Partage international no 349 – septembre 2017
Naomi Klein, journaliste et auteure du nouveau livre Dire Non, et après, a interviewé le leader travailliste britannique Jeremy Corbyn à Londres (cette interview a été intégralement publiée dans The Intercept, en juillet 2017).
Lorsque N. Klein a demandé à J. Corbyn ce qu’il pensait des tentatives du Parti conservateur britannique de récupérer ses idées politiques afin de séduire les jeunes électeurs, sa réponse immédiate a été : « Eh bien, la justice sociale n’est pas brevetée, c’est une vue d’ensemble plus grande que les seules questions individuelles. »
Ce qui suit est une sélection de réponses données par Jeremy Corbyn au cours de l’interview :
« L’état du monde est un enjeu crucial. Il s’agit de ce que nous faisons pour régler les injustices, les inégalités et la pauvreté, et par-dessus tout, l’espoir et les opportunités pour les jeunes. L’espoir qu’ils puissent aller au lycée ou à l’université, l’opportunité qu’ils puissent trouver un travail décent. Il s’agit aussi de notre contribution envers le reste du monde et de notre relation avec celui-ci. Je veux une politique extérieure fondée sur les droits de l’homme, sur le respect des lois internationales, qui reconnaisse les causes des flux de réfugiés, les causes de l’injustice qui règne dans le monde. […]
Regardez-vous les uns les autres. Vous êtes tous différents. Vous êtes tous uniques. Vous avez un passé différent, des langues différentes, différentes communautés ethniques. Mais vous êtes tous unis. Vous êtes réellement unis pour ce que vous voulez, dans le sens d’une société plus collective. Et je pense que la campagne électorale a marqué un tournant en nous éloignant de l’individualisme suprême de la droite et nous rapprochant de l’idée que notre société est meilleure lorsqu’elle représente un bien commun […]. Ne vous découragez pas. A la fin de la journée, les gens veulent faire des choses ensemble, collectivement […]. Lorsque l’esprit des gens s’ouvre, les possibilités deviennent infinies. »
Sources : theintercept.com
Thématiques : politique
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
