La dette des pays pauvres sera effacée

Partage international no 13septembre 1989

« La dette des pays pauvres sera effacée. Il n'est pas possible de faire autrement », déclaration publiée dans Partage International de mai 1989.

A regret, les pays industrialisés commencent à accepter l'idée que les pays endettés n'ont pas la possiblité, en appliquant des mesures d'austérité, d'épargner suffisamment d'argent pour régler le problème d'une dette qui grossit continuellement.

Se démarquant de son ancienne politique, le président Bush a déclaré que la dette des pays africains (sub-sahariens) envers les Etats-Unis serait effacée. Selon les derniers chiffres, les prêts des Etats-Unis à ces pays totalisent un montant de 4,5 millions de dollars. Les Etats-Unis vont annuler une somme d'environ 1 million, ce qui représente les prêts qu'ils ont accordés pour le programme de développement. Les Etats-Unis s'étaient précédemment opposés à l'annulation de cette dette et étaient plutôt favorables à des délais supplémentaires permettant aux pays du tiers-monde de rembourser.

Un autre pas franchi dans la voie de l'annulation de la dette est un nouvel accord entre le Mexique et les banques internationales. A la demande des Etats-Unis, ces banques ont accepté de diminuer le poids de la dette du Mexique: le montant des intérêts annuels a été ramené approximativement de 4,5 à 3 millions de dollars. Cependant, malgré cette mesure, la quantité d'argent qui sortira du Mexique pour alimenter les caisses du riche Nord sera toujours plus importante que ce qui rentrera. Pour régler véritablement le problème de la dette, il est nécessaire de faire beaucoup plus. Le président français, M. Mitterand, a fait des suggestions à ce sujet, lors de la récente réunion au sommet des sept pays les plus industrialisés qui s'est tenue à Paris; mais les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l'Allemagne de l'Ouest ont appliqué leur droit de veto. Pour qu'un premier pas soit accompli vers un règlement définitif du problème, un cercle d'études de l'Institut Mondial pour la Recherche du Développement Economique a proposé que 50 millions de dollars soient mis de côté.

Le Japon, qui avait déjà fait savoir qu'il donnerait d'ici trois ans, 30 millions de dollars aux pays en voie de développement, a promis d'y ajouter 35 autres millions. Une partie de cet argent servira à financer la réduction de la dette. Le porte-parole japonais, M. Taizo Watanabe, a déclaré que son pays avait trois raisons pour le faire : l'amour de l'humanité, la conscience de ses responsabilités et l'espoir en l'avenir.


Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)