Partage international no 371 – juillet 2019
par Gerard Aartsen
Gerard Aartsen, auteur et collaborateur de Partage international, a récemment retrouvé le premier texte de George Adamski, l’Océan invisible, qui date de 1932. Dans un nouveau livre, G. Aartsen expose les nombreuses correspondances qui existent entre les premiers enseignements d’Adamski et les dernières découvertes scientifiques sur la conscience. Certaines de ces fascinantes découvertes sont présentées ici avec des extraits de son nouveau livre.
Après avoir quitté l’armée des Etats-Unis en 1919, George Adamski a occupé des postes variés en tant que travailleur manuel à divers endroits des Etats-Unis avant de voyager en Californie, au Nouveau-Mexique et en Arizona, en se présentant comme un « enseignant itinérant » de la Loi universelle, qu’il avait étudiée pendant cinq années avec les Maîtres de Sagesse au Tibet, de 1904 à 1909 environ. Vers 1928, G. Adamski s’installa dans la région de Los Angeles où il fonda l’Ordre royal du Tibet et enseigna aux personnes recherchant les connaissances ésotériques, par des conférences, des discussions informelles, des tracts et des livrets qu’il publia lui-même.
Dans le premier de ces livrets intitulé l’Océan invisible, G. Adamski compare l’océan invisible qu’est l’espace aux océans physiques de la Terre, en faisant l’analogie avec la pression atmosphérique lorsqu’il déclare :
« Nous pouvons maintenant observer qu’entre le fond de l’océan et la surface, il y a de nombreuses couches dont le taux vibratoire est différent et que différentes créatures occupent chaque couche, ce qui implique qu’il doit exister des millions d’états de conscience différents dans lesquels les créatures des océans se trouvent. » La seule différence, affirme-t-il, vient du taux vibratoire : « Les vibrations plus fines sont plus lumineuses et meilleures parce que la pression est moindre. Au fond de l’océan, tout est plus grossier et lourd parce que la pression est forte. »
La systémique est un champ d’investigation pluridisciplinaire qui étudie la nature des systèmes, du plus simple au plus complexe, et est étroitement liée à la physique quantique. Le philosophe et théoricien systémique Ervin László a récemment présenté ses vues en des termes très similaires dans ses livres (en anglais) L’Intelligence du Cosmos (2017) et Qu’est-ce que la Réalité ? (2016) : « Nous savons désormais que l’univers n’est pas un domaine de matière qui se déplace dans un espace passif et qui évolue d’une manière indifférenciée dans le temps : c’est une mer de vibrations cohérentes. »
C’est dans le contexte de ces investigations scientifiques de pointe que les premiers enseignements de G. Adamski dans l’Océan invisible – et dans ses écrits et compte rendus subséquents – révèlent leur véritable signification.
Le professeur László, surnommé le « génie des temps modernes » dans un documentaire datant de 2017, montre comment la science elle-même reconnaît maintenant que « l’espace-temps », la dimension physique dense de la réalité, ne peut pas être l’entièreté de l’univers : « Jusqu’à tout récemment, les physiciens considéraient que le plan complexe [la dimension au-delà de l’espace et du temps] n’était qu’un simple concept mathématique, utile pour prédire le comportement des systèmes quantiques dans le temps, mais pas une composante de la réalité physique. Cette approche est en train d’être révisée. Le plan complexe serait une dimension ou un domaine du monde physique au-delà de l’espace-temps. »
Il est intéressant de noter que H.P. Blavatsky, dans La Doctrine secrète (1888), qui a réintroduit les enseignements de la Sagesse dans le monde moderne, a écrit : « Toute la Science de l’Occultisme se construit sur la doctrine de la nature illusoire de la Matière et de la divisibilité infinie de l’Atome. » (Notez que « occultisme » – qui vient de « occulte » = « caché » – représente la science des énergies derrière le processus de l’évolution.)
Des expériences hors du corps
Desmond Leslie répond au débat questionnant la réalité physique des expériences d’Adamski dans son commentaire sur ce dernier qui préface l’édition de 1970 du livre Les soucoupes volantes ont atterri, d’Adamski, où il constate que certaines de ces expériences « avaient les caractéristiques d’expériences spirituelles, hors du corps ». En tant qu’étudiant des enseignements de la Sagesse, il savait que cela ne rendrait pas ces récits « moins vrais à cause de cela. C’est la Conscience et non le corps qui est le Soi ». La recherche scientifique sur la nature de la conscience commence à rejoindre ce point de vue. Le neuroscientifique Stephan Schwartz va jusqu’à affirmer que « la conscience est causale et la réalité physique est sa manifestation ». Alors il se peut, écrivait D. Leslie, « que la mission de G. Adamski était d’établir la réalité objective des visiteurs [de l’espace], une tache déjà bien difficile en soi, sans pour autant semer la confusion dans l’esprit du profane avec des choses d’ordre ésotérique ». Néanmoins, George Adamski confia à Desmond Leslie « qu’aucun d’entre nous ne pourrait être emmené vers une autre planète de notre système solaire et voir ce monde et ses habitants dans sa forme corporelle actuelle ».
L’expansion de la conscience
Comme je l’ai expliqué précédemment dans mon livre Priorités pour une planète en transition (2016), George Adamski, comme beaucoup d’autres contactés, a été informé que les visiteurs, qui sont ici pour aider l’humanité à faire la transition vers le nouveau cycle cosmique à ce moment de l’histoire, ne peuvent pas partager davantage leur technologie avec nous avant que nos progrès moraux et sociaux soient en phase avec nos avancées technologiques : la seule voie qui soit sans danger pour l’humanité est de manifester l’expansion de notre conscience en vivant selon une éthique plus élevée, qui consiste à traiter nos semblables comme un reflet de nous-mêmes. Dans l’Intelligence du Cosmos, pour Ervin László il n’y a aucun doute que le nouveau paradigme qui émerge de la science systémique intègre la notion de conscience en expansion : « Ce qui caractérise les formes évoluées de conscience est cet état d’esprit qui apparaît chez des êtres humains qui sont éthiques, intuitifs et spirituels. »
Dans son livret l’Océan invisible, George Adamski déclare : Comme nous nous élevons graduellement au cours de notre évolution, nous devons, chacun de nous, détruire la ligne de division qui existe dans nos consciences, ligne qui sépare notre nature inférieure de notre Soi supérieur, et cela permettra donc d’enlever la ligne de division qui nous sépare des autres et de leurs besoins. » Les dernières découvertes scientifiques ont amené le professeur László à conclure : « L’évolution et la pérennité des systèmes dans la nature se fondent sur la coopération plutôt que sur la compétition. »
En ce qui concerne l’évolution de la conscience, G. Adamski écrit : « Le poisson qui vit au fond de l’océan ne peut pas comprendre ce qui se passe à la surface. Il essaie d’atteindre une conscience plus élevée mais comme il ne peut pas aller plus haut, il ne peut pas encore connaître la conscience qui règne à la surface. Tout ce qui participe de cette vibration vit dans la zone correspondante. » Ici, nous pouvons observer comment notre propre niveau d’évolution de conscience affecte notre perception de la réalité. Nous pouvons percevoir ce qui est en adéquation avec notre champ de perception et de compréhension. Ce qui se situe au-dessus de cela, qui demeure dans des sphères plus hautes en termes de vibrations, sera inévitablement inintelligible ou fera peur, et sans une bonne compréhension, les gens s’en moqueront ou s’y opposeront et essaieront de l’abaisser à leur niveau en le déformant. Nous pouvons constater cela non seulement dans les attaques incessantes menées contre Adamski, mais aussi dans la réaction des gens vis-à-vis des changements rapides qui ont lieu dans le monde qui s’est réduit à la taille d’un village grâce aux transports modernes et aux technologies de l’information et de la communication.
En termes d’évolution humaine, si nous ne réalisons pas que les besoins élémentaires de chaque homme, femme et enfant sont identiques, il nous revient d’élargir notre sentiment d’humanité pour inclure « l’autre » en nous aventurant dans la couche de l’océan de conscience directement au-dessus de celle où nous nous sentons chez nous. Et au fur et à mesure que nous grandissons en conscience et en perception, nous nous acclimatons à un environnement plus subtil et développons la tolérance et le respect envers les autres à travers une perception plus inclusive de la vie.
Alors que la science classique et ses défenseurs les plus obstinés insistent sur le fait que seules les preuves empiriques peuvent nous aider à comprendre la vie, les premiers enseignements de G. Adamski consignés dans L’Océan invisible nous aident à réaliser que comprendre la vie passe par notre propre compréhension de la vie, qui change avec l’expansion de notre conscience, et qu’il s’agit de l’évolution de la conscience elle-même. Le Pr László, en décrivant l’univers comme étant une « mer de vibrations cohérentes », montre que la science a atteint le niveau de compréhension d’où partent les premiers enseignements de G. Adamski en 1932, tel l’Océan invisible.
Extrait de The Sea of Consciousness (La Mer de Conscience, non traduit) de Gerard Aartsen (qui contient le texte intégral de l’Océan invisible et deux articles de George Adamski qui n’avaient jamais été publiés). BGA Publications 2019, ISBN 978-90-9031695-6.
