Partage international no 191 – juillet 2004
Dans le cadre de ce que le New York Times décrit comme « un programme social d’un genre nouveau qui se répand rapidement à travers l’Amérique latine », le Brésil, sous la conduite de son président Lula da Silva, a augmenté de façon spectaculaire son programme de transferts de revenus en faveur de ses citoyens les plus pauvres.
Le gouvernement verse de petites sommes aux familles les plus défavorisées, qui leur permettront d’acheter des biens de première nécessité comme du riz, du sucre, des pâtes et de l’huile, celles-ci s’engageant en retour à scolariser durablement leurs enfants et à leur assurer un suivi médical sérieux. Cette bolsa escola (bourse scolaire), change radicalement les choses dans les régions du nord-est du pays, qui connaissent le plus fort taux de pauvreté rurale de l’Amérique latine. Le gouvernement prévoit de faire bénéficier 45 millions de Brésiliens de ce programme d’ici 2006, soit environ un quart de sa population.
Cette version brésilienne des allocations familiales s’est répandue dans un certain nombre de pays, comme le Nicaragua, le Honduras et le Mexique, où elle connaît d’ores et déjà des résultats impressionnants. L’International Food Policy Research Institute (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, association américaine à but non lucratif), a constaté qu’au Mexique, les enfants de familles bénéficiant de ces allocations sont mieux nourris, donc en meilleure santé, et restent plus longtemps à l’école. Ce programme touche désormais plus de 20 millions de Mexicains.
Ces politiques d’allocations familiales ciblées traduisent, selon Nancy Birdsall, présidente du Center for Global Development (groupe de recherche à but non lucratif basé à Washington), le souci général des responsables sud-américains de prendre en compte les besoins des catégories les plus défavorisées. Elles constituent, en quelque sorte, des « accélérateurs miracles » du développement. « A chaque décennie, déclare-t-elle, on voit apparaître une initiative décisive, et ces mesures en sont certainement une illustration. »
Sources : New York Times, Etats-Unis
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
