Jésus, le plus authentique des démocrates

Partage international no 218octobre 2006

par Murdo McDonald-Bayne

En septembre 1944, à Johanesburg, le Dr. Murdo MacDonald-Bayne donna une conférence intitulée : « Les principes de base permettant la résolution des problèmes personnels et la reconstruction du monde ». Il plaida avec passion pour que chaque individu assume la responsabilité de ce qui se passe dans le monde. Par bien des aspects, les solutions qu’il propose font écho aux priorités de Maitreya et à sa recommandation : « L’homme doit agir et mettre en œuvre sa volonté. » Ces solutions sont aujourd’hui tout aussi pertinentes et urgentes qu’à l’époque où il les a présentées.

Le Dr  Murdo MacDonald-Bayne (1887-1955) était un initié de degré 2,0 et avait été préparé au Tibet par les Maîtres. C’était à la fois un guérisseur renommé et l’auteur de nombreux livres, notamment Beyond the Himalayas (Au-delà de l’Himalaya) et Divine Healing of Mind and Body (La guérison divine de l’esprit et du corps). Il a fondé des centres dans le monde entier afin de propager « les véritables enseignements du Christ ». Les extraits suivants ont été publiés dans l’appendice de son ouvrage I Am The Life (Je suis la vie1)

« Il est essentiel que chaque individu prenne conscience de sa place dans l’ordre des choses, qu’il comprenne qu’aucune amélioration durable sur le plan des relations humaines ne pourra se produire tant qu’il ignorera qu’il n’y a pas de séparation entre lui et les autres hommes.

Aujourd’hui, le monde se dispute sur des choix de société, mais cette querelle est loin d’être nouvelle ; en fait, elle est aussi vieille que la société elle-même, car, au fil des siècles l’homme a toujours lutté pour la liberté, pour le droit de vivre. Les faits dont nous sommes témoins ne sont que les résultats des actions d’hier, et quels que soient les remèdes que nous leur apporterons, ils ne soigneront pas les maux de notre monde en faillite spirituelle. Nous en sommes responsable, que nos actes conduisent ou non à une nouvelle guerre mondiale. Y a-t-il une solution ? Oui, les Maîtres nous montrent le chemin.

La Lumière est une qualité essentiellement individuelle, car chaque individu doit voir la lumière avant qu’elle puisse s’instaurer dans le monde, et que nous puissions devenir cette lumière. Nous devons montrer l’exemple par notre vie, et pas seulement par nos prêches.

Le monde s’efforce d’obtenir la paix en répartissant les nations en deux camps armés et opposés : les nantis et ceux qui, n’ayant rien, veulent tout avoir. Il n’y a vraiment pas grande différence entre eux. Mais les fondements de la guerre ne sont pas ceux de la paix : il est impossible d’obtenir une paix durable en gardant l’œil rivé sur la pointe d’une baïonnette. On ne pourra éradiquer la guerre qu’en coopérant librement pour s’attaquer systématiquement et sans égoïsme à ses causes. C’est seulement lorsque nous serons capables de nous aimer et de nous assister les uns les autres – au lieu de nous craindre et de nous haïr – que nous pourrons espérer bannir le malheur et la souffrance que nous avons nous-mêmes créés.

Si l’on doit justifier l’actuel sacrifice, colossal, de vies humaines au nom de la démocratie, alors faisons l’impossible pour fonder une démocratie mondiale en devenant nous-mêmes d’authentiques démocrates. Jésus était le plus authentique des démocrates. Le Sermon sur la montagne est le seul fondement possible d’une vraie démocratie mondiale – et cette véritable démocratie n’a encore été expérimentée ni individuellement, ni collectivement.

Nos besoins sont par nature dualistes : individuels et collectifs. Sur le plan collectif, il nous faut un système financier et commercial qui serve les peuples au lieu de les asservir, qui évite les guerres au lieu de les provoquer. Sur le plan individuel, nous devons cesser d’exploiter nos semblables, aider davantage les autres, et moins rechercher la gratification de notre petit ego.

Nous devons veiller à ce que la radio, la presse et les voyages servent à créer de bonnes relations internationales, au lieu de causer des dissensions par des propagandes hostiles […].

Nous devons nous assurer que les personnes ou les groupes dont la priorité n’est pas le bien-être de l’humanité, et qui ne reconnaissent pas la valeur de la spiritualité, n’occupent de position prépondérante ni à l’échelon national, ni à l’échelon international. Désormais, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre notre temps à rapiécer de vieux systèmes usés, des croyances ou des cultes qui n’ont plus d’utilité, ou qui ont échoué lamentablement. Nous ne pouvons pas attendre que d’autres nous montrent le chemin : nous devons nous rendre compte que rien ne peut résister à l’union de nos volontés, parce que Dieu est avec nous : son plan, sa puissance, sa Sagesse, son Amour.

Chacun d’entre nous doit consacrer ses énergies à l’œuvre de construire un monde nouveau et meilleur constitué en fraternité – un monde assurant à tous, en permanence, la santé, le bonheur, la sécurité et la paix. Et cela doit commencer par nous-mêmes, au sein de nos associations, dans nos foyers, nos entreprises et notre vie quotidienne.

Sur le plan individuel, nous ne devons pas manquer une occasion de nous perfectionner dans la connaissance de la vie, afin de contribuer réellement à l’établissement d’un meilleur ordre des choses. Sur le plan communautaire, nous devons tous accepter notre responsabilité de citoyens du monde et orienter notre intelligence et nos efforts vers l’émancipation de l’humanité, sachant que chaque individu a droit à la sécurité et à la liberté, à la santé, au savoir et aux richesses culturelles. Nous devons décider que désormais les ressources mondiales seront moissonnées dans le but constructif et bénéfique de servir l’humanité et non pour notre asservissement – que désormais nos actes seront dominés par l’amour de notre prochain davantage que par l’amour de nous-mêmes. »

1. Edition révisée publiée par Mystica Publication (N-Z  ISBN 978-0-9582700-3-8 (2006)

Auteur : Murdo McDonald-Bayne,
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Divers ()