Partage international no 86 – octobre 1995
« Comme nous l’avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989)
Le gouvernement japonais vient d’ordonner la fermeture de l’une des plus importantes sociétés de crédit du pays, ainsi que la liquidation d’une grande banque régionale. Ces deux établissements ont été les victimes du poids des créances irrécouvrables contractées pendant le boom des années 1980.
Les fonctionnaires du gouvernement ont ainsi ordonné à la Coopérative financière Kizu, la deuxième société de crédit du Japon, de suspendre ses activités, à l’exception des remboursements des dépôts. De plus, ils ont annoncé la liquidation de la Banque Hyogo, et sa reprise dès l’an prochain par une nouvelle banque et une nouvelle équipe dirigeante. Plusieurs centaines d’épargnants affolés se sont rués vers les bureaux de la Banque Kizu, afin de retirer leur argent. Le gouvernement a lancé un appel au calme, assurant que tous les dépôts seraient remboursés.
Le gouvernement a tenté de minimiser les craintes d’une extension de la crise financière. « Je n’envisage pas d’autres faillites de cette ampleur, a déclaré Masayoshi Takemura, le ministre des Finances. Ainsi, le système financier se stabilisera-t-il. » Mais certains analystes ne partagent pas ce point de vue. C’est le cas de Phil Jones, de l’Observatoire de la Banque Thomson. Selon lui, si Kizu et Hyogo sont probablement les plus grands instituts financiers japonais en difficulté, un grand nombre d’institutions plus petites sont confrontées à de sérieux problèmes. Il affirme qu’il pourrait aisément se produire entre dix et vingt faillites.
Les défaillances de Kizu et Hyogo s’ajoutent à la faillite de la Banque Cosmo, la plus importante société de crédit de Tokyo, un mois auparavant. Cette succession de banqueroutes risque d’anéantir le fonds d’assurance en placement financier du pays. Mais le gouvernement a promis qu’aucun épargnant, si important soit-il, ne perdrait d’argent du fait des faillites dans les cinq années à venir. Les banques sont d’ailleurs invitées à provisionner les prêts irrécouvrables durant cette période. On estime à près de 500 milliards de dollars le montant des prêts détenus par les banques japonaises. Le gouvernement américain s’est ouvertement inquiété de cette situation qui pourrait affecter l’ensemble des marchés financiers et certaines banques américaines en particulier, en cas de déroute soudaine des grandes institutions japonaises.
Japon
Sources : Washington Post, Etats-Unis
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
