Partage international no 227 – juillet 2007
« L’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cœur le rôle de gardien de leur évolution. Les méthodes actuelles motivées par l’appât du gain – déforestation, dégradation des sols, surpêche – disparaîtront à jamais. » [Le Maître de B. Creme, PI, déc. 1985]
D’après un article de Daniel Howden paru dans le journal britannique Independent, la destruction accélérée des forêts tropicales, qui forment une bande plus fraîche autour de l’équateur, est maintenant reconnue comme étant l’une des causes principales du changement climatique. Sur la base d’un rapport récent du Global Canopy Programme, qui regroupe des spécialistes de la forêt tropicale, D. Howden avance que les émissions de carbone provenant de la déforestation dépassent de loin les dommages causés par les avions, les automobiles et les industries. La destruction des forêts tropicales constitue la seconde source de gaz à effet de serre après les émissions de l’ensemble du secteur énergétique. La combustion des forêts intervient pour environ 25 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre.
Un arrêt de la déforestation permettrait de réduire les émissions sans nécessiter de nouvelles technologies. Ce qu’il faut par contre, c’est une volonté politique et des mesures d’encouragement qui feront que les arbres debout auront plus de valeur aux yeux des gouvernements et des individus que ceux qui sont abattus. D’après les dernières données disponibles, 200 000 km² de forêts, près de la moitié de la superficie de la France, sont détruits chaque année, ce qui dégage 200 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
La préservation des forêts ne figure pas dans le protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre et est exclue des marchés du carbone encouragés récemment dans un rapport du Groupement international sur l’évolution du climat afin de réduire le réchauffement climatique.
Selon D. Howden, « les marchés internationaux poussent à une agriculture intensive qui elle-même mène inexorablement à la déforestation. La préservation de forêts ne joue aucun rôle au niveau du commerce international. Les spécialistes de la forêt tropicale demandent l’inclusion immédiate des forêts dans les marchés internationaux du carbone afin de fournir des incitations financières pour mettre un terme à la destruction des forêts. Mettre un prix sur le carbone que ces forêts retiennent constitue la seule manière de ralentir leur destruction. »
Hylton Philipson, administrateur du Rainforest Concern, explique : « Dans un monde où nous assistons à un choc majeur entre la sécurité alimentaire, énergétique et environnementale, et où il est possible de gagner de l’argent dans le secteur alimentaire ou énergétique tandis qu’il n’est pas possible de générer des revenus à partir des forêts, il est évident que ce seront ces dernières qui seront sacrifiées. »
Sources : The Independent, G.-B.
Thématiques : environnement, politique
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
