Enseignements sur la religion

Partage international no 23juillet 1990

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya

Selon Maitreya, toutes les religions sont responsables de la souffrance du monde. Au lieu d’enseigner le salut, les religions créent des sphères d’emprisonnement. Les religions ont engendré des conflits et ont conditionné les hommes. Cette situation touche à son terme. Dorénavant, les écoles, les collèges et les universités aideront les hommes à découvrir d’où proviennent les pensées et les idées, à percevoir que nous sommes tous reliés au Tout-Puissant et que nous n’avons pas besoin des écritures pour expérimenter notre Soi véritable.

Ceux qui sont supposés répandre mon message, affirme Maitreya, et qui se trouvent en situation de servir le peuple, ont en fait utilisé leur position afin d’obtenir un bien-être personnel. La compétition pour devenir évêque, ou détenir une quelconque position d’influence dans une hiérarchie religieuse, doit prendre fin, affirme-t-il : « Ne dites pas que vous devenez évêques au nom de Jésus, quand vous le faites en réalité pour vous-mêmes. Puisque vous ne le faites pas pour le Seigneur, le Seigneur ne peut être avec vous. »

« Ceux qui me sont le plus proche, qui sont le plus cher à mon cœur, » affirme Maitreya, « sont ceux qui effectuent mon travail de manière désintéressée. Ce qui est également le cas du voleur, car lui aussi fait son travail sans en connaître le résultat. Il lui faut satisfaire ses besoins essentiels et, pour cela, il agit de la seule manière qu’il connaisse. Il n’a pas pour intention de faire du mal à qui que ce soit. Il ne m’implore pas non plus à grand cri. Les plus éloignés de moi sont les saints et les gurus qui ont renoncé à tous les devoirs et responsabilités de la vie. Ils ont fermé leur mental aux réalités de la vie et, jours et nuits, sont à la recherche de Dieu, désirant le connaître, découvrir le lieu où il vit, quelque part dans le ciel. Extérieurement, ils donnent l’apparence d’être sensés et paisibles. Intérieurement, ils éprouvent le chaos, pleurant en silence dans leur recherche désespérée de Dieu. »

Les hommes politiques sont déconcertés car ils ne réussissent plus à contrôler le peuple avec des idéologies. Cependant, les personnes les plus attachées au pouvoir sont les autorités religieuses, qui croient qu’il n’existe « qu’un seul chemin menant au paradis ». Mais comment ces chefs religieux vivent-ils ? Quel est leur style de vie ? Peut-être bien celui de rois : des palais, des avions, des voitures blindées. Krishna vivait dans une hutte. Telle est la véritable divinité. De nos jours, Saï Baba en donne lui aussi un exemple. Il dort dans un modeste lit, dans une petite chambre.

Les faux prophètes, déclare Maitreya, sont ceux qui, entourés de pompe et de faste, protégés par des gardes du corps, s’interdisent tout contact avec le peuple. Une vie simple, parmi le peuple, rendrait ces apparats inutiles au messager de Dieu. Les vrais messagers sont ceux qui travaillent sur le terrain, au contact des gens, mangent avec eux, les guérissent et les aident. Les autres se sont éloignés de l’exemple de Jésus.

Cependant, de nombreux chefs religieux prennent actuellement position en faveur du peuple. Ils mettent les politiciens au défi de prendre en compte la dimension morale et spirituelle, qui ne peut être éludée par quiconque détient le pouvoir. Si cette dimension n’est pas prise en compte, une crise s’ensuit nécessairement. Ce que les chefs religieux « n’ont pas voulu faire, ils vont devoir le faire maintenant, » affirme Maitreya. Dans le monde entier, ils quitteront finalement leurs palais afin de vivre dans un environnement plus simple, car la simplicité est un facteur important qui permet de « demeurer avec le Seigneur dans son cœur ». La tendance à une plus grande simplicité s’observera également chez un grand nombre de gens riches, qui partageront avec le peuple ce qu’ils ont en excès.

Le Maître attire l’attention sur les églises vides et a fait observer que les jeunes, aujourd’hui, ne s’intéressent pas aux vieilles idéologies de leurs aînés.

Les générations qui nous ont précédés ont reçu l’enseignement suivant : « Venez au temple. Faites un don et vous serez libérés. » Afin d’engendrer et de nourrir la foi, les religions leur ont également appris la peur. Aujourd’hui, cependant, les enfants ne vont souvent pas à l’église. Pourquoi en est-il ainsi ? Selon Maitreya, les enfants ne courent pas après Dieu. Ils ont conscience de la présence « en eux du Seigneur » : « Si vous voulez éprouver la véracité de quelque chose, allez parler avec un enfant ». « N’engendrez pas la peur dans le mental d’enfants innocents, » exhorte Maitreya. « La peur est un poison. »

L’intégrisme et le dogmatisme sont en voie d’extinction rapide. Maitreya enseigne qu’à partir du moment où une personne renonce à ses différentes croyances personnelles, à ses « ismes », elle est libérée. « Vous vous apercevrez alors que je suis en vous, car je suis libre de toute idéologie. Je suis venu vous enseigner à ne pas m’implorer à cor et à cri. Les gurus et les religieux fanatiques m’implorent sans cesse, mais le résultat final est qu’ils ne me connaissent jamais » déclare Maitreya. « Vous n’êtes pas né dans le péché, en dépit de ce qu’on vous répète avec insistance. Car je suis avec vous et vous êtes avec moi. »

Bien que Dieu soit en réalité partout, on commence à prendre conscience qu’il est possible de percevoir le Seigneur dans son cœur. « Dieu ne se trouve pas dans le ciel » enseigne Maitreya, « Dieu réside dans le cœur ». Quand le mental est au repos, libre de toute opinion dogmatique, il absorbe la vérité. « La réalisation du Soi est la réalisation de Dieu. » L’enseignement du Maître vous inspire à chercher en vous. Ce n’est pas de la religion. Ce n’est pas de la politique. Ce n’est pas de l’idéologie.

Si vous utilisez ce miroir pour observer les différentes religions du monde, vous vous apercevrez qu’elles sont fondées sur les expériences personnelles de prophètes, de gurus, de saints, etc. Cependant, quand des individus les suivent, ils connaissent forcément la souffrance, puisqu’ils ne suivent pas leur propre Soi. Si vous fermez les yeux et permettez à quelqu’un d’autre de vous guider, vous trébuchez forcément. Tout individu dispose du libre arbitre. Lorsque ce libre arbitre n’est pas utilisé ou est détourné, affirme Maitreya, « Le Seigneur intervient ».

Beaucoup d’instructeurs et de gurus ont chuté à cause d’un attachement à des pouvoirs qui se sont manifestés à travers eux en raison d’un développement naturel ou par la grâce du Seigneur. Selon Maitreya, cette chute s’est produite car, dès qu’un individu cherche à réclamer quelque chose pour lui-même, dès qu’il s’identifie avec ces pouvoirs au lieu de comprendre qu’il est le Soi immortel et que les pouvoirs appartiennent au Seigneur, il est perdu.

C’est là un test difficile et, même à l’heure actuelle, de nombreux disciples qui se sont identifiés à leur guru ou à leur instructeur ont vu leur vie bouleversée lorsque ce dernier, oubliant le Soi intérieur, s’est attaché aux pouvoirs matériels, mentaux ou spirituels. Certains commencent alors à accumuler des richesses, d’autres font mauvais usage de la pensée et emprisonnent mentalement d’autres êtres humains, créant l’intolérance et la division au lieu de respecter la liberté de chaque individu, d’autres encore deviennent attachés aux pouvoirs et en font mauvais usage. Ainsi que Maitreya le déclare : « Même lorsque vous avez atteint un niveau d’évolution très élevé, vous ne pouvez pas dire « Je suis le Seigneur ». Vous pouvez simplement dire, « Je suis un messager du Seigneur. »

La vie de Jésus

Même Jésus fut confronté au problème de l’attachement aux pouvoirs spirituels et à leurs expériences, affirme Maitreya. Les expériences que le Seigneur accorda à Jésus sont maintenant accordées à certains disciples. Mais dans le cas de Jésus, son mental s’empara dans un premier temps de ces expériences. Le mental essaya d’utiliser ces pouvoirs spirituels afin d’atteindre certains buts.

Jésus était préoccupé par la disparité existant entre les riches et les pauvres, et il commença à prêcher que « personne n’est ni riche ni pauvre aux yeux du Seigneur ». Il aurait dû, en fait, aider les gens à réaliser le Soi, car c’est alors qu’on utilise ce dont on a besoin et qu’on donne ce qu’on a en excès. A ce moment-là, affirme Maitreya, voilà ce que Jésus aurait dû enseigner : « N’ayez d’attachement ni pour la richesse ni pour la pauvreté. » Lorsque vous essayez de prêcher, vous ne créez rien d’autre que la limitation. Le véritable enseignement est celui-ci : « Je suis avec vous si vous êtes honnêtes, sincères, détachés. »

Lorsque les prêtres mirent Jésus au défi, lui demandant : « Pouvez-vous vous libérer, si vous êtes un Dieu ? », Jésus ne put alors rien faire. Puis lorsqu’il fut sur la croix et demanda, « Seigneur, Seigneur, pourquoi m’as-Tu abandonné ? », une vision lui fut accordée et la prière, transmise par Maitreya dans cet enseignement, lui fut alors révélée. Il lui fut alors enseigné que toute la création appartient au Seigneur. « Rien n’a lieu sans la volonté du Seigneur, » enseigne Maitreya. A ce moment-là, il comprit que le mental ne doit pas courir après les pouvoirs spirituels.

Ayant eu cette vision, Jésus dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Lorsque vous êtes libre de tout attachement, comme l’était le Bouddha, il vous est accordé la vision de l’absolu (le nirvana).

Jésus, lui, était attaché à ce qu’il voulait atteindre (la justice, un équilibre entre les riches et les pauvres). Son enseignement étant relatif, puisqu’il était submergé par les contraires, le Seigneur lui donna une vision de la Lumière. Jésus comprit alors dans son mental, dans son esprit et dans son corps que le relatif et l’absolu sont deux faces de la même lumière. Le silence prévalut. Il était satisfait.

En tant qu’individu, en tant qu’entité distincte, Jésus expérimenta la valeur nutritive, le soutien du Tout-Puissant. C’est ce que les êtres humains, affirme Maitreya, commencent maintenant à expérimenter dans le monde entier. Quels en seront les signes ? Les êtres humains pourront expliquer, avec des mots simples, ce que Jésus expérimenta à travers le Christ. Lorsque vous faites l’expérience de celui qui vous nourrit, de celui qui est la source de toute création, vous savez que sans lui rien ne peut exister. Lors d’une telle expérience, le Soi est indifférent à tout ce qui se passe autour de lui. C’est la raison pour laquelle Jésus déclara : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Vous pouvez atteindre cet état lorsque vous êtes sincère, honnête et détaché.

La dernière tentation du Christ

Dans le cours de cet enseignement, Maitreya évoqua brièvement avec un groupe de swamis le film de Martin Scorsese, La dernière tentation du Christ. Nombreux sont ceux qui dans différents pays s’opposèrent à la diffusion de ce film, car il dépeint Jésus tenté de s’engager dans une relation sexuelle.

Commentant la question des tentations, Maitreya déclara que les désirs du mental, de l’esprit et du corps contraignent le Soi à agir contre la volonté du Soi véritable. Il expliqua que Jésus était passé par ces étapes, et qu’il fut donc lui aussi tenté. Personne n’est en mesure de savoir avec exactitude, souligne Maitreya, ce que fit réellement Jésus. Toutefois, que Jésus ait eu ou non des rapports sexuels dans sa vie, on ne peut de toute manière pas dire que « la sexualité aille contre le Seigneur ».

Il n’est pas exact, a-t-il déclaré, que « pour connaître le Seigneur, on doive renoncer à la sexualité. Je n’établis pas de telles règles. » Le Seigneur déclare : « Ne condamnez pas la sexualité. Si vous la condamnez, vous ne saurez jamais qui je suis. » Si vous condamnez la sexualité, vous feriez bien de vous demander comment vous êtes nés. D’où venez-vous ? Le Seigneur ne demande pas « d’abandonner sa femme et ses enfants ». Fait-on tout un tas d’histoires à propos de la naissance et de la mort ? Qui n’est pas né d’un acte sexuel ? Ne prêchez pas que la sexualité est quelque chose de sale. La sexualité est naturelle et n’a pas besoin d’être enseignée. Elle se développe avec les forces évolutives de la vie. Le véritable Maître est la conscience, qui enseigne au bon moment. Éduquer en matière de sexualité de façon prématurée n’est pas non plus recommandable. On doit laisser les choses évoluer de façon naturelle.

« Vous vous apercevrez que l’acte sexuel, accompli avec sincérité de l’esprit, honnêteté du mental et détachement, devient divin. S’il est divin, il ne se fixe ni au mental, ni à l’esprit, ni au corps. Même à ce moment-là, vous demeurez libre. On connaît les résultats de l’acte sexuel accompli avec possessivité et attachement. L’appétit grandit, l’individu peut devenir obsédé par la sexualité et finalement commettre des crimes sexuels, qu’il exécutera avec un mental malhonnête, avec un esprit dépourvu de sincérité et avec attachement. Tout acte réalisé de cette manière devient destructeur. »

Commentant ce film, La dernière tentation du Christ, Maitreya mit en contraste l’attitude des prêtres et des cinéastes vis-à-vis de la religion. Les religieux, déclara-t-il, abandonnent tout parce qu’ils courent après le Christ. Le Seigneur leur accorde certaines expériences afin d’apaiser leur mental. Ces hommes prescrivent alors d’abandonner ce qu’ils ont eux-mêmes abandonné pour pouvoir atteindre le niveau qu’ils ont atteint, c’est-à-dire afin de pouvoir bénéficier de ces expériences.

Cependant, beaucoup de chefs religieux fuient en fait les réalités de la vie. Les cinéastes, quant à eux, traitent cette question avec un « mental inquisiteur ». Le mental veut découvrir des choses, mais la curiosité à elle seule crée la division. Le détachement et la sincérité de l’esprit auraient produit un autre film.

Une autre œuvre d’art, le livre de Salman Rushdie, Les versets sataniques, engendra une division religieuse encore plus sérieuse. Maitreya commente ainsi cette question : lorsqu’un bébé pleure pour avoir une sucette et qu’il ne l’obtient pas, il est désorienté, se met en colère et finit par injurier sa mère. C’est ce qui s’est produit pour Salman Rushdie. Il cherchait, par le biais de la religion, à connaître des expériences divines. Sa quête se soldant par un échec, il a fini par écrire ses problèmes et sa désillusion. Mais son incapacité à parvenir à quelque expérience divine que ce soit n’implique pas la négation de l’existence de la divinité, car celle-ci n’existe pas dans l’évolution. Elle n’existe que dans l’Être Suprême.

Un écrivain ou un poète échouent, affirme Maitreya, parce qu’ils recherchent l’absolu. Mais cette finalité ne peut être trouvée dans la vie – au sein de l’évolution. De sorte que, lorsqu’ils échouent dans leur quête de l’absolu, ils se lancent dans la création de religions ou de philosophies. Ils commencent par émettre des doutes concernant l’existence de Dieu. Ces écrivains n’ont ni tort ni raison de rechercher de nouveaux buts et de nouvelles expériences. Mais lorsqu’ils sèment le trouble par leurs écrits, ceux qui les lisent sont pris de panique car ils ne veulent pas perdre leurs certitudes. Salman Rushdie et les musulmans fervents sont logés à la même enseigne. Ils se cramponnent à leurs croyances et ont peur de les perdre.

Maitreya déclare qu’il est venu pour nous aider à le connaître dans notre cœur. Cette connaissance ne peut se produire dans le mental, l’esprit ou le corps, car leur existence est liée à l’évolution alors que la Divinité est pure et éternelle. Le Soi existe dans le cœur, et c’est là que vous faites l’expérience de Dieu.

La religion dans le nouvel âge

Toutes les grandes religions connaissent actuellement des changements rapides. On note en Chine les signes d’une plus large fréquentation des églises et des temples. Un processus identique se déroule également en Union Soviétique. La chrétienté connaît des divisions, et les gens questionnent, contestent. De même que les autres religions, la chrétienté subit actuellement un processus de purification et, pour la première fois, les êtres humains vont ressentir que la divinité n’est pas « extérieure », mais qu’elle réside « simultanément » et dans le cœur et dans l’univers, dans toute la création.

Le Soi va maintenant commencer à expérimenter sa propre identité, son identité véritable. Celui qui nourrit le Soi et le rend conscient ne peut être limité. Il est universel. « Nul ne peut s’approprier le Christ. » Le message du Seigneur est indivisible et s’applique à tous : « Partout où vous me servez, Je suis. »

En fait, aucune contradiction n’existe entre les différentes religions. Les religions ont été prises au piège des mots et des slogans, les amenant à rivaliser entre elles. Cette compétition disparaîtra, et l’essentiel demeurera. Les hindous, les chrétiens, les musulmans, les juifs et les bouddhistes expérimenteront tous l’Unité. Les individus qui se cramponnent aux formes anciennes vont créer division sur division. Ces formes anciennes finiront toutefois par disparaître. Ce processus est inévitable. Les églises, les mosquées et les temples deviendront des lieux de rencontre, ainsi que des centres où ceux qui en ont besoin recevront d’autrui l’aide qui leur est nécessaire.

Une conscience religieuse plus inclusive caractérisera le 21e siècle. Le Président Arap Moi, du Kenya, posera à Kajadio la première pierre d’un temple convenant à ce nouveau type de conscience. Les symboles de toutes les grandes religions y seront représentés, et ce temple deviendra un lieu de pèlerinage pour les populations des pays voisins. « le Kenya sera pour l’Afrique, » affirme Maitreya, « ce que la Mecque est à l’Islam. » Les fidèles de toutes les religions s’y rassembleront pour prier.

De tels types de temples, dédiés aux religions du nouvel âge, seront également ouverts à Montréal, à Londres et en Inde. Il ne s’agit pas là de la constitution d’une nouvelle religion, mais plutôt de la création de structures adaptées à notre compréhension croissante de la fraternité.

Une prière pour le Nouvel Age

Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout est venu de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit et le corps sont mes temples,
pour que le Soi réalise en eux
mon Être suprême et mon devenir.


Thématiques : religions, spiritualité
Rubrique : Le point de vue de Maitreya ()