Le thème de la conférence donnée par Benjamin Creme à l’occasion des rencontres des groupes de transmission américains et européens de 2008 était Education, éducation, éducation. La conférence et les réponses aux questions posées lors de la rencontre européenne ont été publiées dans le numéro de janvier-février de Partage international. On trouvera ci-dessous les réponses aux questions posées lors de la rencontre des groupes américains.
Q. Les jeunes d’aujourd’hui se servent beaucoup de l’électronique à des fins ludiques aussi bien qu’éducatives. Quel effet cela a-t-il sur eux ? Cela retarde-t-il leur croissance spirituelle en les maintenant abusivement focalisés sur le plan physique ou sur leur cerveau, plutôt que sur le plan intuitif de l’âme ? Et si tel est le cas, que pouvons-nous faire pour atténuer les conséquences de ces excès ?
R. Les instruments de la vie moderne comme les appareils électroniques peuvent être soit mauvais pour le système nerveux, soit extrêmement utiles aux enfants, en cela qu’ils leur évitent d’encombrer leur cerveau d’une multitude de faits. Dans l’éducation moderne, quatre-vingt dix pour cent des choses présentées aux enfants sont des faits. Ces données occupent tous les espaces disponibles dans les cerveaux des enfants, particulièrement dans les pays développés. Les ordinateurs peuvent stocker ces informations et éviter ainsi à nos cerveaux de s’en encombrer.
Il y a de bons ordinateurs et de mauvais ordinateurs – c’est-à-dire des ordinateurs qui nous permettent de ne pas surcharger nos cerveaux, et des ordinateurs de jeux. L’usage des ordinateurs de jeux devrait être limité par les parents. Comme beaucoup d’autres jeux, les jeux électroniques peuvent devenir une obsession. C’est la même chose que trop regarder la télévision. Cela devient une drogue qui vous vide de votre énergie et vous empêche de faire l’expérience des heurs et malheurs de la vie réelle.
Q. Quels livres d’A. Bailey recommandez-vous en ce qui concerne l’éducation ?
R. Je recommanderais chaudement L’éducation dans le nouvel âge. Puis Initiation humaine et solaire. Puis, si vous avez un week-end de libre, Un traité sur le feu cosmique. Puis les livres sur les rayons, la guérison ésotérique, l’astrologie ésotérique. Lisez-les tous. Ils contribueront tous à votre éducation. Ils sont donnés pour stimuler le mental et l’intuition, et pour vous éveiller à des niveaux de vous-mêmes dont vous n’avez peut-être pas conscience.
Q. Wilhelm Reich, qui découvrit la substance éthérique il y a de nombreuses années, fut rejeté par la société. Son œuvre sera-t-elle reconnue à temps pour sauver la planète des radiations nucléaires qui se trouvent sur les plans éthériques ? La substance éthérique sera-t-elle redécouverte ? Comment la science découvrira-t-elle la pollution éthérique ?
R. Dans ses expériences, Wilhelm Reich découvrit ce que les ésotéristes connaissent sous le nom de plans supérieurs éthériques de la matière. W. Reich était un scientifique, pas un ésotériste. Il ne recherchait pas la substance éthérique, mais il la découvrit suite à ses expériences. Il constata qu’il existe une énergie primordiale dans chaque aspect de la matière, quelle que soit la forme empruntée. Il appela cette énergie « orgone ».
La société ne rejeta pas Reich, car en fait elle ne savait pas grand-chose de lui. C’est la FDA1 qui le rejeta. Il fut mis en prison pour avoir fabriqué des instruments, en l’occurrence des boîtes appelées « accumulateurs d’orgone », ayant pour but le stockage et l’utilisation d’une énergie « non existante » à des fins médicales. Pour la FDA, l’orgone n’existait pas parce qu’ils ne la connaissaient pas. Reich la connaissait, car il l’avait découverte dans ses expériences.
Reich considérait l’orgone comme un plan d’énergie présent partout. Je dirais qu’il s’agit des niveaux éthériques supérieurs de la matière. Il y a quatre sous-plans, et non un seul plan d’énergie.
Les conclusions expérimentales de Reich étaient parfaitement exactes. Il y a de nombreuses expériences qui démontrent l’existence de l’orgone. Reich proposa de refaire ces expériences devant ses accusateurs de la FDA, à condition que ce soit lui qui les accomplisse pour qu’il n’y ait pas falsification. Les expériences sont reproductibles. Il proposa de les rééditer, mais cela lui fut refusé. Il mourut en prison. Reich était un grand homme qui ne fut absolument pas reconnu et avait atteint la deuxième initiation à sa mort. Son œuvre sera-t-elle reconnue dans l’avenir ? Je suis certain qu’elle le sera.
J’ai construit un accumulateur d’orgone à mon domicile en 1948 et je connais d’autres personnes qui ont fait de même. J’ai entendu parler d’un homme qui a installé une pièce à orgone, ou plutôt une « pièce ésotérique » qui attire l’énergie des quatre sous-plans éthériques. L’accumulateur d’orgone que j’ai construit attire les troisième et quatrième éthers. Les niveaux attirés dépendent des matériaux utilisés. Quand on découvre un principe sous-jacent de la nature de façon intuitive ou expérimentale, on se rend compte à quel point tout est vraiment simple dans l’univers. Par exemple, la nouvelle science de la lumière, qui sera donnée à l’humanité quand nous aurons renoncé à la guerre et à toutes les horreurs de nos systèmes économique et politique modernes, a des fondements très simples. Mais il nous faut comprendre le principe. Une fois cela fait, la procédure technique elle-même est relativement simple.
Q. Est-ce que le fait de vivre le Jour de Déclaration dans cette incarnation aura un impact sur notre prochaine incarnation ?
R. Comment pourrait-il en être autrement ? Si ce Jour ressemble, fût-ce de façon lointaine, à ce que je crois en avoir compris, nous serons changés comme jamais nous ne l’avons été auparavant dans nos vies. Nous tous, sur Terre, en sortirons changés à un degré ou à un autre. Les fondamentalistes paroxystiques comme il en existe dans toutes les religions ne seront peut-être pas très heureux d’avoir connu cette expérience, ils n’y attacheront peut-être pas une grande importance. Il n’empêche qu’elle les aura transformés. Nul ne pourra vivre l’expérience du Jour de Déclaration sans s’en trouver changé d’une manière ou d’une autre.
Les réels changements que connaîtra notre perception de nous-mêmes seront profonds, et les émotions qui les accompagneront se feront sentir pendant des semaines entières. Puis ils commenceront à s’estomper. Le Maître a dit : « Pendant quelque temps, les hommes marcheront sur la pointe des pieds. » Après quoi, la réalité reprendra son cours avec son cortège de problèmes. Douleur et souffrance des millions qui meurent de faim. Nécessité, en matière d’environnement, de résoudre la question du réchauffement planétaire, de mettre un terme à la destruction de la planète. Ces problèmes mondiaux seront reformulés dans des millions d’esprits. Les gens prendront conscience qu’ils existent en tant qu’êtres humains à part entière, ils sentiront qu’ils comptent pour la première fois de leur vie. Ils auront vécu une expérience spirituelle extraordinaire qui les purifiera. Le Maître a dit : « Chacun… vivra à nouveau la grâce de l’enfance, la pureté d’une aspiration libérée du moi. »
Les gens redeviendront des enfants. Ils verront le monde tel que les enfants le voient, avec la même grâce, la même joie, le même émerveillement et la même simplicité dans l’acceptation. Mais nous sommes des adultes, pas des enfants. C’est pourquoi une partie de nous-mêmes expérimentera la vie d’une manière nouvelle, comme des enfants découvrant la vie, des enfants aux yeux grands ouverts pour qui tout est nouveau, tout est à découvrir, tout est surprenant, magnifique et pur ; comme des enfants qui accueillent le monde avec confiance. Ce sentiment de confiance grandira dans l’humanité pour la première fois depuis des millénaires.
Nul ne fait suffisamment confiance à la vie. Nous sommes tous endurcis et avons l’impression qu’il nous faut nous endurcir à cause de la commercialisation, de la lutte à mener pour vivre dans un environnement où seul compte le marché.
Les forces du marché mènent le monde à la destruction. Ou vous y adhérez, ou vous vous y opposez. Il est difficile de lutter contre ces forces en restant pur et simple, sans se laisser contaminer par la lutte ni par la commercialisation. Il est facile de dire : « Je suis d’accord. Il faut de la justice dans le monde. » Mais qu’une occasion se présente de gagner quelques livres ou quelques dollars de plus, les gens l’accepteront. La commercialisation est tellement insidieuse qu’elle réveille la cupidité de tous ceux qui s’en croient dépourvus. Elle réveille l’esprit de compétition chez tous ceux qui ont le sentiment de ne pas l’avoir. Il y a probablement peu de gens en Amérique qui ne sont pas atteints par l’esprit de compétition. Ceux qui sont nés et ont été élevés dans ce pays le possèdent forcément. La compétition est le socle sur lequel reposent votre virilité et votre féminité.
Mais ce n’est pas vrai. C’est même le contraire de la vérité. On vous a fait avaler cet énorme mensonge au cours des deux cents dernières années. Le mensonge de la commercialisation a coloré l’attitude de tout un chacun devant la vie, non seulement en Amérique mais dans tous les pays qui ont été influencés par elle. Autant dire de la Terre entière. C’est le pays dont l’influence sur le monde est aujourd’hui la plus forte. Malheureusement, parce que son influence est mauvaise.
La coopération, telle est la nature de la vie pour l’humanité. Lorsque l’homme connaît sa vraie nature intérieure en tant qu’âme, l’esprit de compétition se retire de lui-même, et avec lui, le mensonge de la commercialisation, que Maitreya considère comme plus dangereux pour la vie qu’une bombe atomique. Il est tellement insidieux qu’il fait ressortir ce qu’il y a de pire dans l’humanité : la cupidité et l’égoïsme. Il est tellement facile de se laisser corrompre par la commercialisation.
Les gens trouvent le service difficile parce qu’on ne peut servir correctement que si le service est altruiste. Si le service n’est pas altruiste, s’il n’est pas librement consenti, ce n’est pas du service. C’est en pleine liberté et dans la joie qu’il doit être accompli pour être juste.
La commercialisation, avec son esprit de compétition et son avidité, écrase égoïstement tout ce qui se trouve sur son chemin. Si vous éprouvez le besoin de gagner, d’être le premier dans tout ce que vous entreprenez, vous avez devant vous une vie infernale. Vous luttez, vous vous démenez, vous vivez à la périphérie de la vie, non au cœur de la vie.
Au cœur de la vie, il n’y a pas de compétition. Tous les êtres humains sans exception sont divins. Cette divinité s’exprime à des niveaux différents, mais c’est la seule différence. Nous sommes tous divins ; chacun d’entre nous est nécessaire, chacun d’entre nous est utile, chacun a de la valeur, chacun compte. Alors pourquoi la compétition ? Pourquoi ce besoin d’être le premier, de réussir, de gagner, de tout faire pour être le premier, pour réussir et gagner ? Comment peut-on être le meilleur au monde ?
Si vous courez, que vous arrivez six dixièmes de seconde avant quelqu’un d’autre, vous êtes le meilleur coureur, et alors ? La compétition dans le sport, c’est amusant. On peut comprendre que quelqu’un veuille courir ou nager plus vite, décrocher une médaille. C’est un jeu d’enfant ; et pour un adulte, jouer comme un enfant, cela peut être amusant. Mais ce n’est pas ce que j’entends par compétition. La compétition, c’est le besoin corrosif d’être le meilleur, de posséder le plus, d’être le plus intelligent, de savoir le plus. Cela corrode le cœur.
Q. Vous dites que nous pouvons faire l’expérience de l’unité ou bien de la séparation, mais pas les deux à la fois. Pour ceux qui désirent vivre dans l’unité le plus souvent possible tous les jours que Dieu fait, quelles sont vos suggestions ?
R. Il faut un sens intérieur d’appartenance au groupe que nous appelons l’humanité. Nous ne sommes pas seulement un groupe de personnes, nous, en tant qu’humanité, sommes un centre d’énergie dans le monde. Il y a trois centres de ce type : le règne humain, le centre où l’intelligence de Dieu se manifeste, la Hiérarchie, le centre où l’amour de Dieu est exprimé, et Shamballa, le centre où la volonté et le dessein de Dieu sont connus. Tels sont les trois grands centres d’énergie sur la planète Terre. Notre but est la connaissance, l’aspect mental de l’homme. Le corps physique de l’homme est plus ou moins perfectionné. Il connaîtra de très légers changements, il y aura des expansions de conscience, la vue se modifiera : l’œil physique verra les plans éthériques, et de plus en plus d’enfants viendront en incarnation avec la vision éthérique. Ils deviendront si nombreux que le corps éthérique sera reconnu comme réel.
Le perfectionnement de l’aspect intelligence ou mental de la divinité est une gigantesque responsabilité. Nous développerons notre mental à un point tel que nous deviendrons capables de créer par la pensée ces lunettes, ce verre de jus de pomme, cette table. Cela vous semble peut-être impossible, pourtant c’est déjà une réalité, sur Mars, par exemple.
C’est par la pensée que les Martiens fabriquent la plupart des vaisseaux de l’espace que nous appelons ovnis et qui font plusieurs kilomètres de long. Vous vous rendez compte, un vaisseau de six ou sept kilomètres de long, tout près de notre atmosphère, flottant là-haut dans l’espace, rempli de laboratoires de toutes sortes et de vaisseaux plus petits ? Ils ouvrent un hangar et font sortir des vaisseaux l’un après l’autre. Cet édifice gigantesque ressemblant à une ville est un vaisseau de l’espace créé par la pensée.
Vous pouvez vous imaginer créant cette table par la pensée ? L’humanité développera son mental jusque là, elle pourra créer par la pensée tous les artéfacts de notre civilisation. Pas tout de suite, cela prendra un certain temps, mais, dans un avenir pas très lointain, le mental humain aura pris une telle importance que nous aurons une idée très différente de ce que c’est que penser.
Penser, c’est la capacité de créer par la pensée. Quand vous créez un tableau, vous créez par la pensée. Votre pensée se lance dans le projet. Il ne se réalise pas tout seul. Il vous faut d’abord l’idée. Ensuite, il vous faut la coordination indispensable entre main et œil pour amener l’idée sur la toile physique ou sur votre support quel qu’il soit. Si votre moyen d’expression est la musique, il vous faut créer par la pensée toutes les séquences qui constituent un morceau de musique.
C’est ce que Mozart faisait. Mais, contrairement à ce que vous pourriez penser, il ne voyait pas les choses sous forme de musique qu’il n’avait plus qu’à retranscrire. Il ne voyait pas les notes avec son œil intérieur pour les recopier ensuite. Il voyait la musique sous la forme d’un tableau sur une toile. Mais il ne la comprenait pas en tant que tableau, il la comprenait en tant que musique. Il transcrivait en termes musicaux ce qu’il voyait sous la forme d’un objet peint. En regardant cet objet, il comprenait ce que la musique devait être. C’est cela, le mental créatif.
Tout dépend de votre réceptivité, de la façon dont votre mental fonctionne. Une personne dotée de perception visuelle décidera de faire un tableau, une autre qui a le sens de la musique préférera écrire de la musique. Mais l’activité est la même pour les deux individus : c’est le mental créatif qui agit. Par mental, je ne veux pas dire le cerveau. Mental et cerveau sont deux choses différentes.
Les scientifiques discutent encore de la question de savoir si nous avons un mental ou seulement un cerveau. Ils savent que nous avons un cerveau parce qu’ils le voient. Sur un cerveau, ils peuvent faire des expériences, des opérations. Mais ils ne peuvent pas opérer le mental, parce que le mental est plus vaste que le cerveau. Il est en contact avec le cerveau, mais c’est quelque chose de différent.
Le mental est une sphère dans l’espace dans laquelle sont placées les idées ou formules des Maîtres. Quand celles-ci sont arrivées à maturité, elles sont mises en contact avec les mentaux sensibles de l’espèce humaine. Les savants comme Einstein découvrent de grandes théories scientifiques. Les techniciens découvrent comment construire un ordinateur, par exemple. Tout cela est mis dans la sphère mentale. Il faut le mental sensible des découvreurs, savants, peintres ou musiciens, pour faire descendre les idées et les rendre utilisables.
Quand nous aurons développé notre mental, nous découvrirons comment créer des usines et, dans ces usines, des outils ressemblant à des robots qui, à partir de nos pensées, créeront tout ce dont nous pourrons avoir besoin. C’est une chose extraordinaire à envisager. Mais ce n’est pas pour demain. Seulement pour après-demain.
Q. Si le karma est si important dans le cadre de la famille, que penser de l’adoption ? Qui doit élever les orphelins ?
R. Les orphelins ne doivent être adoptés que par ceux qui sont capables de donner à l’enfant une structure stable avec un père et une mère, tout l’amour nécessaire, ainsi que la sagesse et l’absence de conditionnement qui, espérons-le, sont le lot de la plupart des enfants. Mais nous parlons là dans l’idéal. Tous les humains sont conditionnés parce qu’ils ont pour parents des gens qui sont eux-mêmes conditionnés par leurs parents. Les parents transmettent à leurs enfants leurs mirages, préjugés, espoirs et peurs. Les enfants sont élevés sous la contrainte des peurs et des mirages fondamentaux de leurs parents. Il en est de même des enfants adoptés. Pour beaucoup d’enfants adoptés, l’alternative est l’orphelinat, où ils se retrouvent en général noyés dans un groupe important d’enfants eux aussi abandonnés ou laissés de côté. Leur éducation est assurée par des gens qui ont souvent bien peu d’amour, et à qui on ne donne guère l’occasion d’apprendre à s’occuper d’enfants et à les élever dans l’amour et l’équilibre indispensables.
S’il fallait choisir entre une adoption dans une famille ou un placement en institution, je choisirais neuf fois sur dix la famille. Malgré tous ses défauts, la famille est sans conteste la meilleure unité dans laquelle élever un enfant. Dans une famille d’adoption, il n’y aurait pas la situation karmique que l’on trouve d’habitude quand on naît dans une famille. Il n’y aurait pas les liens et les nœuds qui doivent être défaits et résolus, ce que la situation familiale permet de faire. Mais dans une famille d’adoption, l’enfant aurait une chance de trouver et, espérons-le, trouverait l’amour, la sollicitude, et la confiance qui peut se développer en présence de l’amour, ainsi qu’une éducation équilibrée et non compétitive.
Le mieux pour l’enfant serait probablement de faire partie d’une famille où il y a déjà deux ou trois enfants. C’est dans cette situation qu’il trouverait l’essentiel de ce dont il a besoin. Il peut sembler préférable que l’enfant se retrouve seul avec les parents, au début en tout cas, mais cela ne reste pas vrai longtemps. Une grande famille déjà heureuse et installée donnant une image harmonieuse au nouvel arrivant, qui y serait aimé et reçu à bras ouverts par les enfants, serait sans doute la meilleure solution.
Q. Dans l’article La famille, le Maître parle-t-il davantage des homosexuels qui ont un enfant par insémination artificielle que des couples qui adoptent un enfant par ailleurs non voulu ? Ou ces deux approches sont-elles également stériles ?
R. Il parle des deux. Chez les homosexuels, les hommes ne peuvent pas avoir d’enfants et sont obligés d’adopter, tandis que les femmes peuvent en avoir en recourant à l’insémination artificielle. Le Maître parle de ces deux cas de figure, parce qu’aucun des deux couples ne satisfait à la nécessité d’un père et d’une mère. Il est vrai que beaucoup de couples homosexuels qui ont des enfants – quelle que soit la méthode utilisée, adoption ou insémination artificielle – les élèvent avec l’amour et le dévouement les plus complets tout en ne se souciant que du bien-être de l’enfant. Mais, dans le principe, cela ne profite pas à l’enfant, à cause de l’absence dans son environnement de l’un des deux sexes – le père ou la mère – nécessaires au développement de sa structure émotionnelle. Quel que soit le cas de figure, il n’y aurait évidemment pas de lien karmique. Ou si par hasard il y en avait un, ce ne serait pas un lien susceptible de réunir l’enfant et les parents.
D’une manière générale, cela ne sert ni l’humanité prise dans son ensemble, ni le développement du règne humain par rapport au Plan. Le Maître parle toujours par rapport au Plan. Le Plan est établi. Les Maîtres sont les gardiens du Plan. Le Plan est dans le mental du Logos de la planète. Les Maîtres sont les seuls au monde à vraiment connaître le Plan. Certains de leurs disciples immédiats en ont peut-être une idée, mais les Maîtres sont les seuls à connaître le Plan du Logos. C’est leur seule et unique préoccupation. Tout est organisé en vue de la réalisation du Plan. Dans le cas présent, il s’agit de faire au mieux pour l’enfant et l’espèce humaine tout en respectant les principes du Plan. Les gens ont tendance à ne pas tenir compte de cet aspect des choses. Tel n’est pas le cas des Maîtres. Ils considèrent que lorsque les relations homosexuelles mènent à l’utilisation de l’adoption ou de l’insémination artificielle, elles ne servent pas le Plan.
Q. Existe-t-il un rapport entre : éducation triple – physique, émotionnelle et mentale ; honnêteté mentale, sincérité de cœur et détachement ; et pensée, sentiment et volonté ? Certaines écoles essaient déjà de mettre ces choses en application – par exemple les établissements qui se basent sur les enseignements de Saï Baba, Steiner, Krishnamurti. Que pouvez-vous nous dire sur le sujet ?
R. Nous avons une constitution triple. Nous sommes la monade, l’étincelle divine, qui se reflète sous la forme de l’âme sur son plan. Nous sommes la personnalité imprégnée par l’âme, même si nous n’en sommes guère conscients. Nous fonctionnons sur un mode ternaire. Quand nous sommes à notre niveau le plus haut, nous reflétons l’étincelle divine, le divin, le spirituel. Quand nous sommes presque à notre niveau le plus haut, nous reflétons l’âme, qui est l’intermédiaire. Si vous êtes en état de juste relation avec l’âme, vous êtes en état de juste relation avec ce dont l’âme est le reflet. C’est la même chose. Au niveau de la personnalité physique, il peut y avoir un certain contact avec l’âme, mais il ne peut y en avoir avec l’aspect le plus haut, la monade, sinon par l’entremise de l’âme, l’intermédiaire. Celle-ci agit en tant qu’intermédiaire aussi longtemps qu’il le faut pour amener son reflet à elle, la personnalité humaine, à un état de juste relation avec la monade.
Puisque nous avons un corps physique, un corps astral et un corps mental, tout se reflète nécessairement dans ces trois véhicules. L’honnêteté mentale est manifestement liée au mental. La plupart des gens n’ont aucune honnêteté mentale. Si nous réfléchissions un peu à la façon dont nous utilisons d’habitude notre mental, nous nous apercevrions que nous passons la majeure partie de notre temps à penser une chose, en dire une autre et en faire une troisième. Il n’y a pas de lien direct entre la pensée et l’action.
La sincérité de cœur concerne le corps sensible, le véhicule astral. Selon Maitreya, la meilleure manière d’envisager la chose est de s’imaginer en conversation avec quelqu’un qui nous est cher, un associé ou un vieil ami en qui l’on a confiance. On parle honnêtement avec cette personne. On n’attend aucune indulgence de sa part. On n’essaie pas de la rouler, ni de la faire changer d’avis sur nous. On attend d’elle qu’elle soit ouverte avec nous, qu’elle nous parle de la même façon que nous-mêmes croyons, pensons, avons le sentiment que nous lui parlons, à cœur ouvert. Il n’y a que deux vieux amis qui puissent avoir une conversation à cœur ouvert, dans laquelle ils se font confiance et s’acceptent l’un et l’autre tels qu’ils sont. La sincérité de cœur est manifestement liée à l’honnêteté mentale. Ces deux qualités ne sont pas si éloignées l’une de l’autre.
Le détachement est le niveau le plus élevé, le détachement de l’âme. L’âme est détachée. Elle ne veut rien, n’a besoin de rien. Son seul et unique désir est de servir le Plan. L’âme cherche à influencer son reflet, l’homme ou la femme, à l’amener à servir le Plan. Cela prend longtemps – pour parler en termes humains. Du point de vue de l’âme, le temps n’existe pas. Ce n’est qu’une vision sans fin de l’éternité, donc l’âme n’est pas pressée. Mais elle s’efforce en permanence, vie après vie, de faire impression sur son véhicule, de façon à susciter de sa part un détachement croissant : de son corps physique, en le poussant à ne pas s’identifier à lui ; de la malhonnêteté, et donc du mental ; de l’insincérité de cœur, du mirage qui le fait aspirer à être aimé, dorloté et gâté.
Quand quelqu’un est vraiment détaché, le manque de sincérité des autres ne l’affecte pas. L’insincérité peut lui poser des problèmes, mais c’est l’agitation qui existe au plus profond des gens. Ils ne sont pas détachés. Ils veulent qu’on les aime. Les gens ont toujours une grande faim d’amour. Ils veulent un point d’ancrage. Ils veulent qu’on les aide à se sentir bien, qu’on leur apporte l’inspiration. Ils veulent tout cela.
Au fond, quand on travaille tant soit peu au niveau de l’âme, on devient de plus en plus détaché. Le détachement est ce qu’il y a de plus haut, c’est le but. Plus on se détache, plus l’honnêteté mentale et la sincérité de cœur grandissent. Plus on est honnête et sincère, plus on se détache. Les trois vont ensemble.
Voilà les trois clés qui constituent la base des enseignements de Maitreya. Si nous les mettions vraiment en pratique, nous progresserions à grands pas. Nous deviendrions si détachés, honnêtes et sincères en action et en parole que nous aurions déjà fait la moitié du chemin.
Q. En dehors de la pratique d’une religion et de notre méditation, pourriez-vous donner des exemples de la façon dont les parents peuvent éduquer leurs enfants de sorte qu’ils soient en mesure de connaître le Dieu intérieur, de le contacter et de lui permettre de s’exprimer ?
R. Il y a une technique sans égal : l’exemple. On ne parle pas de Dieu aux enfants. Les jeunes enfants n’ont pas la moindre idée de Dieu. Il faut les laisser trouver tout seuls leur Dieu intérieur et l’exprimer à leur façon. On ne donne pas aux enfants une forme-pensée de Dieu, pas plus qu’on ne leur fait pratiquer la méditation ou qu’on leur donne des règles pour amener l’âme à manifestation. On éduque par l’exemple. Les enfants sont des éponges. Ils absorbent tout ce qu’on leur présente. Si vous vous présentez comme quelqu’un qui sait tout, qui supporte tout, qui est patient, plein d’amour, alors ils l’acceptent et permettent à leurs qualités en tant qu’âme de s’exprimer.
Il faut que vous soyez prêt à vous consacrer totalement à l’enfant ou aux enfants. Combien y a-t-il de gens qui peuvent faire ça ? En général, les parents ont un emploi, ils sont occupés et ont leurs propres peurs. Ils ne peuvent faire autrement que transmettre leurs peurs, leur agitation. Personne n’a le temps. Nous sommes esclaves de cette chose que notre appelons temps. Ce n’est pas une façon de vivre.
Le temps n’existe pas. Ça n’est qu’une commodité qui nous permet de prendre l’avion, le train, et ainsi de suite. Mais ça n’a rien à voir avec la vie, la compréhension, le progrès intérieur. S’il faut beaucoup de temps pour faire quelque chose qui vaut le coup, ça prendra le temps qu’il faudra. Si ça vaut le coup, ça prend du temps. Si ça ne vaut pas le coup, inutile de perdre son temps.
Donnez à vos enfants votre temps, votre attention, votre amour, votre patience et répondez à toutes leurs questions. C’est de ça que les enfants ont besoin. Ils ont besoin d’un exemple. Inutile de leur donner une religion. C’est la pire chose à faire. Inutile de leur donner une méditation. Ils ne sont pas prêts. Donnez-leur votre amour.
Q. Pourquoi avoir mis ensemble La nouvelle éducation et L’âge de la lumière ?
R. Parce qu’ils font partie d’une trilogie. La nouvelle éducation, L’âge de la lumière et La famille sont étroitement liés : La nouvelle éducation traite de l’éducation dans le monde extérieur, les écoles, les affaires, dans toutes les situations ; L’âge de la lumière annonce les nouvelles méthodes d’enseignement qui apparaîtront dans cette ère ; et La famille a pour objet l’éducation dans ce qu’elle a de plus immédiat, celle de la famille et des enfants. J’ai pensé que ces trois articles abordaient chacun un aspect de l’éducation, et que les trois aspects étaient étroitement liés. Le Maître a écrit de nombreux articles qui parlent souvent des mêmes sujets, mais de façon différente. J’aurais probablement pu prendre trois autres articles et faire la même chose.
Q. Dans l’avenir, les adolescents vivront-ils ensemble en groupe ?
R. Certains, oui, d’autres, non. C’est déjà le cas aujourd’hui, mais cette situation ne s’étendra pas au monde entier. Dans certaines parties du monde comme l’Amérique et l’Europe, certains adolescents s’installeront en groupes, pour un temps, en tout cas. Mais ils finiront par comprendre qu’ils ne peuvent pas s’épanouir pleinement tout seuls et auront besoin dans leur société de la contribution de gens plus âgés – leurs parents, peut-être, ou certains enseignants. La société est un tout, et ils font partie de ce tout. Mais de nombreuses expérimentations seront faites dans ce sens.
Q. Pourriez-vous parler de l’importance de l’expérience personnelle dans l’éducation – et le Jour de déclaration, par exemple ?
R. Il n’y a rien de plus important que l’expérience personnelle, de quelque nature qu’elle soit. L’expérience personnelle du Jour de déclaration provoquera des changements extraordinaires. Les gens se sentiront transformés. Pendant peut-être quelques semaines, ils se sentiront différents et agiront différemment. Ils s’aimeront les uns les autres. Ils se diront « Bonjour » dans la rue. L’expérience est la meilleure des choses. Dans tous les domaines, on apprend mieux par expérience qu’en écoutant ce que disent les autres. C’est votre expérience qui vous dit ce que sont les choses. Personne ne peut vous enlever ce que vous avez appris de votre expérience. Je sais que le Christ est dans le monde parce que j’en ai fait l’expérience. Quand j’en parle, je soumets le fait à l’examen de mes auditeurs, mais je sais que c’est vrai. C’est pourquoi j’en parle avec conviction. Cela fait partie de mon expérience. Tout ce qui vient de l’expérience provoquera une transformation bien plus profonde que quelque chose que l’on a entendu dans la bouche d’un d’autre.
Q. Pouvez-vous nous parler du mental de troisième rayon ?
R. Le troisième rayon est le rayon du mental supérieur abstrait, de la réflexion et de la créativité. C’est le rayon de la philosophie et des enseignements supérieurs. C’est aussi le rayon de l’adaptabilité.
Les mirages du mental de troisième rayon peuvent faire de celui-ci un manipulateur sans scrupules, une « araignée au centre de la toile » qui est en contact avec tout le monde et tire toutes les ficelles dans le groupe. La personne en question brûle d’attirer tout le monde dans son orbite et de dominer. Elle rassemble les gens qui ne devraient pas être ensemble et sépare ceux qui devraient l’être. Elle manipule tous les éléments de son environnement et a le sentiment d’être au centre. Elle aime être en contact avec tout le monde, savoir ce que tout le monde fait, pense et ressent, provoquer des affrontements. Elle aime être à la barre. Les mirages de troisième rayon au niveau du mental produisent ce genre de personne.
La combinaison de ces mirages avec ceux du sixième rayon est, à mon avis, la pire des associations – et donne les Milosevic de la planète. Arrivé au pouvoir en tant que communiste, Milosevic a tout promis au peuple, mais lui a tout enlevé à son profit personnel, ceux de sa femme et de son parti, envoyant ses forces en Bosnie-Herzégovine dès la mort de Tito. Ce comportement est typique de la combinaison des sixième et troisième rayons.
Q. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que le point d’évolution, les rayons et les buts de l’âme des étudiants du monde soient connus ? Par quel mécanisme cela se produira-t-il ? Qui sera formé pour les révéler et comment ?
R. Jusqu’à ce que les Maîtres soient dans le monde et que leurs disciples aient été formés à identifier et à lire les structures de rayons, points d’évolution et buts de l’âme. Quel est le but de l’âme de cet enfant ? Quel est le but principal de l’âme, son but individuel, tel qu’il apparaît dans sa structure de rayons ? Il faut des gens formés pour déterminer tout cela. Ce sont les disciples des Maîtres qui accompliront cette tâche.
Les Maîtres, bien entendu, peuvent le faire, mais ils ne se chargeront pas de tous les étudiants du monde. A terme, il y aura au plus quarante Maîtres dans le monde, sans compter Maitreya. A l’heure actuelle, il y en a quatorze, Maitreya non compris. Je ne sais pas quand les autres viendront. Cela dépendra de plusieurs facteurs : du degré atteint par le désir évocatoire de l’humanité, du moment où nous aurons réalisé ce qu’il nous est possible de réaliser, où nous aurons appris ce qu’il nous est possible d’apprendre, où nous aurons atteint le maximum de ce que nous pouvons recevoir dans notre apprentissage. Alors, d’autres Maîtres viendront à mesure que la demande se mettra en place. Rien de tout ce qui peut être accordé à l’humanité en toute sécurité ne lui est refusé. C’est nous qui, par nos actions, fixons les limites de ce transfert.
Il m’est impossible de dire quand la structure de rayons, le point d’évolution et les buts de l’âme des étudiants du monde seront connus.
Q. Que doivent faire les enseignants qui désirent se préparer à l’éducation du nouvel âge décrite par le Maître ?
R. Lisez autant que vous pouvez. Les livres sont disponibles, mais rares sont ceux qui lisent vraiment sérieusement. Les besoins existent mais ne sont pas nécessairement reconnus. Ils ne se manifestent donc que dans le mental de peu de gens. Mais quand ils se manifesteront sur une plus grande échelle, ils constitueront, de la part de l’humanité, une demande de plus de lumière, d’illumination, de sagesse, d’expérience. Les gens formés se feront connaître et en formeront d’autres, qui en formeront d’autres. Combien de temps cela prendra-t-il ? Vous êtes vraiment pressé ?
Q. Il y a quelques années, vous avez dit que Maitreya formerait des éducateurs à Londres. Ce processus est-il toujours en cours aujourd’hui ?
R. A ma connaissance, oui. Maitreya forme des éducateurs. Certaines personnes ont suivi une formation très simple, une sorte de réorientation, et des groupes ont été constitués dans lesquels des éducateurs prennent en charge les enfants en rupture d’école, ceux qui ne supportent pas l’enseignement et n’ont aucun but dans la vie. Je ne sais pas où en est ce projet, mais les expériences continuent.
On donne aux enfants des méditations très simples avec contrôle de la respiration. Le but est de déclencher un changement d’orientation dans la pensée de ces enfants qui sont complètement étrangers à la société dont ils font partie. Ils n’ont pas l’impression que la société ait quoi que ce soit à leur donner. Ils auraient pourtant des choses à demander, mais ils ne sont pas capables de les exprimer en mots. Ils veulent des emplois, de l’argent, la liberté, la justice, mais rien de tout cela ne leur est accordé. Alors, on les considère comme des « traînards », des « bons à rien », des délinquants.
Maitreya a mis en place un protocole simple avec quelques personnes spécialisées qui travaillent avec les jeunes gens et parviennent à les faire changer de point de vue en très peu de temps. Il s’agit d’un exercice de respiration qui leur permet de prendre conscience d’eux-mêmes. Il le font quotidiennement, plusieurs fois par jour, et acquièrent ainsi un sens de plus en plus fort de leur propre identité.
Comment pouvons-nous nous préparer ? Lisez les livres d’Alice Bailey. Etudiez-les vraiment. Vous pouvez lire mes livres si vous voulez, mais, à mon avis, ce que vous cherchez vraiment se trouve dans les livres d’Alice Bailey.
Q. Quelle relation y aura-t-il entre les Maîtres qui émergent et les membres du groupe Share International en ce qui concerne l’enseignement et l’éducation ?
R. Tout dépend de ce que vous entendez par là. Les Maîtres qui arrivent ne font pas tous le même travail. Ils sont très spécialisés. Parfois, leurs spécialités se chevauchent, mais ils ont chacun leur objectif, leur groupe de disciples. Ils peuvent travailler dans n’importe quel domaine – politique, éducation, ou autre.
Il se peut que ceux qui sont spécialisés dans l’éducation travaillent avec des gens du groupe, mais ça n’est pas certain. Les membres de ce groupe savent – au moins dans une certaine mesure – des choses que les autres groupes ne savent pas. En faisant tout simplement ce qu’ils font, ils ont fini par comprendre quelque peu un certain nombre d’idées ésotériques. Ils peuvent rendre un service extraordinaire en apportant au public tout un champ de connaissances sur la constitution de l’homme, le but de la vie, la nature de l’âme, et ainsi de suite. Des milliers de questions seront posées. Le public voudra savoir. Le site de Share International sera pris d’assaut, croulera sous les questions que le public a déjà commencé à poser.
Je reçois de très nombreuses questions auxquelles nous devons répondre. Je ne peux pas être le seul à faire ce travail. Tous ceux qui sont dans cette pièce pourraient répondre à beaucoup d’entre elles. C’est en soi un champ de service. Quelles seront les relations avec les Maîtres eux-mêmes, je n’en sais rien.
Q. Existe-t-il un traitement homéopathique contre les radiations ? Y a-t-il un antidote, ou sommes-nous condamnés à subir les radiations tant que nous ne saurons pas comment les éliminer de notre atmosphère ?
R. Les Frères de l’espace font tout leur possible, dans les limites de la loi du karma, pour neutraliser les effets des radiations. C’est une aide fantastique. Les Maîtres ont également les moyens de neutraliser les effets des radiations nucléaires, mais tant qu’ils ne travailleront pas au grand jour dans le monde, ils ne s’engageront pas beaucoup dans cette voie. Les Maîtres sont déjà en relation avec les Frères de l’espace, spécialement ceux de Mars et de Vénus. Ensemble, ils cherchent comment neutraliser davantage de radiations dans les limites de la loi du karma. A l’heure actuelle, ils sont conditionnés par la loi du karma.
De nouvelles perspectives s’ouvrent à mesure que les Frères de l’espace sont mieux acceptés par l’humanité, que l’idée de leur présence progresse, qu’ils sont considérés comme étant vraiment parmi nous et aidant vraiment l’espèce humaine. Pourtant, de nombreux gouvernements – le gouvernement américain tout particulièrement – voudraient nous les présenter comme des animaux de l’espace dégénérés tenant l’humanité entre leurs griffes. C’est une calomnie épouvantable. Nous avons au contraire une dette karmique considérable envers les Frères de l’espace.
Il doit exister sur le marché des produits présentés comme neutralisant les radiations nucléaires, mais je ne peux pas me prononcer là-dessus. Je n’ai pas la totalité de la réponse à cette question. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’un remède sera découvert qui permettra un traitement de masse. Il est possible, par un traitement homéopathique, de débarrasser le corps des radiations de plus haut niveau.
Q. Si le danger des radiations nucléaires sur les plans éthériques ne peut pas être mesuré, comment pouvons-nous exiger des hommes politiques qu’ils renoncent aux centrales nucléaires ?
R. Il faut protester. Il faut que suffisamment de gens en parlent pour que les hommes politiques en prennent note. Même s’ils ne croient pas un mot de ce que vous dites, ils en prendront bonne note.
Quand Maitreya commencera à s’exprimer au grand jour, il parlera de ce problème. Dans ses réponses aux questions posées, il déclarera clairement que les projets de construction de dizaines de centrales nucléaires dans le monde doivent être abandonnés. Que cette technologie n’a aucun avenir. Qu’elle est dangereuse et nuisible pour l’humanité et les règnes subhumains.
Vous ressentirez le besoin d’agir. Dès que vous l’entendrez s’élever contre l’énergie nucléaire, ajoutez votre voix à la sienne. Défilez, manifestez, écrivez aux journaux, aux magazines, dans les blogs. Diffusez la nouvelle.
L’humanité a du pouvoir, mais elle n’en a pas conscience. Il n’y a rien de plus puissant qu’une opinion publique de masse correctement éduquée. Maitreya compte sur la formation de cette opinion publique de masse pour mettre fin à la commercialisation qui gouverne le monde à l’heure actuelle et faire accepter les principes de partage et de justice. Nous nous devons de faire cela. Personne ne le fera à notre place. Vous êtes au courant, donc vous pouvez commencer à faire rouler la boule. Je vous fais part de ce que je sais, dont personne d’autre n’est au courant. J’ai les voies et les moyens d’obtenir cette information et de vous en faire part. Vous en faites part à ceux qui ne savent pas et ainsi de suite, et construisez ainsi une barrière contre tout usage à venir des radiations nucléaires, centrales atomiques, etc. Le danger des radiations sur les niveaux éthériques supérieurs n’est que l’un des aspects du problème. Je n’ai parlé que du pire, mais tous les facteurs sont dangereux dans l’énergie nucléaire.
Q. Quelles sont les caractéristiques d’une personne imprégnée par l’âme ? Comment manifestons-nous cela ?
R. Nous ne le manifestons pas. C’est là le problème. Qu’est-ce qu’une personne imprégnée par l’âme ? Pensez à la personne la plus remarquable que vous puissiez imaginer : sage, bonne, débordante de connaissances, de lumière et de respect pour tous, passionnée par la vie, la justice et le partage. Telles sont les caractéristiques d’une personne relativement imprégnée par l’âme.
1 FDA : Food an Drug Administration, ministère qui délivre les autorisations de mise sur le marché des denrées alimentaires et des médicaments aux Etats-Unis.
Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : spiritualité, éducation
Rubrique : Dossier ()
