Etrangers dans la nuit

Partage international no 346juin 2017

Au cours de l’été 1998, je me suis rendue comme chaque année dans ma ville natale, pour me recueillir sur la tombe de mes parents à Takefu, préfecture de Fukui. Comme il s’agit d’une région où l’information sur la Réapparition n’a pas été diffusée, chaque fois que je m’y rends, je demande aux librairies de mettre à disposition la revue Share International, la Mission de Maitreya et d’autres livres de Share Japon, de même que je donne l’information à mes amis. Pour économiser du temps et de l’argent, je prends un bus de nuit. J’étais arrivée vers 22 h 15 à la gare routière pour prendre la navette de retour pour Tokyo. A ma grande surprise, la gare routière était fermée et plongée dans l’obscurité. Il n’y avait personne. Je n’ai pas compris ce qu’il se passait jusqu’à ce que ma fille de 13 ans me demande de vérifier l’heure de départ du bus sur le ticket. Il était indiqué : 22 h. J’étais désespérée et soudain je vis un taxi s’arrêter près de nous. Un homme jeune, de type asiatique du sud-est en descendit, suivi du chauffeur, petit, chauve, un peu enrobé et à l’aspect débonnaire. Selon lui, il avait pris son passager à Takefu pour le déposer au bus pour Tokyo. Me demandant ce que ce jeune homme faisait dans la région, je lui dis dans mon pauvre anglais : « Il faut une réservation pour monter dans le bus. » Je demandai au chauffeur combien avait coûté le trajet depuis Takefu, il me répondit 6 000 yens. J’étais désolée pour ce jeune homme qui avait dépensé cette somme en vain. Puis soudain, je réalisai que nous pourrions retrouver notre bus à l’arrêt de Takefu si nous prenions le taxi tout de suite. Le chauffeur proposa de téléphoner à la compagnie de bus mais s’aperçut que ce n’était pas possible. Entre-temps le jeune homme et ma fille avaient fini de se présenter et s’appelaient par leurs prénoms. Bill, c’était son nom, nous déclara qu’il se rendait à Tokyo. Je sus que ses bagages étaient dans le coffre, et qu’il était originaire des Philippines. Je lui demandai ce qu’il allait faire cette nuit et il désigna un hôtel derrière un temple. Comme l’hôtel semblait assez cher, je m’assurai qu’il ne préférait pas un hôtel meilleur marché, ce qui fut le cas. Je demandai alors au chauffeur de taxi de le conduire vers un hôtel bon marché. Le jeune homme me demanda gentiment ce que nous allions faire, je lui répondis de ne pas s’inquiéter. Ma fille et moi lui serrâmes la main, puis il monta dans le taxi.

Il était paisible, serein et mature. Le chauffeur semblait être son secrétaire sans le moindre accent du dialecte si particulier de Takefu, et très poli.

De retour à Tokyo, alors que je méditai en moi-même, je ne pus m’empêcher de pleurer en repensant à ce jeune homme. S’il s’agissait de Maitreya, je suis très reconnaissante, sachant combien il est occupé. Le jeune homme était-il Maitreya ? Le chauffeur de taxi était-il le Maître de Tokyo ?

M. K., Tokyo, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « chauffeur » était Maitreya. Le jeune Philippin était un jeune homme ordinaire.]

Lieu : Takefu, Japon
Thématiques :
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)