La crise mondiale de l’eau

Partage international no 154juin 2001

« Il n’y aura de changement que lorsque nous aurons cessé de mal employer les ressources de la planète et commencé à mettre en œuvre le principe de partage, créant ainsi un nouvel équilibre dans le monde. » [Partage international, novembre 1993]

Selon un récent rapport de l’organisation britannique Tearfund, il existe une disproportion croissante entre les ressources et la demande en eau. Cela pourrait avoir pour conséquences, entre autres, de rendre la nourriture inabordable pour plus d’un milliard d’individus, par suite de la hausse des coûts de production.

Intitulé Vivre sans eau (ou gérer la pénurie), ce rapport prévoit que d’ici 2025, cette pénurie menacera deux personnes sur trois et pourrait même faire apparaître une nouvelle catégorie de réfugiés : les « réfugiés de l’eau », qui quitteront par millions leurs terres desséchées à la recherche d’eau potable.

La pénurie en eau devient alarmante. On constate déjà, en effet, que :

– Vingt millions de personnes appartenant à six pays d’Afrique centrale et occidentale dépendent du lac Tchad, un lac qui s’est rétréci de 95 % en 38 ans.

– Deux villes chinoises sur trois font face à de sévères pénuries d’eau.

– En Iran, la sécheresse pourrait provoquer un exode de 60 % de la population rurale.

– Le niveau de la Mer d’Aral, autrefois l’une des plus grandes mers intérieures au monde, a vu son niveau baisser de 16 mètres, et sa superficie divisée par deux.

Plus d’un milliard d’êtres humains, soit 18 % de la population mondiale, n’ont pas accès à l’eau salubre. Conséquence directe, 2,2 millions de personnes meurent chaque année de diarrhée – pour la plupart des enfants des pays en développement.

« L’eau fait partie des droits fondamentaux de l’homme. Sans elle, les sociétés périclitent et les hommes meurent, déclare Joanne Green, de Tearfund. Or, nous sommes aujourd’hui au bord d’une crise mondiale qui pourrait priver d’eau potable des milliards d’êtres humains. »

Le rapport cite un certain nombre de causes à cette crise imminente ; en premier lieu vient l’échec de nombre de pays en développement à gérer leurs ressources en eau et à investir dans les équipements nécessaires. L’exemple le plus flagrant est celui de l’Inde, où Delhi pourrait avoir épuisé ses réserves dans les 15 ans à venir. Autre cause, la croissance démographique, comme en Chine, où l’on prévoit un passage de la population de 1,2 à 1,5 milliard d’habitants en dix ans, avec un accroissement de la demande en eau de 66 % pour la même période. A quoi il faut ajouter le réchauffement planétaire, qui s’accompagnera d’une augmentation de la sécheresse et d’une extension des déserts.

Tearfund se félicite de l’action menée pour parer à cette crise par le gouvernement britannique, qui s’est donné pour objectif de diviser de moitié, d’ici 2015, le nombre des personnes privées d’eau potable. Elle demande que ce problème soit mis parmi les priorités lors du Sommet mondial du développement durable qui se tiendra en 2002.


Sources : BBC, News Online. Pnue
Thématiques : Société, environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)