelles découvertes pour en déterminer toutes les implications complètes, et dans quelle mesure cette connaissance des mondes subjectifs peut être coordonnée avec les connaissances matérielles existantes. Pour cette nouvelle approche du monde de la pensée, les scientifiques sont dans une position avantageuse, une gamme appropriée d’écrits étant déjà à leur disposition s’ils veulent se familiariser avec le sujet. Et parmi ces écrits, ceux du Tibétain (DK) devraient avoir la priorité, car ils font autorité. Même si certains chercheurs pourraient éprouver des réticences à accepter tous les enseignements de DK, ces derniers pourraient au moins très utilement guider leurs investigations pratiques et leur épargner ainsi un temps précieux.
La connaissance du corps vital et de sa relation étroite avec le reste du monde éthérique va révéler au monde scientifique de vastes et nouvelles possibilités et particulièrement aux psychologues. Pour apprécier l’impact qu’une prise de conscience plus profonde du monde des énergies exercera sur leur spécialité, les psychologues devront en premier lieu reconnaître et comprendre la relation entre les mondes matériel, éthérique et spirituel, qui sont précisément les relations que les chercheurs ésotériques s’efforcent de clarifier. Il est primordial que les psychologues parviennent à une meilleure compréhension de la nature humaine et reconnaissent qu’un déséquilibre dans l’un des corps se reflétera inévitablement dans d’autres parties directement ou indirectement liées. On découvrira alors que le corps physique est basé sur le corps vital, et que la cause des maux physiques devrait par conséquent être recherchée en premier lieu dans ce corps subtil. Cela s’appliquera également – et tout particulièrement – aux troubles mentaux.
Pour le bien-être de l’homme, la psychologie est la science de l’avenir, dès lors qu’elle sera libérée des nombreux préjugés ayant entravé son développement précoce. Les psychologues ne pourront réellement progresser que lorsqu’ils accepteront définitivement l’existence de l’âme et reconnaîtront le rôle qu’elle remplit en coordonnant l’esprit et la matière. Il leur faudra également reconnaître que le bien-être de l’homme dépendra finalement de l’étendue de son contact avec l’âme et de l’influence de cette dernière sur sa personnalité.
Les psychologues à venir prendront conscience que leurs études devront s’axer principalement sur le contrôle et la direction des forces et des énergies, et que l’état du véhicule physique est déterminé par la vitalité des sept centres d’énergie situés dans le corps vital. Ils découvriront également que l’ensemble du système éthérique est contrôlé par les Sept Rayons d’Energie et que chaque individu réagit à l’ensemble particulier de ses cinq Rayons, lesquels se manifestent comme son :
- Rayon de l’âme
- Rayon de la personnalité :
a) Rayon mental
b) Rayon émotionnel
c) Rayon physique
C’est l’effet combiné de ces cinq Rayons en interaction qui décidera du caractère de chaque individu, et de sa réactivité face à son environnement.
Le dilemme du psychologue est qu’il ne peut parvenir à une véritable compréhension de l’homme tant qu’il n’a pas pris conscience de la Loi de la Réincarnation, et qu’il ne l’a pas acceptée. Cette loi présente l’homme comme le produit d’une longue série de vies précédentes, remplies d’expériences de toute nature possible, et dont l’âme a recueilli et accumulé l’essence afin d’amener l’être humain au stade actuel de son développement. Puis, étroitement associée à la précédente, la Loi de Cause et Effet (Karma) décrète que chaque action entraîne inévitablement une réaction correspondante. Appliquée à l’homme, cette loi signifie que chaque individu sera récompensé ou pénalisé dans la même mesure pour ses actes passés. Ce processus d’équilibrage exerce manifestement une influence marquée sur son état psychique, et donc aussi sur sa santé. Il appartiendra donc au psychologue de prendre soigneusement en considération l’effet de ces deux lois avant de décider de son traitement.
Lorsque la nature psychologique de nombreuses perturbations physiques sera reconnue autant par le médecin orthodoxe que par le chirurgien et le prêtre, qui travaillent tous pour le bien-être physique, psychique, mental et spirituel de l’homme, tous pourront collaborer à la promotion des principes de la « médecine préventive ».
Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Divers ()



