Partage international no 337 – septembre 2016
La Journée mondiale de l’alimentation est célébrée chaque année le 16 octobre par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Atteindre la sécurité alimentaire est central pour la FAO qui vise à éradiquer la faim et la malnutrition, et à assurer un accès régulier à une nourriture de qualité, indispensable pour mener une vie saine et active. Le message global pour 2016 est : « Le climat est en train de changer. L’alimentation et l’agriculture doivent faire de même. » Lors de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, la sécurité alimentaire a été considérée comme un domaine d’action prioritaire. L’objectif est d’arriver à la Faim Zéro au niveau mondial en 2030, mais la FAO prévient qu’il ne sera pas atteint sans traitement du changement climatique. Des sécheresses, des inondations et des catastrophes climatiques de plus en plus importantes détruisent les ressources alimentaires des personnes les plus pauvres du monde. La FAO estime que la production agricole devra augmenter d’environ 60 % pour nourrir une population mondiale de 9,6 milliards d’habitants en 2050. Pour atteindre cet objectif, l’agriculture et les chaînes alimentaires devront s’adapter aux changements climatiques en devenant plus robustes, plus productifs et plus durables.
L’agriculture durable implique d’« adopter des pratiques qui produisent plus avec moins d’intrants pour une même surface et en utilisant les ressources naturelles à bon escient ».
L’élevage contribue à près de deux tiers des gaz à effet de serre d’origine agricole et à 78 % des émissions de méthane. Plus d’un tiers (1,3 milliard de tonnes) de la nourriture produite chaque année au niveau mondial est perdu ou gaspillé avant d’atteindre le stade de produit final destiné au consommateur. Le méthane émis par la nourriture en décomposition a un effet de serre 23 fois plus important que le dioxyde de carbone. Les mesures visant à réduire les pertes de produits alimentaires incluent l’amélioration des méthodes de récolte, d’entreposage, d’emballage, de transport, d’infrastructures, des mécanismes de marché, ainsi que des cadres institutionnels et juridiques.
Chacun peut contribuer à atténuer les effets du changement climatique sur l’approvisionnement alimentaire. La FAO estime que les consommateurs éthiques peuvent faire une réelle différence en changeant au moins quatre habitudes quotidiennes telles que gaspiller moins de nourriture, diversifier son régime alimentaire en mangeant moins de viande et plus de légumineuses, maintenir les populations de poissons, acheter bio, être économes en énergie, utiliser des panneaux solaires, acheter en fonction des besoins réels, conserver les aliments à bon escient, apprendre à utiliser les restes, faire du compost végétal, faire ses achats localement, être un éco-voyageur, recycler.
Lors de la Journée mondiale de l’alimentation, la FAO invitera les pays à inclure l’alimentation et l’agriculture dans leurs plans d’action pour le climat et à investir davantage dans le développement rural avant la prochaine COP22, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra en novembre 2016 à Marrakech (Maroc).
Date des faits : 16 octobre 2016
Sources : un.org
Thématiques : environnement
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
