Partage international no 249 – mai 2009
Une autre école de pensée parmi les neuroscientifiques indique que le cerveau a besoin de donner un sens et de chercher à mettre en place un système de croyances cohérent pour appréhender le monde extérieur, ce qui aboutit à l’élaboration de la foi religieuse. Ici la foi devient un effet secondaire du comportement du cerveau. La croyance en Dieu, affirment-ils, est simplement une manifestation de cette tendance biologique innée qui rend le cerveau humain si intelligent et adaptable.
Les études les plus récentes (publiées dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences) ont analysé les schémas cérébraux de volontaires à qui l’on avait demandé de penser à des problèmes et à des sujets d’ordre religieux et moraux. Grâce à une machine à imagerie par résonance magnétique, qui peut identifier les zones les plus actives du cerveau, les chercheurs ont découvert que les personnes provenant d’horizons religieux différents, ainsi que les athées, utilisaient tous les mêmes zones de circuits électriques dans le cerveau afin d’appréhender un problème d’ordre moral. Ces mêmes circuits étaient utilisés lorsque des personnes religieuses pensaient à des questions en rapport avec Dieu.
L’étude a montré que plusieurs zones du cerveau sont concernées par les croyances religieuses. Une de ces zones est située dans les lobes frontaux du cortex – qui sont uniquement propres aux humains – et une autre dans les régions plus anciennes situées plus en profondeur dans le cerveau, que les humains partagent avec les grands singes et d’autres primates.
Sources : The Independent, G.-B.
Thématiques : Sciences et santé, religions
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
