Partage international no 451 – mars 2026
par Aart Jurriaanse
L’éditorial de notre numéro de janvier/février 2026, rappelait en quoi consiste la spiritualité selon Benjamin Creme, cette définition pouvant largement différer des conceptions conventionnelles.
Dans ce numéro de mars, nous nous concentrons sur un aspect que la plupart des gens ne mentionneraient probablement pas dans leur définition de la divinité : l’existence d’un groupe d’Entités hautement évoluées, œuvrant à superviser l’évolution de notre planète et à la guider vers l’accomplissement, à terme, du Plan de Dieu.
Les chapitres précédents de Bridges, l’ouvrage d’Aart Jurriaanse dont est extrait ce passage, couvraient un vaste éventail de sujets, comme la nature du cosmos, les différents plans d’existence, la constitution de l’homme incluant l’esprit, l’âme, et les plans éthériques de la matière, la vie, la mort, le processus de la mort, la continuité de la conscience après la mort, le tout fournissant à la fois une vue d’ensemble des enseignements de la Sagesse éternelle et des détails fascinants concernant l’homme en tant qu’individu – un véritable traité et un tour de force, du macrocosme au microcosme.
Nous avons choisi cette fois de nous tourner vers nos voisins, autrement dit vers le règne situé immédiatement au-dessus du règne humain : le « règne spirituel » également appelé la Hiérarchie spirituelle de notre planète. De quoi s’agit-il exactement ?
L’homme trouve difficile de concevoir, même vaguement, la nature de la Hiérarchie spirituelle qui gouverne notre système planétaire. Pourtant, notre Hiérarchie planétaire ne constitue elle-même qu’une subdivision de la vaste Hiérarchie solaire, laquelle à son tour fait partie intégrante d’une constellation cosmique encore plus vaste, s’étendant vers des horizons toujours plus larges et au-delà de toute imagination.
Dans ces sphères subjectives, d’innombrables Entités poursuivent leurs activités à des niveaux correspondant à leur stade d’évolution, et dans des conditions qui, selon les Sages, leur paraissent bien plus réelles et vitales que ce qu’ils décrivent comme notre « monde d’illusion ». Mais pour l’homme de la rue, toute référence à ces royaumes éthériques et à leurs habitants peut sembler pure fantaisie, et, selon lui, ceux qui croient à de telles « absurdités non prouvées » doivent être considérés soit avec ridicule, soit avec la sympathie réservée aux esprits simples. D’autres hésitent à se prononcer, car, qui sait, dans ce monde étrange qui est le nôtre, « tout est possible », et une part de vérité pourrait toutefois se cacher dans de telles affirmations ! Chez certains, une faible voix intérieure peut également mettre en garde contre une condamnation trop hâtive de ces croyances, et faire naître un doute :« Peut-être serait-il plus prudent d’en savoir d’abord un peu plus ». Quelle que soit votre motivation pour saisir ces concepts, essayez de garder l’esprit ouvert, laissez-vous guider par votre intuition tout en donnant à votre imagination la liberté de s’aventurer au-delà de votre environnement tangible immédiat. Notre vision et notre discernement sont limités, il y a tellement, tellement plus au-delà du réseau éthérique qui nous enveloppe. Combien sont chanceux ceux qui parviennent à transpercer cet épais rideau, pour obtenir ne serait-ce qu’une vue partielle de ce qui se trouve au-delà.
Il est des personnes qui croient en une guidance divine, qui reconnaissent l’existence d’un Être suprême ou de Dieu, et le considèrent comme le Tout-Puissant Souverain des Cieux. D’autres voient Dieu non seulement comme l’Absolu, mais aussi comme le seul Souverain, tout au plus assisté, éventuellement, par le Christ, ou Bouddha, ou Mahomet, ou quelque autre Prophète (selon le contexte religieux de l’observateur), et peut-être aussi quelques anges agissants en tant que messagers divins, mais pas davantage… Des cieux vastes et vides, avec Dieu régnant seul sur son trône.
Lorsqu’il est enseigné que cette Autorité suprême ne règne pas seule, mais qu’elle s’est entourée d’une vaste organisation chargée d’administrer et d’accomplir sa volonté, son dessein et son plan, beaucoup considèrent cela comme une forme de dénigrement, voire comme un sacrilège. Pourtant, si l’on examine la question sans préjugé, l’existence d’un tel corps exécutif n’apparaît-elle pas comme une évidence ? Réfléchissez-y.
Revenons un instant à l’image évoquée dans un article précédent, qui tentait de dépeindre l’immensité de l’univers, au sein de laquelle notre système solaire s’efface comme le plus infime des atomes. Serait-il si extravagant et déraisonnable de supposer qu’il existe ou devrait exister un système bien organisé à travers lequel le Tout-Puissant agirait, et qu’il pourrait utiliser comme canal d’expression et d’exécution de ses objectifs ? Selon la Bible, l’homme a été créé à l’image de son Créateur – cela se réfère à l’évidence, en premier lieu, à l’image et à la ressemblance de nature mentale et spirituelle, plutôt qu’à une quelconque ressemblance physique. L’une des caractéristiques les plus remarquables de l’homme, de plus en plus prononcée à mesure qu’il évolue, est son pouvoir croissant d’organisation. Quoi de plus logique que de conclure qu’il a reçu cette aptitude des plans spirituels, et de supposer que les royaumes subjectifs sont eux aussi régis et contrôlés par une vaste et parfaite organisation sous la direction du Tout-Puissant ?
Laissons un instant de côté le vaste univers et limitons-nous à une étude plus rapprochée de notre petite planète. L’étudiant a-t-il déjà imaginé que chaque forme est constituée de millions et même de milliards d’atomes, tous interconnectés par le réseau éthérique ? Ce maillage extraordinaire d’atomes, composé des règnes minéral, végétal, animal et humain fonctionne jour après jour, siècle après siècle, comme une machine parfaite, réagissant à des forces directrices divines et évoluant vers un but particulier qui restera à jamais une énigme pour l’homme. Mais ce développement ne peut se poursuivre que suivant un plan précis, sinon tout ce système d’interdépendance et d’interaction entre les différents règnes s’effondrerait en un rien de temps. La direction de ce plan divin global, avec tous ses détails, doit donc certainement supposer l’existence d’une organisation subjective vaste et très efficace.
Dans son ignorance aveugle, l’homme, pourtant doté d’un « libre arbitre » et de pouvoirs latents dont il n’a heureusement pas encore pleinement conscience, a, à de nombreuses reprises, fait apparemment de son mieux pour perturber cet équilibre naturel et créer un état de confusion. Il suffit de penser aux guerres constantes et aux destructions qu’il a provoquées, aux explosions nucléaires dont il a été responsable, ou encore à l’exploitation effrénée des forêts du monde et de nombreuses autres ressources naturelles. Pourtant, malgré tout cela, il est surprenant de constater combien la Nature parvient toujours à rétablir une certaine forme d’équilibre. Cela ne constitue-t-il pas une preuve évidente des pouvoirs extraordinaires et de grande envergure de cette agence subjective, qui maintient un contrôle ordonné en dépit des nombreuses perturbations temporaires causées par les stupidités humaines ?
Comme autre exemple de la coordination planifiée émanant de royaumes cachés, considérez la fleur, l’un des produits « simples » et courants que nous offre la nature, si abondante, embellissant notre monde de ses innombrables variations. Pensez à sa forme délicate, ses couleurs et son parfum ; considérez les nombreux et fantastiques procédés que la nature a conçus pour la fécondation et la reproduction des plantes, chacune demeurant fidèle à son type et à son espèce pour former un spécimen parfait. Certes, la botanique a beaucoup appris sur la physiologie et l’anatomie des plantes, et la génétique a défini certaines des lois héréditaires auxquelles elles sont soumises, mais l’homme ignore encore tant de choses sur la vie végétale… La science n’a découvert que tout récemment que les plantes possèdent elles aussi un corps éthérique, et que les réactions enregistrées dans ce corps vital ressemblent étroitement aux émotions et à la conscience telles qu’elles se manifestent dans les règnes supérieurs.
L’enseignement des Sages porte également sur l’évolution des Dévas, lesquels sont responsables de la construction de toute forme dans l’expression matérielle. Ce règne des dévas ou des anges, qui inclut les royaumes très réels des fées, des gnomes, etc., bien qu’étroitement associé aux activités humaines, doit cependant être considéré comme un domaine d’étude distinct. Ce sujet n’est mentionné ici que pour indiquer l’existence d’une évolution parallèle et relativement peu explorée, qui, sur différents plans, est étroitement liée à la Hiérarchie responsable de l’évolution humaine.
Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Divers ()
