Partage international no 442 – juin 2025
Nous voici mi-2025, année 2025 qui marque à la fin du premier quart du XXIe siècle. Nous nous acheminons vers un avenir plein de perspectives extraordinaires, chaque choix, chaque acte et chaque geste comptent plus que jamais. Les gens le sentent. Notre époque revêt un caractère particulier. Nous sommes à l’aube d’un événement capital, d’un tournant.
Dans son article « Que la lumière soit », le Maître de Benjamin Creme (BC) écrit : « Chaque siècle rapproche l’homme de son but : la manifestation, dans toute sa perfection, de la Lumière de Dieu. » N’est-ce pas étonnant ? Nous sommes des êtres de lumière. Il poursuit : « Au plus profond de chacun de nous demeure pareille lumière, n’attendant que l’occasion de rayonner autour d’elle. En chacun luisent les potentialités du Cosmos tout entier. »
Quelle que soit votre perception de l’état actuel du monde, qu’il vous paraisse brutal ou plein de bonne volonté et de coopération, il est indéniable que la beauté, la grandeur et le triomphe de la lumière sont le but ultime. Et pourtant, à ce stade, nous semblons frôler la catastrophe à bien des égards.
C’est justement en exprimant autant de lumière que possible, que nous nous élevons et contribuons à faire avancer la communauté mondiale vers des solutions qui doivent bénéficier à tous. Il ne s’agit pas de négliger ou d’occulter les éventuelles difficultés à venir. Nous devons impérativement défendre la justice, la vérité et l’Etat de droit. Le silence est synonyme de complicité ; l’apathie permet à la tyrannie de se développer sans contrôle. En nous laissant distraire, en laissant des dirigeants corrompus nous divertir ou nous déstabiliser, nous remettons la planète et notre avenir collectif entre les mains du 1 % cupide et assoiffé de pouvoir.
« En finir avec la corruption » est le titre du deuxième article du Maître de BC, publié dans ces pages. Quelle idée révolutionnaire ! A l’heure actuelle, elle pourrait sembler naïve. Pourtant, cet article questionne : « Face à une corruption omniprésente, comment imaginer instaurer la confiance, sans laquelle l’avenir de l’homme serait particulièrement sombre ? Sans confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre habitat planétaire ne seraient jamais prises. »
Alors que la confiance, la vérité, les libertés fondamentales, la démocratie et les droits de l’homme sont systématiquement et délibérément minés par des dirigeants autoritaires et corrompus, partout dans le monde, alors que l’électorat mondial est encouragé à rejeter « l’autre » et l’étranger, le Dr Bandy Lee analyse l’état psychologique des dirigeants et l’effet dévastateur de la folie du tyran sur le peuple, déstabilisé, confus et poussé au ressentiment et à la haine. Nous savons que le « mirage est contagieux ». Nous savons que la « pensée de groupe » existe et nous constatons que l’on peut partager les fausses idées aussi facilement que les faits réels.
Ce numéro est également plein d’espoir, mais il faut agir, avec détermination, résister à la négativité et prendre conscience de la réalité. Rappelons le célèbre avertissement de George Orwell (tiré de son livre 1984) : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Nous constatons sa prescience tant la « novlangue » est aujourd’hui omniprésente. Pour cette raison, nous publions dans ce numéro une liste des signes précurseurs du fascisme.
On peut réfuter le mot « fascisme », pourtant les gens font l’expérience de vivre dans un « monde à l’envers » où rien n’est ce qu’il semble être. Nous savons, grâce à BC et au Maître tibétain, qu’une caractéristique clé du plan astral est que le réel y est inversé. Ce qui est faux semble vrai (d’où la fréquence dans la politique actuelle de la notion de projection psychologique). Tout est vu et vécu « à l’envers ». Dans cette dystopie folle et incertaine, il n’y a pas de faits mais des opinions, pas de vérité sauf celle de sa tribu. La science n’est plus réelle, la loi n’a pas d’autorité, la justice et la politique s’achètent et se vendent. G. Orwell a mis en garde contre un Etat totalitaire dont l’objectif est de semer la confusion, d’affaiblir et de détourner l’attention afin que les autorités puissent facilement contrôler le peuple par la propagande, l’aliénation et la surveillance.
A ce mal, une cure est l’humanité elle-même, dans ce qu’elle a de meilleur : « Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les peuples ont soif d’une nouvelle connaissance d’eux-mêmes et de Dieu. » (« Que la lumière soit », par le Maître de BC)
Toujours dans ce numéro, nous voyageons dans l’espace et en apprenons davantage sur la nature du cosmos et sur ce qui rassemble l’humanité en un seul être. Nous célébrons la vie du pape François et, alors que des millions de personnes pleurent sa disparition, nous pleurons pour Gaza en sachant que nos larmes sont pitoyables si elles ne sont pas accompagnées d’actes d’aide et de soutien.
La variété des articles et des points de vue de ce numéro ont de quoi surprendre. En effet, même dans les articles du Maître de BC, nous mettons en évidence le meilleur et le pire – la Lumière présente dans chaque humain et d’autre part la corruption qui lui fait obstacle.
Au fil des ans, ceux qui ont travaillé avec Benjamin Creme et qui, avec lui et par son entremise ont connu son Maître, en sont venus à les aimer tous les deux, ainsi que leur travail constant pour aider et guider l’humanité, par leur amour, leur sagesse et leur humour. Leurs paroles inspirent l’espoir, qui est source et force motrice de l’action en faveur de notre planète et de ceux qui souffrent.
Thématiques : Editorial
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