La presse britannique critiquée sur la question de l’Irak

Partage international no 193septembre 2004

George Monbiot, journaliste britannique, a accusé la presse britannique d’avoir publié de nombreux et graves mensonges durant la période précédant l’invasion de l’Irak, et de s’être fait « complice de la campagne de désinformation du Pentagone. On comprend difficilement comment la Grande-Bretagne aurait pu entrer en guerre si la presse avait fait son travail ».

G. Monbiot a ajouté qu’entre autres journaux cités, The Observer a donné des détails sur les missiles balistiques à longue portée de l’Irak et sur ses tentatives pour mettre au point des engins nucléaires, alors que tous ces faits s’appuyaient sur de fausses informations fournies par le Congrès national irakien et les agences de renseignement américaines ou britanniques. Ce journal a aussi parlé d’un mandat de l’Onu en faveur de la guerre, pour ensuite soutenir l’invasion sans ce mandat.

« Le pire de ces menteurs, a déclaré G. Monbiot, a été le Sunday Telegraph, qui a apporté des détails sur « l’arsenal d’armes chimiques et biologiques » de Saddam, les « équipements nucléaires » et les « bombes empoisonnées », des histoires qui aujourd’hui s’avèrent fausses. Ce journal devrait se rétracter, alors qu’il continue à publier de nouveaux mensonges. »

L’une des conséquences a été que certains mensonges ont « glissé dans le discours politique » et qu’ils semblent « impossibles à éradiquer », comme ce fut le cas avec les déclarations selon lesquelles les inspecteurs en désarmement auraient été expulsés d’Irak en 1998, alors qu’en réalité, ils avaient été rappelés par l’Onu pour leur propre sécurité. G. Monbiot fait appel aux lecteurs, leur demandant d’exercer leurs droits et de bombarder la presse d’appels et d’emails s’ils estiment qu’ils ont été trompés : « Vous seriez surpris de l’impact que cela peut avoir. »

Royaume Uni
Sources : The Guardian, G.-B.
Thématiques : politique
Rubrique : Les mensonges dévoilés (Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.)