Partage international no 405 – mai 2022
par Le Maître –
par l’entremise de Benjamin Creme
Tôt ou tard, les nations et leurs dirigeants toucheront du doigt la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience les amènera à une approche totalement nouvelle des problèmes auxquels ils sont actuellement confrontés, ce qui leur permettra de les résoudre plus facilement et avec plus de sagesse. Progressivement, ce changement de perspective conduira au remplacement de l’affrontement et de la compétition féroce d’aujourd’hui par la compréhension mutuelle et la coopération.
Il faut bien dire que toutes les nations n’avanceront pas à la même allure dans cette direction, mais l’efficacité de la méthode et le bon sens sur lequel elle repose finiront par convaincre même les plus récalcitrants qu’elle est profitable pour tous. Chaque pas effectué dans ce sens consolidera ce processus et hâtera le mouvement vers la coopération. De cette manière, on verra se développer une relation plus saine entre les nations, ce qui avec le temps favorisera l’instauration d’un véritable sentiment de fraternité. Parmi les petites nations, nombreuses sont celles qui reconnaissent d’ores et déjà la réalité de cette interdépendance, mais leur capacité à se faire entendre est limitée par leur manque de puissance. Quant aux grandes nations, elles traitent par le mépris de telles idées, leur orgueilleuse autosuffisance les aveuglant à la vérité de leur relation avec le reste du monde.
L’homme n’évolue que lentement et a besoin de temps et d’expériences répétées pour faire des progrès significatifs, mais c’est là précisément ce qui rend ses avancées stables et permanentes. Les Nations unies constituent bien sûr le forum où les petites nations sont censées pouvoir faire entendre leur voix ; mais cela ne deviendra possible que lorsque le Conseil de sécurité, avec son veto arbitraire, aura été aboli. Ce Conseil n’a plus de raison d’être, et doit bientôt céder la place à une assemblée des Nations unies affranchie des abus de pouvoir comme du droit de veto. Nous verrons alors les nations agir librement, sans les restrictions imposées par le veto des grandes puissances qui cherchent à faire primer leurs propres intérêts.
Ceux qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à son absence aux Nations unies. Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont uns, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le régir. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L’homme se tient au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation à ceux qui cheminent avec lui sur la voie d’une gestion sage et éclairée des ressources de ce monde d’abondance.
Nous, vos Frères aînés, vous aiderons à effectuer ce changement. Maitreya mettra les hommes en garde contre les conséquences de leur inaction face à la nécessité de transformer le monde. Il montrera que s’ils ne changeaient pas de direction l’avenir serait difficile, et même des plus sombre. Il les inspirera pour qu’ils prennent conscience de leur interdépendance, de la réalité de leur fraternité.
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles sur quantité de sujets. Les Maîtres de Sagesse écrivent de manière intemporelle, et nombre de ces textes semblent aussi actuels que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
Thématiques : peuples et traditions
Rubrique : Articles du Maître — ()
