La fusion à froid : un procédé en accord avec les lois de la nature

Partage international no 9mai 1989

Le 23 mars une équipe de scientifiques anglo-américains, fit connaître un nouveau procédé révolutionnaire de fusion nucléaire utilisant de l’eau lourde à température ambiante.

Ce procédé de «  fusion à froid », ainsi qu’il est fréquemment décrit est tellement nouveau et inattendu que même les plus grands dans le domaine de la recherche sur la fusion ont été pris par surprise. Jusqu’à présent, il était considéré que la fusion nucléaire ne pouvait se faire qu’à des températures extrêmement élevées — à des millions de degrés. Cependant cette découverte n’a pas pris tout le monde au dépourvu, car elle corrobore une prédiction donnée il y a dix ans, en 1979 : « Le processus de fusion est la méthode de l’avenir immédiat. Il utilisera une forme d’énergie nucléaire dérivée d’un simple isotope d’eau. Il est sûr et on le trouve en abondance dans l’eau des océans et des rivières du monde. Cette fusion nucléaire n’utilise pas la chaleur, mais un procédé à froid, et sera utilisé dans peu de temps; pas immédiatement, mais dans les cinq à dix ans à venir. » (extrait de La Réapparition du Christ et des Maîtres de la Sagesse, de Benjamin Creme.)

La réaction du monde scientifique à cette découverte fut enthousiaste, mais contenue. Enthousiaste parce qu’un tel procédé — de fusion nucléaire — permettrait l’usage d’une ressource potentielle d’énergie bon marché, illimité et propre. Retenue, parce que l’on est encore loin d’avoir prouvé irréfutablement que cette découverte faite par Messieurs Fleischmann et Pons, électrochimistes, permet bien d’utiliser ce procédé. Ces deux points de vue sont tout aussi réalistes, étant donné que les découvertes dans un domaine aussi complexe nécessitent habituellement un long laps de temps d’attente entre leur conception et leur mise en œuvre sur une large échelle. Il en est de même dans ce cas. Selon l’information donnée par le Maître de Benjamin Creme, le procédé actuellement à l’étude peut être vu comme un grand pas fait dans la bonne direction, il ne s’agit néanmoins que d’une étape intermédiaire et non de la réalisation finale que la Hiérarchie envisage.

Même dans le cas présent, il n’est pas trop tôt pour commencer à envisager toutes les conséquences qu’un procédé de fusion nucléaire approprié aurait pour l’humanité. Premièrement, cela signifierait que nous pourrions en finir (et cela ne serait pas trop tôt) avec la pratique habituelle d’une production d’énergie par fission atomique. Quoiqu’en disent ceux dont les intérêts sont liés aux usines nucléaires, celles-ci peuvent entraîner de véritables désastres, alors que nos moyens pour face à des dangers immanents et à une destruction sans risque des déchets atomiques sont très limités. Les accidents de Three Mile Island, Chernobyl et Sellafield pour n’en citer que quelques-uns, nous ont peu à peu fait prendre conscience de ce fait, à tel point que le groupe de pression favorable à la construction de nouveaux réacteurs atomiques est de plus en plus sur la défensive. Espérons que la simple idée de pouvoir, dans l’avenir immédiat, produire de l’énergie par la fusion atomique, suffira à mettre un terme à la génération actuelle des usines nucléaires.

Mis à part ces considérations, les implications socio-économiques d’une énergie facilement disponible, sûre et bon marché sont immenses. Actuellement, l’énergie est rare et de puissants intérêts politiques et financiers sont liés à sa possession et à son contrôle. Il est facile d’imaginer à quel point seront affectées les présentes structures si l’énergie pouvait être obtenue, sans trop de problèmes, au moyen de réserves d’eau illimités sur notre planète. Si, pour la machine qu’est devenue notre société moderne dans le domaine des transports, de la production industrielle, du chauffage et de l’éclairage, une source d’énergie bon marché devenait disponible, toutes les relations de pouvoir seraient remises en question.

Cela nous donnerait, bien sûr, une occasion en or de régler nos « déficits liés au développement », et mettrait fin à la dépendance des pays du tiers monde, pauvres en ressources naturelles. La large disponibilité d’une telle énergie arrêterait rapidement un déboisement incontrôlé (responsable de la désertification), et d’autres formes de destruction de l’environnement naturel. Mesure devenu urgente et nécessaire. Un de ces effets sur la vie quotidienne serait de libérer les femmes et les enfants de nombreux pays du travail épuisant et absorbant de rechercher de plus en plus loin de la matière combustible.

La mise en œuvre réussie de ce procédé, qui promet beaucoup pour l’humanité, dépend de notre désir de le rendre disponible pour tous. Dans les circonstances actuelles, les détenteurs d’intérêts investis dans le nucléaire seraient tentés de se protéger en la gardant sous leur seul contrôle.

Il est cependant rassurant de penser, et de plus, ce n’est pas une simple coïncidence, que la découverte de Fleischmann et Pons n’aboutira — à en juger les apparences — que lorsque l’humanité aura eu l’occasion de mettre à profit les conseils de Maitreya, et de délibérément choisir une autre voie. Si nous prenons à cœur ses recommandations, cette nouvelle énergie peut devenir, à bien des égards, le lubrifiant social d’une nouvelle société. Symboliquement, il n’est pas sans signification, tandis que nous entrons dans une ère nouvelle, que la science de la fusion remplace la technique plus ancienne de la fission. La fission atomique — la technologie de pointe que nous avons développé dans cette ère qui se termine — montre bien la façon dont nous agissons avec la nature sous toutes ses formes : d’une manière destructrice. Dans notre nouvelle approche nous n’irons plus contre elle, mais avec elle : fusionnant, harmonisant et créant. Aujourd’hui, nous nous comportons comme les ennemis de la nature, demain nous deviendrons ses gardiens.


Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Editorial ()