Partage international no 164 – avril 2002
par Janeece Kelsall
En 1998, à Clifton Springs,Victoria (Australie), Sue Sharples eut une rencontre avec une présence divine, et cela changea à jamais son regard sur la vie.
Gravement malade, Sue était alitée, souffrant d’une broncho-pneumonie, et ses pensées tournaient autour de l’éventualité de sa mort, quand elle vit la Madone se matérialiser devant elle. Sue, est mariée à un scientifique et pense avoir un esprit cartésien, bien qu’elle ait pu ressentir parfois des « drôles de sensations » lui donnant le pressentiment de ce qui allait arriver.
Après avoir subi de graves crises familiales personnelles, Sue s’était affaiblie jusqu’à l’épuisement total lorsqu’elle fut frappée par une broncho-pneumonie fulgurante. Ayant refusé d’être transportée à l’hôpital, elle était allongée dans son lit, songeant à sa mort prochaine, lorsqu’elle vit une petite boule de lumière. La boule grandit progressivement et prit la forme de la Vierge.
La beauté de cette vision submergea Sue. La Madone était entourée d’une immense aura de lumière blanche, chatoyante. Vêtue d’une robe bleue, elle portait un voile sur la tête. Elle semblait bouger et parler, bien que ses lèvres restaient closes. Sue se leva et s’assit sur le bord du lit, fixant la vision, intimidée.
La Madone prédit à Sue que tous ses problèmes seraient résolus, qu’elle avait un dessein à accomplir et qu’elle devait réapprendre à faire confiance aux gens. Sue éprouva alors une sensation de pouvoir et de force qui est depuis lors demeurée en elle.
La Madone lui demanda « d’aller chercher dans la cour un gros bloc de grès ». Le lendemain, bien que très malade, Sue déplaça seule un énorme bloc de grès de 1 m 20 de hauteur, extirpé d’un tas de gravats resté dans l’arrière cour depuis la construction de la maison. Galvanisée par une force qu’elle ignorait posséder, elle traîna ce bloc sur trois mètres, jusqu’au milieu de la cour. Il lui fallut ensuite l’aide de trois personnes pour mettre le bloc debout. Sue travailla intuitivement le bloc durant deux jours, et à mesure qu’elle martelait la pierre, elle recouvrait la santé.
Sue se servit de tout ce qui lui tomba sous la main pour s’attaquer à la pierre. « J’avais tout simplement envie de la rouer de coups », déclare-t-elle. Elle prit des outils dans la remise (tournevis, burin, marteau). Elle constata que le bloc de grès s’effritait lorsqu’il était martelé avec vigueur. Elle utilisait aussi une brosse, la pierre n’ayant besoin parfois que d’être brossée pour s’écailler. En fait, il semblait s’agir d’une statue de granit enveloppée d’une épaisse couche de plâtre, le martelage ne faisant qu’attaquer la gangue extérieure afin de révéler « la perle intérieure ».
Sue s’acharna ainsi durant deux jours, ne prenant aucun repas, se contentant d’un peu d’eau. Elle en oubliait l’ardeur du soleil qui lui brûlait la peau. Deux jours plus tard, Sue, brûlée par le soleil, épuisée et ayant à peine dormi, faisait face à une statue de 80 cm de haut, représentant la plus belle et la plus sereine des dames. La statue était totalement identique à sa vision et Sue avait retrouvé une santé parfaite.
Sue déclare qu’elle ressent une paix extraordinaire émaner de la statue. Cette « Dame du roc » irradie un puissant magnétisme et orne maintenant son jardin, y diffusant une merveilleuse énergie curative.
Avant la création de la statue, Sue n’avait jamais ressenti le désir de sculpter, mais depuis lors, et à plusieurs reprises, elle a senti cette même force irrésistible la saisir. C’est lors de l’un de ces moments d’« inspiration divine » qu’elle façonna une autre sculpture. Il s’agit d’une grande tête qui offre des ressemblances stupéfiantes avec les statues de l’île de Pâques.
Sue ignore ce qu’il y a derrière cette aptitude artistique inexpliquée qui s’est emparée d’elle, ni où elle la mènera, ni si elle continuera dans cette voie. Ce dont elle est consciente, c’est qu’elle lui a apporté un sentiment de paix et la compréhension que dans toute chose se trouve une dimension qui lui était inconnue auparavant. Mais plus que tout, elle lui a réappris à avoir confiance.
[Le Maître de B. Creme a indiqué que la vision de lumière a été matérialisée par le Maître Jésus. Et le Maître qui fut la Madone a galvanisé Sue afin qu'elle fasse apparaître la statue dans le bloc de grès. L'énergie qui émane de cette statue vient de ce Maître.]
Lieu : Clifton Springs, Australie
Auteur : Janeece Kelsall, rédactrice en chef du magazine australien piritual Links
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Divers ()
