La lutte contre la faim

Partage international no 177mai 2003

Dans une mise en garde intitulée Le pire reste à venir, James T. Morris, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM), en appelle à la mobilisation de la communauté internationale devant la montée en flèche des situations d’urgences alimentaires et la forte diminution de l’aide alimentaire. Le 5 février 2003, s’adressant au Comité des relations étrangères du Sénat américain, à Washington, il a déclaré : « Nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim. Non seulement dans des situations d’urgence comme celles existant en Afghanistan, en Corée du Nord et en Afrique, où nous manquons souvent des fonds nécessaires, mais nous sommes en train de perdre la bataille contre la faim chronique qui torture l’existence de millions de familles victimes de la guerre ou de catastrophes naturelles. »

Selon J. Morris, cette situation provient essentiellement d’un manque de volonté, car il n’existe aucun obstacle réel qui puisse empêcher la communauté internationale de mettre rapidement un terme à la faim. « Il y a plus de nourriture que nécessaire dans le monde, a-t-il affirmé, et des millions de gens ont faim parce que les gouvernements ont fait de mauvais choix politiques. »

Le directeur du PAM demande un financement plus conséquent en faveur de l’aide alimentaire : « Alors que les fonds accordés par le PAM se sont accrus, cela n’a pas été le cas de l’aide alimentaire mondiale, a-t-il noté. En fait, au cours des trois dernières années, elle a réellement chuté d’un tiers, passant de 15 à 10 millions de tonnes. Les besoins en aide alimentaire d’urgence sont en augmentation et l’aide alimentaire est en régression. »

J. Morris a également réclamé des fonds pour nourrir les enfants dans les écoles, et il a insisté sur le rôle de l’alimentation dans la prévention des infections chez les victimes du sida, et dans leur capacité à maintenir leur activité, surtout en Afrique où la pandémie compromet la sécurité alimentaire. « Dans la plupart des communautés pauvres, ce que réclament en premier lieu les victimes du sida ce ne sont pas des médicaments, mais de la nourriture pour leur famille, pour leurs enfants affamés », a-t-il déclaré.


Sources : www.wfp.org
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)