Fusion froide – mythes et réalité

Partage international no 440avril 2025

par Jeane Manning

Voici quelques idées reçues sur les sources d’énergie :

  • Nous utilisons actuellement toutes les sources d’énergie non polluantes connues de l’humanité.
  • Peu après 1989, les scientifiques ont abandonné l’idée de produire de l’électricité grâce à la fusion froide.
  • Considérant que nous devons accepter un certain niveau de pollution, la fission nucléaire est indispensable dans notre mix énergétique.
  • Il n’existe pas de source omniprésente d’énergie propre, à la fois puissante, abondante et à faible coût.
  • L’existence de l’éther a été réfutée en 1887.

Aucune de ces croyances n’est fondée. Par exemple, l’expérience de Michelson-Morley n’a fait que démontrer l’inexactitude d’un modèle particulier de l’énergie fondamentale universelle, appelée depuis l’Antiquité « æther ». Contrairement à l’idée d’un éther statique que la Terre traverserait comme un vent subtil, il s’agit en réalité d’un phénomène extrêmement dynamique.

Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’intéressent à une source d’énergie propre jusqu’alors méconnue. J’en ai rencontré beaucoup lors du Cosmic Summit en 2024 ; certains s’y sont intéressés via des podcasts sur les connaissances anciennes. En étudiant des livres tels que Nouvelle science des cieuxde Robert Temple, ils découvrent de nouvelles perspectives et élargissent leur vision du savoir.

Par ailleurs, certains scientifiques affirment que les principes fondamentaux des nouvelles inventions énergétiques peuvent être appliqués à des domaines variés : architecture, agriculture, santé, communication, économie, et bien d’autres encore.

Ces pionniers ont longtemps travaillé sans soutien. Mais les temps changent. Une demande croissante du public réclame la divulgation des secrets d’Etat concernant les intelligences non humaines visitant la Terre. Certains posent des questions troublantes : « Pourquoi ne voit-on jamais de bouchon d’essence sur un ovni ? » ou « Pourquoi les extraterrestres semblent-ils préoccupés par nos installations nucléaires ? »

Ces sujets restent tabous dans le monde académique conventionnel, qui rejette les théories impliquant un nouveau modèle de l’éther.

Credit : X-ray: NASA/CXC/Wesleyan Univ./R. Kilgard; UV: NASA/JPL-Caltech
Une galaxie en spirale, dont des exemples connus sont la Voie lactée, la galaxie d’Andromède, la galaxie M63, la galaxie du Moulinet (M101), et la galaxie du Triangle (M33).

 

Un nouveau modèle

D’autres hypothèses sur l’éther s’intègrent mieux au modèle standard de la physique. Les chercheurs adoptent une terminologie conventionnelle et travaillent souvent dans un domaine encore méconnu : les réactions nucléaires à basse énergie (LENR), autrefois appelées fusion froide.

En 1989, deux électrochimistes, Martin Fleischmann et Stanley Pons, ont brièvement attiré l’attention des médias du monde entier en annonçant qu’ils avaient observé un excès de chaleur lors d’une expérience de laboratoire. Ce phénomène, qualifié de fusion froide, semblait permettre une production d’énergie sans nécessiter les hautes pressions ni les températures extrêmes propres à la fusion nucléaire qui se produit dans le soleil et les étoiles.

Pourtant, la fusion froide a rapidement été déclarée nulle et non avenue par la communauté scientifique dominante. Bien que des expériences ultérieures aient validé certains résultats, les financements publics ont continué à privilégier la fusion chaude et la fission nucléaire. Quelques physiciens indépendants, comme George Egely, dénoncent cette utilisation de l’argent des contribuables. Après des recherches sur l’énergie atomique à l’université de Hongrie et un passage au laboratoire national de Brookhaven aux Etats-Unis, G. Egely a fini par perdre ses illusions, aussi bien sur l’industrie de la fission nucléaire que sur l’approche scientifique consistant à injecter des sommes colossales dans la recherche sur la fusion chaude.

Dans un éditorial du magazine Infinite Energy, il critique « la recherche stérile sur la fusion chaude, qui reçoit des milliards depuis des décennies, tandis que les méthodes LENR éprouvées sont systématiquement écartées… ».

Et il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. La physicienne théoricienne Sabine Hossenfelder, très suivie sur YouTube, critique le projet du CERN visant à construire un accélérateur de particules toujours plus grand. Dans Scientific American, elle écrit : « La physique des particules est devenue une communauté puissante, influente et bien connectée. Ils continueront à construire des accélérateurs toujours plus grands aussi longtemps qu’ils le pourront… que cela ait du sens ou non. Il est temps que la société adopte une approche plus éclairée du financement des grands projets scientifiques. »

 

Financer les bons projets

De plus en plus de gens réalisent qu’une approche plus éclairée consisterait à financer les projets qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, plutôt que de poursuivre l’impasse de la fusion chaude2.

En janvier 2025, un tournant s’opère : Brian Josephson, Prix Nobel de physique 1973, envoie une lettre au journal The Guardian, cosignée par Alan Smith, David J. Nagel, Jean-Paul Biberian et Yasuhiro Iwamura. Le journal la publie sous le titre : « La fusion froide pourrait être une alternative énergétique viable pour mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles3. » Avec cet article, les scientifiques répondent à un physicien spécialiste des réacteurs type « Tokamak », qui soulignait les défis de la fusion thermonucléaire tout en ignorant une alternative majeure : le LENR.

Josephson et ses collègues rappellent que plusieurs entreprises ont réussi à faire fonctionner ces réactions de manière fiable et qu’elles ont pu alimenter des appareils grâce à l’énergie produite. Ils concèdent que les affirmations initiales de MM. Fleischmann et Pons ont été discréditées, mais dénoncent l’omerta scientifique : « La réalité est que les recherches ultérieures ont prouvé que ce sont les détracteurs qui avaient tort. Mais cette vérité est peu connue, car les principales revues scientifiques, persuadées de l’invalidité des résultats, ont bloqué la publication d’études contraires. »

Il est vrai que pendant longtemps, il a été difficile de faire fonctionner la fusion froide de manière fiable ou de créer des quantités d’énergie utiles. Mais aujourd’hui, la situation est très différente. De nombreux progrès ont été réalisés depuis la découverte de Fleischmann-Pons. Plusieurs chercheurs ont réussi à faire fonctionner ces réactions de manière fiable, et sont parvenus à alimenter un appareil grâce à l’énergie produite.

La lettre de B. Josephson et ses collègues souligne que de tels dispositifs, de petite taille et utilisables partout, élimineraient la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et des « processus émetteurs de matières radioactives à grande échelle ».

Des entreprises travaillent maintenant pour introduire la LENR sur les marchés. Des ONG aux Etats-Unis et en Europe leur ont récemment apporté leur soutien. La lettre de B. Josephson indique aux lecteurs que « davantage d’efforts doivent être faits pour accélérer le déploiement de ces dispositifs, afin d’atténuer les effets néfastes du changement climatique ».

 

Les choses avancent

Parmi les initiatives les plus prometteuses, le Martin Fleischmann Memorial Project (MFMP), financé par des citoyens, se distingue. Créé il y a une douzaine d’années par un groupe de passionnés lors d’une conférence sur la fusion froide, il s’est imposé comme un acteur clé de la recherche ouverte dans ce domaine. Contrairement aux pratiques scientifiques traditionnelles, souvent freinées par la confidentialité imposée par les investisseurs pour protéger la propriété intellectuelle, le MFMP adopte une approche radicalement transparente : toutes ses procédures, données et résultats sont partagés librement en ligne, semaine après semaine.

Les progrès sont stupéfiants. En 2012, Bob Greenyer, cofondateur du projet, ignorait jusqu’où l’approche scientifique ouverte pourrait mener. Grâce au soutien de sponsors, il a pu voyager à travers le monde pour collaborer avec des chercheurs de renom au Japon, en Corée, en Russie, en Europe et en Amérique du Nord.

Le MFMP a accès à des équipements de pointe comme un microscope électronique à balayage pour l’examen des échantillons de métal. Il est en train de percer les secrets des phénomènes qui se produisent à l’échelle microscopique dans une réaction à basse énergie.

Les analyses du MFMP révèlent que les phénomènes observés dans la fusion froide s’ancrent dans des principes physiques méconnus, que certaines civilisations anciennes semblaient pourtant comprendre. M. Greenyer parle du moment toroïdal fractal comme clé de compréhension de ces interactions énergétiques.

Pour en savoir plus, il est possible de suivre ses recherches sur la plateforme Substack, via les articles « Remote View ».

Les vidéos de Bob M. Greenyer rencontrent un énorme succès sur les réseaux sociaux.

Il est une grande source d’inspiration. Bob Greenyer est un ami et je sais qu’il est investi d’une mission. Il sait que la connaissance doit être partagée par tous et il ne cherche pas à en tirer un profit financier. Il poursuit ses recherches et la rédaction de rapports sans relâche. En fait, ça l’amuse et il affirme qu’il se sent privilégié de faire ce travail.

En conclusion, je dirai que cette période de bouleversements est aussi une opportunité unique pour un changement profond et bénéfique, et pour notre croissance spirituelle.

1 – A New Science of Heaven, Robert Temple, éditions Hodder & Stoughton.
2 – La fusion nucléaire chaude produit à ce jour des rendements énergétiques globalement négatifs.
3 – Voir Partage international, mars 2025.

Auteur : Jeane Manning, auteure de plusieurs livres sur les énergies alternatives. Elle vit  en Colombie-Britannique (Canada). Voir son site : https://JeaneManning.com
Thématiques : environnement
Rubrique : Divers ()