La prière

Partage international no 185février 2004

par Benjamin Creme

Benjamin Creme répond à des questions sur la prière

La compilation suivante de questions posées à Benjamin Creme sur la prière inclut des questions nouvelles et des questions publiées précédemment dans Partage international.

Q. Pouvez-vous expliquer les mécanismes sous-jacents de la prière et de la guérison aux personnes religieuses ou orientées vers la spiritualité ? A partir du point initial de la prière, que se passe-t-il exactement ?
R. La prière est un stade de la grande science de l’invocation et agit en établissant un lien ou un canal télépathique par l’intermédiaire du dénominateur commun du mental. Plus la focalisation mentale est forte, plus le niveau de communication mentale est élevé. La plupart des prières, cependant, sont focalisées sur le niveau astral/émotionnel et la réponse est moins « sûre ».
Le pouvoir de la prière est basé sur le fait qu’il n’existe pas de séparation : tous les atomes, à travers le cosmos, sont liés. L’efficacité de la prière dépend du niveau de focalisation de la pensée de la personne qui prie. La prière est le plus souvent une supplication venant du désir astral et elle est donc limitée en envergure. La prière à un niveau plus élevé est possible à travers le mental focalisé ; à un niveau encore plus élevé, elle émane de l’intention d’amour du disciple imprégné par l’âme, l’âme elle-même étant alors l’agent de la prière.
La réponse à la prière est basée sur la loi de cause et d’effet (la loi du karma comme on l’appelle en Orient) et le degré d’intervention autorisé aux Maîtres de Sagesse en tant que Divins intermédiaires. Ainsi Jésus, la Vierge Marie, Mahomet, ainsi qu’un grand nombre de saints de toutes les religions, sont priés d’intercéder. Ils peuvent agir, et ils agissent effectivement, en tant qu’intermédiaires dans la mesure où la Loi le permet.

Q. Pouvez-vous également expliquer les mécanismes sous-jacents d’une manière qui puisse être utile au personnel médical en expliquant comment la prière pourrait jouer un rôle plus approprié dans le processus conventionnel de guérison ?
R. Ceci attend l’acceptation, par les praticiens de la médecine, de la réalité des plans éthériques de la matière sur lesquels se situe l’origine de la maladie.

Q. Les communautés scientifiques et médicales reconnaissent qu’il existe un lien entre le mental, les émotions et le corps, même si les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore suffisamment compris. Allant dans ce sens, une vue scientifique du « pouvoir de la prière » est que l’attitude positive d’un individu aide à stimuler le système immunitaire, en renforçant les cellules T et la production naturelle d’interleukine 6 par exemple. [1] Est-ce exact ? [2] Existe-t-il d’autres mécanismes impliqués dans les résultats de la prière et, si c’est le cas, lesquels ? Qu’arrive-t-il spécifiquement, par exemple, aux cellules du corps physique dense lorsque le sida ou le cancer sont guéris par la prière ? Toute guérison se produit-elle à un niveau supérieur au corps physique, le corps physique bénéficiant alors indirectement de cette guérison, ou la guérison du corps physique se produit-elle parfois directement ?
R. [1] Oui. [2] L’énergie invoquée par la prière sature les cellules malades, les remplissant de lumière. Cette énergie pénètre dans le corps à travers les chakras, ou centres de force, dans la contrepartie éthérique du corps physique et, à travers le système endocrinien, elle modifie la nature des cellules.

Q. Dans le livre de Glenda Green sur ses entretiens avec le Maître Jésus, celui-ci explique le mécanisme de la prière en termes de transfert de particules « Adamantines ». Est-ce une explication exacte ?
R. A ma connaissance de telles particules n’existent pas. Toutes les énergies de guérison sont – à leur niveau particulier – une manifestation de lumière.

Q. [1] Comment les Maîtres et les initiés répondront-ils, de façon plus visible, à la demande de guérison dans un futur proche ? Cela se fera-t-il avec la coopération de la communauté médicale dans son ensemble ? [2] Une fois que Maitreya et les Maîtres se seront déclarés ouvertement et que l’humanité commencera à accepter leur identité, il semble difficile d’envisager que les Maîtres et leurs ashrams puissent être informés à chaque fois que quelqu’un tombera sérieusement malade. [3] Y aura-t-il un processus de sélection des cas graves ? [4] La prière fera-t-elle partie de ce processus, [5] Les Maîtres « entendent-ils » les prières ?
R. [1] Oui. [2] Ce ne sera pas le cas, bien qu’un Maître ou un autre soit fréquemment présent lorsqu’une opération sérieuse est effectuée dans les hôpitaux, même aujourd’hui. [3] Oui, par l’intermédiaire des médecins (s’il s’agit de disciples) ou de disciples extérieurs. [4] Oui, lorsque cela sera jugé nécessaire. [5] Oui. Une part importante de la guérison de l’humanité sera réalisée grâce à l’usage largement répandu des nombreuses sources (777) énergétisées par Maitreya.

Q. Si quelqu’un est malade, la prière à son intention est-elle plus efficace si elle est faite par un groupe plutôt que par une seule personne ?
R. Cela dépend du niveau du groupe et de celui de la personne en question ; normalement un groupe devrait être plus efficace.

Q. Comment la communauté médicale pourra-t-elle surmonter le manque d’informations quantitatives, de manière à parvenir scientifiquement à des conclusions sur l’effet bénéfique de la prière ? [1] Ceci sera-t-il obtenu par l’usage des méthodes habituelles : recherche de preuves, mesures, comparaisons, groupes témoins, statistiques, etc., ou [2] la prière devrait-elle être évaluée de manière plus large, qualitativement, selon les bienfaits constatés au cas par cas ? [3] Si en fait des questions d’âme et de karma conditionnent le succès ou le résultat de la prière il semble difficile de mener un tel programme de recherche sans l’aide directe des Maîtres, ou, tout au moins, d’initiés avancés, de manière à ce que les conditions karmiques et l’intention de l’âme puissent être incluses dans l’évaluation du résultat fonctionnel.
R. [1] Oui. [2] Oui, les deux méthodes seront utilisées. [3] Dans l’idéal, c’est vrai, et finalement davantage d’initiés entraînés deviendront disponibles pour ce travail.

Q. Est-il exact que la prière est généralement un complément utile à la médecine allopathique ou homéopathique ?
R. Oui.

Q. Le pouvoir de la prière est-il intimement lié au tissu de l’univers de sorte qu’il est disponible pour chaque individu, ou sa nature exige-t-elle toujours un agent intercesseur, que ce soit un être suprême, le Christ, un Maître, un saint ?
R. Elle nécessite toujours un agent intercesseur.

Q. Existe-t-il deux catégories de prière – la prière vue sous son aspect personnel et la prière d’intercession de la personne religieuse ? Dieu ne fait-il acception de personne quand il s’agit de prière et toute prière est-elle fondamentalement la même et utilisée de la même manière ?
R. Il existe des stades dans l’usage de la prière – de la supplication basée sur le désir à l’invocation plus ou moins scientifique. Cela dépend de l’évolution de la personne qui fait la prière.

Q. On raconte que le Christ en Palestine a dit à de multiples occasions, à la suite de guérisons : « Votre foi vous a guéri. » A quoi faisait-il référence ? Quel est le lien entre la foi et la prière en ce qui concerne la guérison ?
R. La foi dans le pouvoir et le statut de l’intercesseur, ou dans le pouvoir d’invocation de celui qui prie, apporte la puissance de la volonté. Ainsi l’énergie de guérison invoquée est alors plus efficace.

Q. Comment faire connaître nos prières à ceux qui sont capables d’intercéder ? [1] (a) Ceci est-il possible pour tout le monde, (b) ou faut-il être en contact avec un Maître ? [2] Cela fait-il une différence, en matière de guérison, si l’on adresse sa prière à une personne plutôt qu’à une autre ?
R. En visualisant ou en pensant à l’intercesseur. [1] (a) Oui. (b) Non. [2] Oui, dans une certaine mesure.

Q. L’humanité est-elle le seul règne qui utilise la prière ?
R. Oui.

Q. [1] Quel avantage y a-t-il à utiliser la prière pour la guérison plutôt que l’affirmation ou l’invocation ? Mère Teresa de Calcutta considérait qu’elle tendait une main secourable à Jésus, à travers les gens qu’elle aidait à guérir, disant : « Jésus, mon patient, combien il est doux de vous servir », et son succès est légendaire. [2] Sa méthode est-elle davantage une manifestation de prière, d’affirmation, de reconnaissance, ou plus simplement la réponse au besoin du malade ?
R. [1] Aucun. Cela dépend de ce que l’on est capable de faire. [2] A la fois une manifestation de prière et la réponse au besoin du malade.

Q. Pouvez-vous indiquer les similitudes et les différences entre la prière, l’invocation, l’affirmation, l’usage de mantras ?
R. La prière émane davantage du désir. L’invocation (avec ou sans mantra) est la plus scientifique. L’affirmation se situe quelque part entre les deux, selon la personne qui affirme.

Q. Peut-on résumer sommairement en disant : « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer, c’est laisser Dieu vous parler » ?
R. Je ne sais pas. Ce n’est pas ma manière de penser.

Q. Peut-on considérer qu’il s’agit de prière si l’on se contente de « parler avec Dieu», plutôt que de lui adresser une prière formelle ?
R. Oui.

Q. La prière serait-elle plus puissante si elle était faite en tant qu’invocation ou affirmation, plutôt que comme une demande (comme c’est généralement le cas) ?
R. Oui, lorsque c’est possible. Pour finir, l’invocation remplacera la dévotion et la prière.

Q. [1] La prière est-elle de nature astrale ?[2] La foi influe-t-elle sur son résultat ?[3] Si oui, comment ?
R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Elle invoque la volonté.

Q. Pourquoi la prière semble-t-elle agir (donner des résultats) pour une personne et pas pour une autre ?
R. Cela dépend dans une large mesure de la situation karmique. Et également de la foi.

Q. La prière pour quelqu’un d’autre peut-elle interférer avec son karma ?
R. Non.

Q. La prière peut-elle aider à résoudre notre propre karma ?
R. Non.

Q. Quelles sont l’importance et l’efficacité des types de prière suivants : la louange ou la glorification, les remerciements, la supplication ou la requête, la confession, la prière de guérison, l’invocation ?
R. Les remerciements (la gratitude), la supplication ou la requête, la confession et le regret, la prière de guérison et l’invocation sont toutes des formes de prière importantes.

Q. Est-il exact que toutes les prières sérieuses sont entendues ? Par qui – des anges ou dévas, des Maîtres, etc. ?
R. Oui, par les Maîtres.

Q. Si elles sont entendues, cela signifie-t-il qu’elles recevront généralement une réponse ? Existe-t-il des cas où la réponse n’est pas facile à discerner ?
R. Nombre de prières obtiennent une réponse qui ne va pas nécessairement dans le sens attendu ou espéré. La réponse reste donc alors souvent méconnue.

Q. Si vous priez pour quelqu’un et que la personne ne le sache pas, cela allégera-t-il réellement son fardeau ?
R. Cela peut le faire.

Q. Dans quelle mesure des prières comme le Notre Père, le psaume 23, etc., sont-elles bénéfiques ?
R. Elles sont très bénéfiques.

Q. La prière peut-elle être nocive ?
R. Oui, par exemple en invoquant une malédiction.

Q. Pour être efficace, est-il recommandé de prier plusieurs fois pour sa propre guérison ou celle des autres ? Si l’on demande la guérison plus d’une fois, cela signifie-t-il que l’on n’a pas la foi que notre première prière a été entendue ? D’autre part, si l’on ne prie pas d’un niveau suffisamment élevé en soi-même, ne faudra-t-il pas d’autres prières (peut-être en étant mieux aligné) pour être efficace ?
R. Oui, c’est exact.

Q. Les prières récitées à l’église sont-elles plus puissantes que celles prononcées ailleurs ?
R. Non.

Q. Est-il juste de prier ou de demander de l’aide à Dieu pour des questions matérielles ?
R. Ce n’est pas recommandé !

Q. Vient-il un moment, dans le voyage de l’évolution, où la prière n’est plus nécessaire ?
R. Oui.

Q. J’ai été élevé dans une famille adhérant à la Science chrétienne, mais j’ai quitté l’église adolescent car cette croyance ne me paraissait pas scientifique. Une foi intense et un refus de l’évidence, que je ne pouvais accepter, semblaient être exigés. Un élément clé de cette religion est que la matière physique et la maladie sont des « erreurs. » « Tout est esprit infini et sa manifestation infinie ». Les guérisons sont considérées comme la démonstration du fait que tout est Dieu et donc que l’on est parfait. Mais on doit « connaître la vérité » et ne laisser aucune place à « l’erreur ». Des manifestations de guérison se produisent. Mais dans de nombreux cas la guérison ne se produit pas et il existe une détermination encore plus grande à « réaliser la vérité ». Qu’est-ce qui est à la base des guérisons de la Science chrétienne ? Ont-elles réellement une composante scientifique qui n’est pas comprise par la science moderne ? Pourquoi certaines personnes sont-elles guéries et d’autres pas ? Y a-t-il d’autres facteurs en jeu probablement inconnus des personnes impliquées ?
R. Toute guérison est assujettie à la loi de cause et d’effet, ou loi du karma. La Science chrétienne, à mon avis, est théoriquement correcte, mais, dans la pratique, elle omet la compréhension de cette loi.

Q. Il y a de nombreuses années j’ai dirigé chaque semaine des rituels de guérison en utilisant le livre de la liturgie catholique libérale. L’archevêque, qui est également ésotériste, m’avait indiqué que le fait que je sois prêtre et que j’utilise ce rituel attirerait automatiquement des dévas de guérison et l’énergie des Maîtres. Cependant, je n’en avais pas conscience quand je pratiquais ces rituels, au cours desquels je posais ma main droite sur la tête de ceux qui voulaient être guéris, tout en récitant une prière mantrique. Il arrivait que, quelque temps plus tard, certaines personnes viennent me dire qu’elles avaient été guéries. Mais pour finir, une personne se retrouva à l’hôpital le lendemain avec une attaque. Inutile de dire que je fus consterné et je cessai alors de pratiquer cette forme de guérison. [1] Pourriez-vous me dire si ces effets, bons ou mauvais, résultaient des rituels de guérison, de ma propre personne, ou d’autres facteurs ? [2] Le rituel de guérison de l’Eglise catholique libérale attire-t-il réellement des dévas et l’énergie des Maîtres ?[3] D’une manière générale, les services religieux de guérison, avec des rituels, des prières et des impositions des mains sont-ils utiles et efficaces ?
R. [1] Des rituels de guérison et d’autres facteurs. Par exemple, les énergies invoquées peuvent fréquemment précipiter une condition, meilleure ou pire, qui était « prête » à se manifester. [2] Les dévas, non, mais certainement l’énergie des Maîtres s’ils le jugent bon. [3] Oui.

Q. Pendant longtemps j’ai utilisé la formule de guérison donnée par le Maître D K, tout d’abord dans des rencontres avec un groupe de guérison, et maintenant je le fais seul (en visualisant le groupe et en pensant les mantras). Les personnes sur la liste de guérison sont celles avec qui j’ai un contact personnel. Depuis cinq ou six ans, de puissantes vagues d’énergie affluent parfois pour certaines personnes inscrites sur la liste, lorsque je parcours celle-ci en m’attardant sur chaque cas. Je sens l’énergie agir sur différents centres de mon corps, comme dans la méditation de transmission que je pratique depuis vingt ans. Je suis souvent surpris par ces vagues d’énergie et par les personnes à qui elles semblent destinées. L’énergie afflue pour ces personnes, à chaque fois que j’utilise la formule, pendant quelques jours ou parfois des semaines ou des mois. Généralement elles semblent allerbien, mais pas toujours. [1] Pourriez-vous dire ce qui se passe en fait pendant tout ce processus ? [2] La pratique de la méditation de transmission facilite-t-elle la guérison ?
R. [1] Les énergies invoquées par la formule de guérison sont envoyées par un ou plusieurs Maîtres de la façon dont vous le décrivez. L’efficacité de la guérison est déterminée par la loi du karma. [2] Oui.

Q. Il m’arrive parfois d’être capable d’accéder à un état d’esprit particulier qui fait que je suis totalement présent dans l’instant, ou dans la fraction de seconde qui est en train de changer, de se déplacer. J’ai l’impression que tout est constamment créé, y compris le corps physique. J’ai remarqué que si je suis capable d’accéder à cet état d’esprit au début d’une maladie ou d’une douleur, celle-ci peut être écartée. Le corps semble sortir de sa mémoire et être guéri, au moins pour un moment. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une supercherie mentale ou d’une illusion. Pourriez-vous indiquer ce qui peut se passer ? [1] Est-ce quelque chose de similaire à ce que Maitreya appelle la « guérison automatique » ? [2] Ceci pourrait-il être une approche différente de ce que croient les adhérents de la Science chrétienne ?
R. [1] Oui. [2] Non.

Q. Il me semble qu’il existe un élément de peur à la base de la prière. [1] Est-ce exact ? [2] Pourquoi les gens prient-ils ?
R. [1] Quelquefois, mais pas nécessairement. [2] Pour obtenir de l’aide, bien sûr.

Q. Quand la prière a-t-elle commencé ?
R. Lorsque l’homme animal primitif a poussé un hurlement de terreur et appelé à l’aide lorsqu’il était pourchassé par un énorme carnassier. Peut-être n’était-ce pas ce que nous appellerions aujourd’hui une prière et nous ne pouvons que spéculer quant à savoir vers qui cette supplication inarticulée était dirigée.

Q. Est-il important de prier un être plutôt qu’un autre ?
R.Qui prier n’a aucune importance ; l’important est de croire en celui que vous avez choisi. Plus l’approche sera consciente, plus elle sera mentale, plus la volonté sera impliquée et plus grande sera la foi en ce contact, plus grande sera alors la probabilité que la prière soit entendue et, dans la limite de la loi karmique, qu’il y soit répondu. Ma recommandation est de prier Maitreya en tant que représentant de Dieu, Divin intermédiaire, notamment parce qu’il a promis de répondre aux prières de ceux qui ont besoin de son aide. Je suggérerais de ne pas prier pour obtenir des biens matériels (ni s’attendre à les recevoir), ni pour trouver des solutions aux problèmes de la vie, qui relèvent de notre responsabilité et que nous devons résoudre nous-mêmes.

Q. Après ce qui s’est produit en 1945, ne serait-ce pas les prières qui ont amené Maitreya à Londres ?
R. La décision de Maitreya de revenir dès que possible fut annoncée en 1945. Cette décision est due dans une large mesure à l’appel à l’aide lancé par l’humanité. (La décision de faire de Londres son « point d’attache » a différentes raisons.) Les gens ont sollicité du secours dans toutes les langues, ne s’adressant pas à Maitreya en particulier, mais à Dieu, « là-haut », implorant simplement : « Par pitié, par pitié ! Réalité, Dieu, Cosmos, aidez-nous, aidez-nous ! » Prier Dieu, Maitreya ou qui que ce soit, pour la paix, ne constitue pas, à mon avis, la bonne façon de s’y prendre. Nous devons y parvenir par nous-mêmes. Vous pouvez demander de l’aide, de l’énergie, des conseils, de l’inspiration, afin de rétablir la paix, mais nous devons nous-mêmes faire la paix. Il ne faut pas seulement se tenir en retrait en pensant que Dieu rétablira la paix. La paix est en Dieu, Dieu est paix. L’état de paix existe déjà, mais c’est nous qui le troublons.

Q. La prière est-elle un moyen d’invoquer Maitreya ?
R. Oui, certainement. Tous les Maîtres répondent à la prière – c’est eux qui répondent à la prière, et non pas des êtres assis là-haut au paradis. Il n’existe pas de tel endroit, le paradis est un état d’être et ce royaume céleste est le règne des âmes. Les Maîtres sont pleinement éveillés, ils ne dorment jamais et ils entendent toutes les prières. Leur possibilité de répondre à celles-ci dépend de la force de l’invocation, de la proportion de matière émotionnelle ou mentale dans laquelle la prière est enveloppée. Plus la matière dont la prière est enveloppée est élevée et mentale, plus elle a d’impact sur le mental des Maîtres, car ceux-ci travaillent sur le plan mental et non sur le plan émotionnel. Il existe de nombreux êtres sur les plans astraux qui répondent aux prières de type astral, mais les Maîtres eux-mêmes répondent sur le plan mental ou sur des plans plus élevés, le plan de l’âme ou le plan spirituel. Donc plus votre invocation s’exprime d’un niveau élevé, plus la prière a de valeur. Le karma joue un rôle plus important encore. La loi du karma contrôle l’action des Maîtres eux-mêmes en réponse à la prière.
La prière au mieux est l’aspiration. Plus l’aspiration est élevée, plus l’activité du cœur sera impliquée. La méditation est le moyen par excellence de s’aligner, et d’être progressivement imprégné par l’énergie de l’âme, le Soi supérieur. C’est la façon de nous unir à l’âme. L’invocation est quelque chose de différent et la transmission est liée à l’invocation. Il s’agit d’appeler l’énergie d’une source spirituelle supérieure et de transmettre cette énergie à un niveau inférieur. La transmission est un pont entre la source supérieure, la Hiérarchie, et le niveau inférieur, l’humanité en général.

Q. Y a-t-il quelque utilité à prier pour les âmes de ceux qui sont décédés – par exemple, pour les élever vers un plan supérieur si leur destinée est sur un plan inférieur ?
R. A mon sens, il n’existe aucun moyen d’influer sur la destinée d’une personne décédée une fois que la mort a eu lieu (tout au moins lorsque trois jours se sont écoulés). Les prières sont utiles pour les personnes qui restent sur le plan physique. Les prières pour, ou avec, une personne qui subit la transition entre la vie et la mort peuvent, cependant, l’aider à focaliser son attention sur le niveau de l’âme et accroître ainsi la tension spirituelle requise pour atteindre les niveaux supérieurs. Prier les uns pour les autres sur le plan physique est toujours bénéfique.

Q. Est-il possible d’influer sur la loi du karma en priant constamment pour quelqu’un (ou pour plusieurs personnes, ou même pour l’humanité dans son ensemble) si ceci est fait avec amour ?
R. Il existe une réelle valeur dans la prière pour un individu ou pour le monde dans son ensemble. La loi karmique ne peut être changée, mais les effets de son action peuvent être modifiés par l’invocation de forces supérieures émanant des êtres spirituels qui ont choisi cette forme de service.

Q. Devrait-on éviter d’essayer de guérir ( par la prière ou l’imposition des mains) si l’on n’est pas capable de discerner s’il est juste karmiquement de le faire ?
R. Seul un Maître peut savoir, d’un point de vue karmique, si la guérison peut être accordée ou non. La seule chose à faire, pour les guérisseurs ordinaires, est donc de procéder selon leurs connaissances et leur savoir-faire limités, sachant en le faisant que si leur tentative de guérison va à l’encontre de la situation karmique du patient, toute amélioration de la maladie sera temporaire et transitoire. Cela ne devrait pas cependant les empêcher d’essayer.
[Sources : Benjamin Creme, Mission de Maitreya, tomes I, II, III ; la Transmission : une méditation pour le nouvel âge ; revue Partage international,rubrique des questions-réponses.]

Une prière pour le nouvel âge

Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout est venu de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit et le corps sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Être suprême et mon Devenir.

La prière pour le nouvel âge, donnée par Maitreya en juillet 1988, est en fait une affirmation ayant un effet invocatif, et elle sera un puissant instrument qui nous aidera à reconnaître que l’homme et Dieu sont Un, qu’il n’existe pas de séparation. En affirmant : je suis le créateur de l’univers, je pourrai finalement prendre conscience du fait que je suis Dieu, la véritable réalité. Le collaborateur de Maitreya a expliqué que : « Cette prière peut mener les gens vers l’expérience du Soi intérieur qui est détaché du mental, de l’esprit et du corps. »

Selon Maitreya, la prière constitue l’un des moyens les plus aisés, les plus doux et les plus élégants de se souvenir du Seigneur. Dans la prière, il y a toujours détachement. Dans la prière, vous ne percevez ni poids, ni souci, car il s’agit d’un état absolu. Vous expérimentez alors la présence du Tout Puissant. Maitreya a déclaré : « Dans la prière, vous ne serez jamais perdu. » [Partage international, mars 1990]

Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : religions, spiritualité
Rubrique : Compilation (Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).)