janvier/février 2024

Partage international no 425février 2024

 « Aimez votre frère, soyez attentif à ses besoins, donnez ce que vous avez en abondance et restaurez la joie dans le monde. »
« Tu es le gardien de ton frère. »
« Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère. »
« L’humanité est une. »
« Tous pour un, et un pour tous. »
« Nous pouvons faire tellement plus ensemble. »

Tout cela n’est pas nouveau ou inconnu. Le concept de responsabilité partagée et d’unité résume tout ce que Partage international défend et transmet, directement et indirectement. Ces déclarations ont été faites par Maitreya dans ses messages, par le Maître de Benjamin Creme, par le Maître Djwal Khul et par un porte-parole de Maitreya ou de l’un des Maîtres.

S’il est un moment où l’humanité doit vivre et agir selon ces préceptes, c’est bien maintenant. Nous devons agir à l’unisson, en solidarité, pour donner à la justice et à la paix une chance de devenir une réalité dans toutes les régions du monde. Chaque crise, chaque dilemme qui perturbe la boussole morale de l’humanité requiert que la masse des gens ordinaires et extraordinaires s’unisse et fasse entendre la voix de la raison et de la compassion. Nous avons besoin de « nous » – du pouvoir du peuple – pour créer les conditions propices à la liberté et à l’égalité.

S’il y a une chance que l’avenir nous appartienne, alors cela dépend du pouvoir du peuple. C’est dans cet acte collectif que réside l’espoir d’un avenir radieux. L’espoir réside dans notre choix conscient d’agir au nom de l’humanité et de notre avenir, du partage et de la justice sur lesquels la paix peut être construite. L’espoir réside dans le fait de savoir que Maitreya et les Maîtres sont là pour galvaniser tout effort vers la fraternité.

Au printemps 2024, l’Afrique du Sud fêtera les 30 ans des premières élections démocratiques, qui eurent lieu le 27 avril 1994. Nelson Mandela décrivait la lutte des Palestiniens pour la justice comme « la plus grande question morale de notre temps ».

Les Sud-Africains savent ce que c’est que de souffrir d’une cruauté et d’une inhumanité monstrueuses ; grâce à la Commission vérité et réconciliation, ils se sont libérés du statut de victime et du besoin de vengeance. Le fait que ce soit l’Afrique du Sud qui traduise Israël devant la Cour internationale de justice des Nations unies à La Haye, est un triomphe de la compassion et de l’empathie à l’égard des souffrances d’autrui. La procédure sud-africaine porte haut les couleurs de l’état de droit.

L’article qui suit, L’heure de la décision, a été dicté par le Maître de Benjamin Creme et publié dans Partage international en mai 2002. Bien qu’il traite du traumatisme du 11 septembre 2001 et de la réponse militaire qui y a été apportée, on peut établir des parallèles avec le monde actuel et se poser la question : « Quand donc les hommes de pouvoir apprendront-ils que le monde appartient à tous ?

L’heure de la décision

« Le monde est plongé dans une crise grave, engendrée pour l’essentiel par la réaction du président des États-Unis aux attentats terroristes du 11 septembre dernier. La guerre en Afghanistan, la récente recrudescence de sauvagerie de la part d’Israël, et les plans américains d’attaque de l’Irak ne sont pas sans liens entre eux. De vieux règlements de comptes sont à l’origine de tout cela. Un tel comportement a quelque chose d’enfantin, et les méthodes employées pour faire face aux événements qui menacent le bien-être du monde sont à la fois indignes et irresponsables.

Nous, les Maîtres, ne sommes pas en faveur des concessions à l’égard des terroristes, mais le mode d’action adopté en Afghanistan et au Moyen-Orient n’a pas notre assentiment. Il ne prend pas en compte les causes du terrorisme – la misère, la frustration, l’humiliation et le désespoir – et ne fait que perpétuer la sauvagerie et la violence. Égarée dans les mirages de l’apitoiement sur soi-même et de la blessure d’amour-propre, l’Amérique a perdu sa sagesse, sa prudence et son sens de la mesure.

Dans le même temps, Israël, en réaction aux attentats-suicides, agit comme toujours de façon disproportionnée, et prend prétexte de la « guerre contre le terrorisme » pour imposer sa volonté. Ses dirigeants et son armée n’ont pas à s’enorgueillir des persécutions et des humiliations sans vergogne qu’ils font subir à M. Arafat. Le peuple d’Israël, plus que tout autre, devrait comprendre le martyre des opprimés.

Quand donc ces hommes apprendront-ils que le monde appartient à tous ? Qu’ils ne sont ni des souverains ni des gendarmes, à qui leur richesse et leur puissance conféreraient le pouvoir sur autrui ? Quand ils se décideront à partager leur richesse pour le bien de tous, ils connaîtront la fin du terrorisme et n’en dormiront que mieux la nuit. Ces hommes de pouvoir, qui cherchent à dominer le monde au profit d’une minorité, s’enivrent de la puissance dont ils disposent sans l’avoir méritée.

Il devient de plus en plus clair que le monde a besoin d’une parole plus sage, à laquelle de toutes parts on prêtera attention. Cette voix, celle de Maitreya, se fera bientôt entendre, par-dessus les appels à la vengeance et à la haine. Bientôt on s’apercevra de sa présence parmi nous, et le Grand Choix sera présenté aux hommes. Ainsi traversons-nous une époque de mise à l’épreuve majeure pour l’humanité. Ainsi l’heure de la décision est-elle venue, en un temps sans précédent.

Quand les hommes comprendront cela, ils se rallieront à l’étendard de Maitreya et feront entendre leurs revendications de justice et de liberté. Ils se montreront prêts à partager et à servir, et à refaire ainsi ce monde.

Ainsi les hommes renoueront-ils avec leur promesse de jadis, et reprendront-ils leur chemin vers la divinité. »

Le sens de la responsabilité

Le Maître Djwal Khul, dans son ouvrage Extériorisation de la Hiérarchie, décrit le potentiel, les approches et les formes nécessaires pour l’avenir dans une section intitulée Conditions d’un nouvel ordre mondial : « L’ordre mondial nouveau sera fondé sur un sens actif de la responsabilité. La règle sera « tous pour un, et un pour tous ». Cette attitude devra être développée entre les nations. Elle n’est pas encore présente. »

Tragiquement, cette attitude est encore très éloignée de l’esprit des hommes politiques. Où est le sens de la « responsabilité partagée » dont parle le Maître de Benjamin Creme ci-dessous ?

Une grande opportunité

« […] Nous cherchons à instaurer parmi les hommes un sentiment nouveau de responsabilité partagée. Nous cherchons à éveiller en eux le goût de l’action concertée. Nous nous efforçons de créer les conditions dans lesquelles ces deux aspects puissent se manifester ensemble et conduire ainsi au changement.

Tout est énergie ; seule l’énergie existe. Par l’impact de ces énergies supérieures sur le centre qu’est l’humanité, nous cherchons à faire naître une atmosphère nouvelle dans le monde. Aidez-nous à créer les conditions de la confiance, et apportez ainsi un regain d’espoir sur la planète. Semez les graines de l’amour et de la confiance, et regardez-les fleurir sous forme d’espérance et de joie.

Faites de cette période une période de don ; que votre volonté de vous rendre utile s’exprime pleinement. Sachez qu’en servant, vous œuvrez dans le sens de la lumière et vous alignez de manière plus correcte sur le dessein de votre âme. Chacun peut faire quelque chose pour soulager la souffrance de ses frères. Faites le point de votre situation, et voyez ce que vous devez faire.

Prenez maintenant l’engagement de soutenir tous les actes de sacrifice, et prenez-y vous-même votre part.

Prenez position à nos côtés, et permettez aux rêves des hommes de se réaliser. Prenez position à nos côtés, et soyez assurés que nous vous apporterons aide et stimulation. Prenez position à nos côtés, et accomplissez des actions qui jusque-là vous semblaient impossibles. […] (PI, mars 1984)

Ce numéro explore différents aspects de ces idées dans ses pages : le pouvoir du peuple de promouvoir le changement ; la nécessité de meilleurs dirigeants ; des approches de bon sens aux problèmes mondiaux ; les dangers du nationalisme étroit et du racisme ; la croissance troublante du totalitarisme, du fascisme et la façon dont les groupes autoritaires maintiennent et utilisent leur pouvoir pour fragmenter et affaiblir précisément la détermination des gens à travailler collectivement pour mener leurs dirigeants vers un monde meilleur.

Comme toujours avec les Maîtres, il n’y a nulle contrainte. Nous sommes libres de choisir, mais ils nous encouragent et nous guident : « Chacun peut faire quelque chose pour soulager la souffrance de ses frères. Faites le point de votre situation, et voyez ce que vous devez faire. »


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