La nouvelle éducation (3/3) – Questions et réponses

Séminaire 2008

Partage international no 245février 2009

par Benjamin Creme

L’éducation des jeunes enfants

Q. Quand les jeunes enfants posent des questions sur la réincarnation, les ovnis etc., que pouvons-nous, en tant que parents, leur répondre, eu égard au fait que leurs enseignants, d’autres parents et leurs camarades risquent de leur dire qu’il s’agit de sottises ?
R. Si les parents ou les enseignants pensent que les ovnis, etc., sont des sottises, c’est ce qu’ils leur diront. Nous n’y pouvons rien, sauf éviter de mettre nos enfants entre les mains de ce genre de personnes. La vraie réponse dépend beaucoup de l’âge des enfants. Jusqu’à cinq ou six ans, je ne pense pas qu’il faille attirer l’attention des enfants sur les ovnis ou tout ce qui d’une manière générale touche à l’ésotérisme. Il ne faut pas leur présenter de croyances religieuses, ni non plus les croyances ésotériques éventuelles de leurs parents. Il faut les laisser grandir à leur propre rythme dans leur vie. Selon ce qu’ils sont en tant qu’âmes en incarnation, il leur faudra plus ou moins longtemps, mais il faut les laisser décider du moment. Aux enfants plus âgés de dix à quatorze ans, ils faut donner des réponses assez simples sur la question des ovnis et de la réincarnation, par exemple.
La réincarnation est un sujet très difficile à aborder. C’est l’une des lois de base de notre expérience – la loi de renaissance. A terme, il faut espérer que nous la connaîtrons tous, y croirons et en ferons tous directement l’expérience. Mais je n’en parlerais pas aux enfants de moins de six à sept ans. Sept ans est un âge critique, une période de changement, et à partir de sept ans, certaines choses peuvent être proposées aux enfants en réponse à leurs questions, mais toujours en rapport avec les données de la question, et non pour satisfaire les intérêts spirituels des parents. Mieux vaut éviter de soumettre les enfants à toute influence provenant des croyances religieuses ou philosophiques des parents et les laisser libres de décider par eux-mêmes le moment venu.
Je connais des gens qui s’intéressent beaucoup à l’histoire de la Réapparition, aux Maîtres, au retour du Christ dans le monde, et qui sont impatients d’y faire participer leurs enfants dès leur plus jeune âge. Et j’ai eu connaissance d’exemples de ce type où les enfants commençaient à prendre part aux affaires de leurs parents de façon active, mais totalement fallacieuse. Ils se sont mis à recevoir des « messages » des Maîtres – messages imaginaires, bien sûr. Les Maîtres ne s’adresseraient pas à des enfants de cet âge. Ensuite les parents me contactent parce qu’ils se demandent si leur enfant a effectivement reçu un message ou un enseignement de la Hiérarchie, ou s’il ne fait que répéter ce qu’il les a entendu dire.
Chaque fois, bien sûr, il s’agit de choses dites par les parents et les enfants ont été victimes d’un mirage. Laissez le mental de vos enfants tranquille, laissez leur croyances et aspirations religieuses tranquilles jusqu’à ce qu’ils soient en âge de décider en fonction de ce qu’ils voient autour d’eux. Même si cela doit aboutir au rejet de ce que pensent leurs parents. Un enfant, ça change.

Les adolescents et leur idéalisme

Q. Certains adolescents disent que l’humanité est un virus sur la Terre et qu’elle doit être exterminée. Quelle réponse faudrait-il leur faire pour les amener à prendre conscience de leur divinité ?
R. Eh bien, encore une fois, tout dépend de l’âge de l’adolescent. La réponse est très différente selon que l’adolescent a dix-neuf ans ou treize ans, et, là encore, tout dépend du niveau d’évolution, donc de la maturité du mental de l’individu.
Puisqu’ils disent que l’humanité est un virus à éliminer, je dirais : « Essayez. Essayez de l’éliminer. » Je crois que ça suffirait. Et s’ils disaient « Comment ? » Je répondrais : « Je ne sais pas. Comme vous voulez. » Ça leur clouerait le bec. C’est mon idée, en tout cas. Il y a des gens dans le monde qui agissent de façon très dangereuse et destructrice. De plus, les adolescents réagissent très vivement. Ils sont naturels, spontanés, suivent leur aspiration qui vient du cœur et sont terrifiés par la douleur et la souffrance qu’ils voient dans le monde. Ils la ressentent très durement. Mais répondre à ce cri de compassion – car c’est bien de cela qu’il s’agit – en envisageant l’annihilation de l’espèce est une ânerie pure et simple.
Certains entrent en guerre contre la société, mais aussi contre eux-mêmes en tant que membres de cette société. Ils se sentent, à juste titre, exclus de la société parce qu’ils ont l’impression qu’elle ne fait rien pour eux. Il n’est pas étonnant qu’ils aient cette réaction quand ils regardent autour d’eux et voient le mercantilisme qui règne dans le monde et les tendances destructrices des gouvernements et des politiciens. Mais comme ils ne sont pas très développés mentalement, ils s’imaginent que l’annihilation règlera le problème. Ils ne tardent pas à s’apercevoir que c’est impossible.
Alors, ils deviennent plus réalistes et apprennent que l’on peut agir sur son environnement, que l’on peut influencer ceux que l’on rencontre par son propre comportement. Il appartient à chacun d’entre nous d’agir au mieux de nos possibilités en fonction de notre vie. S’ils sont croyants et veulent être de bons chrétiens, eh bien, comme Maitreya le leur conseillerait, ils n’ont qu’à être les meilleurs chrétiens de la Terre, les meilleurs musulmans, les meilleurs hindous ou les meilleurs juifs. Qu’ils réussissent le mieux possible dans ce qu’ils peuvent être.

La pollution nucléaire

Q. Quand les aspects nocifs des radiations nucléaires seront-ils révélés ?
R. Je les révèle pratiquement à chacune des conférences que je donne, chaque fois que j’ouvre la bouche, chaque fois que j’entends parler de nouvelles centrales ou du développement de l’énergie nucléaire pour faire face au réchauffement global. C’est comme si on utilisait un poison violent pour soigner une petite coupure. Autrefois, on saignait les patients pour un oui, pour un non. On faisait une entaille et on laissait couler le sang parce qu’on croyait que la maladie provenait d’un mauvais sang. On prenait des quantités de sang au patient et on le laissait vidé, dans un état lamentable. Parfois, le malade récupérait, probablement parce qu’il aurait récupéré tout seul de toute façon. Mais dans tous les cas, pour toutes les maladies, on saignait. C’était le premier traitement. On sortait le scalpel. C’est la même chose avec les radiations nucléaires. Si le monde m’avait écouté, il saurait depuis quelque trente ans que les radiations nucléaires sont nocives. Qu’on ne doit pas les absorber oralement ! En fait, qu’on ne doit pas les absorber du tout, parce que leur aspect le plus nocif se situe au-dessus des niveaux mesurables par notre technologie actuelle. Nous n’avons même pas compris qu’il y a des niveaux de radiation que nous sommes incapables de mesurer. Personne ne veut écouter.
Il n’y a donc aucune révélation à attendre. Je crois que la vraie question est : quand la vérité sera-t-elle entendue ? Cela dépend probablement de Maitreya. Les gens demanderont à Maitreya si les centrales nucléaires sont dangereuses ou non, et il donnera sans aucun doute la bonne réponse. Donc, comme pour de très nombreuses autres choses, cela dépend probablement de Maitreya.

Q. En France, certains groupes anti-nucléaires déclarent que cinquante millions de personnes sont mortes directement ou indirectement à cause des radiations nucléaires – je crois que ce chiffre prend aussi la pollution en compte. Votre Maître peut-il dire si ce chiffre est exact ?
R. Je ne sais pas comment ils arrivent à ce chiffre. Comment s’y prennent-ils pour calculer le nombre de gens qui sont morts du fait des radiations nucléaires ? Quand on n’est pas un Maître, c’est impossible à évaluer. D’après mon Maître, ces trois dernières années, deux cent mille personnes sont mortes du fait de radiations nucléaires qui ont eu des effets sur les gens à des niveaux totalement inconnus à l’heure actuelle.

Q. Était-ce en France ?
R. Non. Pas en France. Dans le monde entier, deux cent mille personnes. C’est un chiffre approximatif, mais pas cinquante millions.

Q. Je suppose que ce chiffre tient compte des incidents du type Tchernobyl et autres ?
R. Il est ridicule d’essayer d’évaluer ce genre de choses comme de laisser croire que l’on peut arriver à un chiffre fiable. Nous n’avons aucun moyen de mesure. Le Maître dit que deux cent mille personnes sont mortes directement du fait des radiations nucléaires ces trois dernières années. Et c’est un chiffre mondial, on ne peut donc pas en dire plus.

Q. Pourriez-vous nous parler des utilisations positives de l’énergie atomique, dans le domaine médical, par exemple, l’utilisation médicale de la technologie nucléaire ? Le problème est surtout le manque d’isotopes.
R. Le manque d’isotopes ? Nous pourrions fabriquer des isotopes, mais il faudrait savoir quel usage en faire. On peut faire par exemple un isotope très simple de l’eau qui permettrait d’utiliser l’énergie nucléaire proprement et sans danger, non plus par la fission, comme dans la bombe atomique et les centrales, mais par la fusion. Le processus de fusion est propre, il s’opère à froid et peut être réalisé par un simple isotope de l’eau, que l’on trouve partout sur Terre. Cela signifie donc que personne ne pourrait accaparer la fusion nucléaire. Chaque nation dans le monde pourrait avoir ses propres centrales à fusion. Et cette technique fournirait l’énergie propre et sans danger nécessaire pour combler le vide entre les différents systèmes actuels et la nouvelle technologie de la lumière, lorsqu’elle sera donnée au monde.
Aucune date n’est fixée pour la technologie de la lumière. Tout dépend du renoncement définitif de l’humanité à la guerre. Si l’humanité continue de considérer la guerre comme une solution acceptable, alors cette technologie ne lui sera pas accordée. Mais dès que l’humanité aura fait la preuve absolue et totale de son rejet de la guerre pour toujours, alors la technologie de la lumière pourra être donnée au monde. Elle est sûre, propre, et utilise directement l’énergie du soleil.
Les Frères de l’espace sont en train de créer une grille d’énergie magnétique sur le plan physique qui, en combinaison avec les courants solaires, fournira cette énergie de la lumière, cette nouvelle Science de la Lumière. Mais les dates dépendent de l’humanité.
En attendant, nous pourrions avoir la fusion nucléaire demain, ce qui permettrait de satisfaire tous les besoins dans les laboratoires et ailleurs de façon sûre, propre et non destructrice et serait d’une aide considérable pour la science. Mais, encore une fois, les équations se trouvent sur le bureau des fabricants de voitures et autres, qui voient en elle la fin de la dépendance au gazole, à l’essence. Et ils fabriquent des moteurs au gazole et à essence, si bien que la fusion nucléaire est la dernière chose qu’ils veulent voir réalisée. Le tout est lié au mercantilisme – on finit par se lasser de répéter ce mot, mais c’est le cœur du problème de l’humanité.

Changements dans les programmes éducatifs

Q. Nous conseilleriez-vous en tant que groupe de rédiger des cours ou d’établir un programme pédagogique à propos de l’émergence de Maitreya et de ses enseignements, et de les proposer aux établissements scolaires ?
R. Je vous recommanderais vivement de faire des programmes de ce type et de les proposer au grand public, pas nécessairement aux établissements scolaires. Si vous mettez ces enseignements à la disposition des établissements scolaires, il faudrait que ce soit à l’intention des grandes classes – à partir de quatorze ans et au-delà – et des universités, bien entendu. Il serait très utile de les proposer au grand public également. Vous avez très peu de temps pour le faire. Ces questions auraient dû être posées il y a vingt ans et j’aurais donné les mêmes réponses, mais vous auriez maintenant vingt ans de pratique derrière vous. Vous ne vous rendez pas compte combien l’apparition de Maitreya est proche. Elle aura lieu dans très, très peu de temps.
Donc, la réponse est oui, dans les établissements scolaires mais seulement à partir de quatorze ans. Vous savez que seuls les adultes, seuls les gens de plus de quatorze ans, entendront par télépathie les paroles de Maitreya le jour de Déclaration. Avant cet âge, les gens sont des enfants, il faut en tenir compte. Il y a une limite à ce que l’on peut donner aux enfants, ou à ce que l’on devrait leur donner.

Q. Le changement dans l’éducation se produira-t-il lentement ou rapidement après le jour de Déclaration ?
R. Pour ceux qui tenteront de le mettre en œuvre, il semblera terriblement lent. Les changements dans l’éducation se réalisent très lentement, une fois que les idées ont été débattues, ont fait leur chemin pendant des années, ont été refusées avant d’être acceptées puis réexaminées, abandonnées de nouveau et reformulées, le tout dans le moindre détail. Les changements amenant à la nouvelle éducation ne sont pas simples. Attendez-vous donc à ce qu’ils semblent lents.
Mais considérés d’un point de vue historique, ils seront très rapides. Il y aura des changements gigantesques dans la pensée et l’expérience humaines, même sans les efforts individuels des personnes qui se trouveront sur le terrain. La radio et la télévision rempliront leur fonction. Internet aussi. Et les gens seront vite au courant – c’est là l’essentiel – pas éduqués, mais mis au courant des pensées, idées et concepts en rapport avec le nouvel âge. Et une fois que les gens sont au courant des idées, ils en accélèrent ou en ralentissent eux-mêmes la réalisation selon leur appareil mental.
Les Orientaux connaissent la loi de renaissance depuis des millénaires. Des millions de gens, les bouddhistes et les hindous par exemple, tiennent pour acquise la doctrine de la renaissance, mais ils n’en comprennent pas nécessairement les implications. Beaucoup d’entre eux se font une idée fausse de ce qu’est la loi de karma – la loi de cause et d’effet : comment elle fonctionne, quelles en sont les conséquences – pourquoi ils sont pauvres, par exemple. Ils pensent qu’ils sont pauvres parce qu’ils ont dû faire quelque chose dans leur vie précédente pour le mériter : ils se disent qu’ils ont peut-être été riches, mais cruels et sans cœur, et qu’en conséquence ils sont pauvres dans cette vie-ci. Ils ne se rendent pas compte que la pauvreté a une cause politique. Qu’elle est liée aux causes et effets des actions du gouvernement indien, par exemple. Le gouvernement indien gagne beaucoup d’argent aujourd’hui ; l’Inde est en train de devenir un géant financier qui propose des prêts à l’Occident pour soutenir ses banques menacées d’effondrement. Et malgré cela, des millions d’Indiens souffrent de la faim, pas à cause du karma, mais parce que la richesse de l’Inde n’est pas partagée. Il y a une différence entre la connaissance et la compréhension de cette connaissance.

Q. En tant qu’enseignant, je me demandais quand nous pourrions parler ouvertement de la Réapparition ou du but de la vie sans craindre de perdre notre emploi ?
R. C’est une question difficile. Je ne peux garantir que ce que je dis va vous permettre de conserver votre emploi, ni non plus que cela va vous le faire perdre à coup sûr.

Q. A propos du plan de réforme du système éducatif, les gens qui travaillent dans ce domaine sont-ils formés aujourd’hui comme le sont les disciples dans les autres domaines de la vie ?
R. Des tentatives de réformes sont faites ici et là dans différentes régions du monde, et probablement davantage aux Etats-Unis qu’ailleurs. Mais ce travail est fait par des petits groupes, car ces nouvelles idées n’entrent dans la politique nationale d’aucun pays au monde.
Les cinq premiers Maîtres sont entrés en 1975 dans les villes qui constituent les cinq centres majeurs du monde, et qui, sans aucune forme de préséance, sont New York, Londres, Genève, Darjeeling et Tokyo. Peu après, deux Maîtres sont arrivés à Rome et à Moscou. Aujourd’hui, y a quatorze Maîtres dans le monde sans compter Maitreya. Mais les Maîtres sont tous des éducateurs d’une certaine manière. Ce sont tous des enseignants d’une façon ou d’une autre, bien qu’ils ne le soient pas nécessairement au sens strict du terme. Beaucoup d’entre eux ont d’autres missions, mais, en dernière analyse, le résultat de leur travail est pour nous un enseignement. Ils nous ont fait profiter de leur Enseignement par l’entremise de leurs disciples, hommes et femmes, dans le monde. Il y a donc maintenant, sur toute la surface du globe, un groupe d’hommes et de femmes capables de former les gens aux idées, doctrines et formules qui permettront d’instituer une meilleure éducation basée sur l’éducation à la vie.
Tout cela prend du temps. La préoccupation première concernera le domaine du gouvernement, de la politique, et l’éducation à la vie ne viendra que plus tard. Comme elle sera plus lente à apparaître, elle sera plus longue à mettre en œuvre. Elle a une fonction différente, même si les deux fonctions sont liées. Mais la première préoccupation sera de veiller à ce que nous ne détruisions pas le monde. Donc, quand nous disons que nous voulons nous débarrasser de la bombe atomique, il faut que cela se fasse. Il faut que cela soit supervisé par quelqu’un qui ait la confiance du monde, c’est-à-dire par la Hiérarchie, des disciples avancés ou des Maîtres qui sont déjà parmi nous.
Voilà pourquoi les changements seront plus lents dans le domaine de l’éducation. Mais ils se réaliseront. Des gens reçoivent en ce moment une formation destinée à leur permettre de présenter une vision générale des grandes orientations de la nouvelle éducation. D’autres pourront être formés à des tâches plus spécifiques, dans une classe, ou bien là où l’enseignement doit être donné. Ce ne sera pas toujours dans une classe. Ce sera peut-être dans l’industrie.

Q. Donc ceux d’entre nous qui sont enseignants ne doivent pas essayer de mettre leurs idées sur l’éducation en pratique ?
R. Non, ce n’est pas du tout ce que je veux dire. Tout enseignant digne de ce nom doit au contraire essayer de faire cela, mais tout dépend de l’âge de vos élèves. Tout ce que vous dites doit être adapté aux capacités mentales des enfants à qui vous vous adressez. Si vous avez affaire à de jeunes enfants, il faut veiller à ne pas leur présenter des choses qui peuvent se transformer en mirages ou tout simplement les mener sur un mauvais chemin par excès de stimulation. Mais pour les adolescents, surtout ceux qui ont plus de quatorze ans, n’hésitez pas. Ils ont faim. Ils n’attendent que ça.

Le rôle éducatif des groupes

Q. Quel sera notre rôle après l’apparition de Maitreya ?
R. Cette conférence était destinée à des gens déjà au courant des idées dans une certaine mesure. Son but était de montrer la nécessité de la mise en œuvre du travail impliqué par un changement complet de vision du monde. Si vous prenez sérieusement ce qui est dit dans la conférence sur chacun des trois articles du Maître, la Nouvelle Education, la Famille et l’Age de la lumière, vous y verrez une opportunité pour ceux qui se préparent, car c’est là l’important, qui se préparent à entreprendre l’éducation d’un public affamé.
Ceux qui utilisent Internet d’une façon ou d’une autre, qui restent hypnotisés devant leur écran, savent que les gens ont des questions partout dans le monde. Ils débordent de questions. On me pose des questions qui montrent que le public n’a aucune idée de ce dont je parle vraiment et de ce qui se trouve sur notre site. Ils ont des foules de questions sur les ovnis. Existent-ils vraiment ? D’où viennent-ils ? Quelle est leur fonction ? Quel est leur rôle ? Ont-ils de bonnes intentions ? Sont-ils hostiles ? Les gens brûlent d’envie d’avoir des réponses. Il y a donc du travail pour tous ceux qui veulent le faire – pour présenter notre information de façon raisonnable et sensée, avec une vision bien informée de la nouvelle époque, des nouvelles formes de gouvernement, des nouvelles formes d’éducation, des nouvelles formes de technologie. Vous avez un champ de service immense.
J’ai donné cette conférence pour mettre l’accent sur le peu de temps qui nous reste avant la venue de Maitreya dans le monde, pour souligner que le jour de Déclaration est vraiment très proche et que la demande d’information sera énorme. Tous les groupes impliqués dans ce travail deviendront des centres d’information. Vous venez tous de groupes différents, de pays différents, mais c’est vers ces groupes qui sont maintenant connus parce qu’ils donnent des conférences, affichent des informations dans les bibliothèques, publient des livres, que le public se tournera. Vous serez connus parce que vous serez les seules personnes dans votre région ou dans votre pays à qui l’on pourra s’adresser pour obtenir des informations. Lisez les livres ; plus vous lirez les livres, plus vous en saurez. Je me demande combien d’entre vous ont vraiment lu les livres. Je crois que vous ne devez pas être nombreux, à en juger d’après les questions qui me sont posées !

Q. Comment inspirer les gens dans un échange à but éducatif ?
R. Eh bien, commencez d’abord par sourire. Souriez, et ayez l’air vif débordant de l’énergie que confère votre mission. C’est l’essentiel. Les gens diront : « Il ou elle connaît manifestement toutes les réponses. Heureusement, parce que moi pas. Allez, inspire-moi. » Quand le sourire devient un peu difficile à conserver, faites un effort, vous ne devez à aucun prix le laisser disparaître. Conservez-le. Ensuite, vous pouvez approuver de la tête – oui, oui. Si, en vous adressant aux gens, vous parvenez à faire des signes de la tête pour insister sur la vérité de ce que vous dites, alors ils seront inspirés. Ils comprendront que vous êtes quelqu’un de très inspirant. Vous pourrez hausser le ton quand il vous semblera utile de le faire, et si vous pouvez instiller une sorte de frisson dans votre voix, une vibration sous-jacente laissant entendre que ce vous dites est particulièrement important, particulièrement vrai, et très, très ésotérique, alors vous inspirerez les gens. C’est vraiment tout ce que je peux vous dire. Non, je plaisantais.
Pour être sérieux, la meilleure manière d’inspirer les gens est de croire. On ne peut pas inspirer les gens si on ne croit pas. C’est là la question, n’est-ce pas ? Il faut croire, si l’on veut inspirer les autres. Mais si vous croyez, il est facile d’inspirer d’autres personnes. Il suffit de le leur dire. Soyez vous-mêmes, tout simplement, n’exagérez pas. La vérité de l’histoire elle-même suffit pour inspirer les gens – s’ils sont prêts à l’entendre.

La créativité

Q. Quelle est l’importance de la créativité dans l’éducation ?
R. C’est tout le problème de l’éducation, c’est tout le problème de la vie. L’éducation, c’est la préparation de l’humanité à la prise de conscience créative du but de la vie et des moyens permettant d’atteindre ce but. C’est la préparation d’un être, d’un dieu immortel. Nous devons accepter que nous sommes des dieux, des dieux immortels au niveau de divinité de notre planète. Notre planète n’est pas la plus avancée de ce système qui n’est lui-même pas très avancé. Tout cela est relatif, mais dans ce cadre relatif, ces dieux potentiels ont besoin d’éducateurs qui leur enseignent l’art de vivre permettant à cette divinité de se manifester. C’est la seule chose qui manque : amener à son plein épanouissement la totalité du potentiel qu’il leur est donné de recevoir dans une vie.
A cause de la loi de renaissance, nous sommes obligés de procéder vie par vie. C’est elle qui rend cela possible. Il est impossible de donner à une personne tout ce dont elle a besoin pour devenir un dieu au début du voyage évolutif parce que son équipement n’est pas encore développé : le cerveau n’est pas assez évolué, le corps physique n’est pas assez robuste, le corps astral n’est pas assez calme, le corps mental n’a pas assez de connaissances pour pouvoir profiter d’un enseignement. On a besoin d’un minimum de connaissances pour pouvoir comprendre.
Enseigner, c’est donner à un mental ouvert mais encore limité les préceptes, les principes, la connaissance de ce que c’est qu’être un homme et vivre avec d’autres hommes dans la paix, la justice et la liberté pour tous. C’est une grande tâche, une tâche colossale qui n’a rien de facile. Mais c’est une tâche créatrice.
L’essence de tout art, de toute science, de toute philosophie, de toute religion est la créativité. Cet univers spirituel est un moteur en perpétuel changement, une sorte de grand générateur de créativité qui produit différents aspects de la créativité en question, les envoie dans l’univers où ils s’écoulent doucement au travers des galaxies et des systèmes solaires. Ces énergies de créativité parviennent à la petite planète qu’est la Terre comme des échos d’une lointaine idée. Cette idée peut galvaniser et transformer le monde. C’est aussi étrange, aussi simple et aussi gigantesque que cela.
Ces grandes idées se déversent dans notre espace. Mais il leur faut du temps pour se déposer. Nos mentaux, nos consciences en progrès perpétuel, doivent être réglés selon la signification de ces idées et leur effet sur nos vies, et nous devons trouver la meilleure manière de les mettre en œuvre. Telle est la nature de la vie.
Nous sommes des âmes en incarnation. C’est cela, la créativité ; c’est la nature de notre vie. On ne peut pas dire : « Bien, une partie de ma vie sera créatrice, mais l’autre partie n’a pas besoin de l’être. » Tout doit être créatif à tout instant. La vie est créativité. La créativité n’est pas quelque chose que l’on peut tartiner comme le beurre sur le pain, simplement pour lui donner du goût, pour le rendre plus facile à avaler. La créativité, c’est l’étoffe même – la nature de la vie. Quand la vie est correctement comprise, elle est considérée comme dotée de sens, de dessein, et quand nous en comprenons la signification et le but, cela conduit à la naissance en nous de cette créativité, quelle que soit la façon dont nous l’exprimons. Nous lui donnons expression, bien entendu, en tant qu’homme ou femme en fonction de l’expérience acquise dans notre vie précédente.
La créativité n’est pas un supplément. C’est la nature même de la vie. Et nous devons vivre dans cet état créatif qui fait partie intégrante de notre être de tous les jours. Ce n’est donc pas quelque chose que nous faisons quand nous en avons le temps. C’est quelque chose que nous faisons parce que c’est ce que nous sommes. Si nous sommes créatifs, alors nous le sommes en permanence. Même lorsque nous semblons ne rien faire, nous pouvons encore être créatifs.
La créativité est un état d’être, un état de l’être. Et plus nous sommes focalisés et éveillés dans notre conscience de tous les jours, plus nous sommes proches de cet état créatif. C’est cela, la Divinité. C’est la création. C’est la vie. C’est ce que nous sommes, ce que tout le monde est.

La technologie de la lumière

Q. L’autisme est-il causé par les radiations nucléaires ? L’autisme, la maladie d’Alzheimer et les autres pathologies liées aux radiations peuvent-ils être guéris, ou les gens qui en souffrent sont-ils condamnés à rester dans cet état jusqu’à la fin de leur vie ?
R. L’autisme est lui aussi – pas toujours, mais souvent – dû aux radiations nucléaires présentes dans l’atmosphère. Peut-il être guéri ? A l’heure actuelle, non. Dans l’avenir, j’espère que oui, ou dans une certaine mesure, de même que la maladie d’Alzheimer, grâce à la technologie de la lumière. Cela signifie – pas immédiatement, mais dans quelque temps – que grâce à une forme avancée d’ingénierie génétique et à l’énergie de la lumière fournie par la technologie de la lumière, les gens entreront en clinique pour quelques heures et sortiront le cerveau guéri. Ce qui se passe dans le cas de la maladie d’Alzheimer, c’est que le cerveau diminue vraiment de volume physiquement, si bien qu’il reste de moins en moins de matière cervicale pour établir les connections qui nous permettent de réagir. Dans le nouvel âge, cette affection sera moins fréquente et apparaîtra plus tard dans la vie.
Dans les cliniques de l’avenir, l’association de la technologie de la lumière et d’une forme avancée d’ingénierie génétique nous permettra de nous faire régénérer le cœur, le foie, les reins et différents organes du corps en quelques heures seulement. Ainsi, notre chirurgie la plus avancée sera rendue inutile et les gens seront complètement guéris par le renouvellement des parties déficientes de leur corps suivant les besoins. Les transplantations ne seront plus nécessaires. Cela prendra du temps, mais les perspectives sont positives pour Alzheimer comme pour l’autisme.
Dans d’autres cas, l’autisme est souvent une limitation que l’âme impose à ses véhicules. L’âme a des buts, vie après vie, et si elle constate que la personnalité n’en a atteint aucun, elle peut décider de limiter ses véhicules dans la vie suivante. Cela peut se manifester chez l’enfant par l’autisme, le syndrome de Down ou toute autre limitation physique ou mentale. Dans la vie qui suivra cette période de limitation, la personne retrouvera une pulsion vitale renouvelée et se remettra à progresser normalement. Aujourd’hui, nous ne savons pas si nous avons affaire aux conséquences de la pollution ou d’une limitation karmique – comment distinguer l’une de l’autre ? Seul un Maître en est capable.

Q. On dit que seulement dix pour cent du cerveau sont utilisés. Quel est le pourcentage utilisé par les grands initiés et par les gens ordinaires ? Est-ce vraiment seulement dix pour cent ?
R. Une personne ordinaire utilise environ douze pour cent des possibilités de son cerveau. Un initié du troisième degré utilise soixante à soixante-dix pour cent de son cerveau.

Q. A quoi pensiez-vous quand vous avez parlé de dette karmique à propos de la pollution nucléaire ?
R. Nous avons à l’égard des Frères de l’espace, de Mars et de Vénus en particulier, une énorme dette karmique. Ils neutralisent non seulement les radiations nucléaires, mais aussi les effets des gaz toxiques et chimiques que nous rejetons dans l’atmosphère et qui rendent la respiration de plus en plus difficile sur la planète Terre. Il serait probablement très difficile de vivre sur cette planète sans le travail des Frères de l’espace, qui neutralisent, pour l’essentiel, les effets les plus dangereux des gaz nocifs, des fumées toxiques et des liquides vaporisés que nous déversons jour après jour, heure après heure, dans notre atmosphère, dans le sol et dans les océans.
C’est pour cette raison que nous avons une dette karmique à leur égard. Depuis des années, les gouvernements du monde entier verrouillent l’information dont ils disposent sur les ovnis malgré l’aide que les Frères de l’espace nous apportent pour nous rendre la vie plus facile. Du point de vue des Maîtres, la pollution est la première cause de décès dans le monde. Elle détruit notre système immunitaire, ce qui nous expose à toutes sortes de maladies.

Le traitement des causes – un environnement durable

Q. Que pensez-vous de la technologie de capture et de stockage du carbone – qui est destinée à capturer le dioxyde de carbone et à le stocker sous terre pendant de longues périodes ?
R. Pendant des milliers d’années. Toutes ces idées visent à régler le même problème majeur : comment se débarrasser des déchets ? L’utilisation de l’énergie nucléaire elle-même n’est pas considérée comme un problème. Mais les déchets résultant de la production d’énergie nucléaire posent effectivement un problème aux scientifiques – on va jusqu’à les jeter dans l’océan dans des conteneurs d’acier et de béton. Ils causent des changements profonds dans l’écologie des océans. La situation est assez sérieuse à l’heure actuelle, mais, sans l’action des Frères de l’espace, elle serait bien pire.
Le climat est en train de changer. La vie de toutes sortes de poissons est modifiée, tout cela à cause du stockage des radiations nucléaires. Tous les déchets en question sont ce qu’on appelle des « radiations nucléaires à courte durée de vie ». Eh bien, cela n’a rien à voir avec la durée. Si l’on met des déchets dans la mer, celle-ci est contaminée dès le début et les instruments dont disposent les scientifiques ne détectent les radiations que jusqu’à un certain niveau. Au-delà, ils n’ont pas la technologie nécessaire pour effectuer les mesures. Ils supposent donc que cela n’a pas d’importance. Mais il s’agit du niveau de radiation le plus dangereux, et ils n’en savent rien.
C’est la même chose avec le stockage du carbone. Il faut le stocker quelque part – dans un endroit où il ne sera pas nocif. Où n’est-il pas nocif ? Certainement pas dans mon jardin. Et tout le monde dit la même chose. Personne ne veut de déchets nucléaires ou de carbone dans son jardin. Alors où ? Les Russes diront peut-être : « En Chine. » Les Chinois diront : « Ah non, au Tibet. » Et les Tibétains diront : « Non, non, non. En Amérique. » Les Américains diront : « Nous n’en voulons pas ici. Pas question. Mettez-les au Venezuela. » Chacun désigne le pays qu’il aime le moins pour le stockage – et c’est là le problème. Aucun endroit n’est sûr. Où peut-on stocker en sous-sol à grande profondeur du carbone accumulé dans des conteneurs de façon qu’il ne soit pas nocif ? Nous n’avons aucune idée de sa nocivité et ne savons pas quand les conteneurs se détérioreront, seront détruits par les forces de la planète, dans un tremblement de terre, par exemple, qui libérera de nouveau le carbone.
Nous prenons toujours le problème par le mauvais bout. Nous ne recherchons pas la cause pour nous y attaquer. Quelle est la cause du problème ? Quelle est la cause des radiations nucléaires ? Quelle est la cause du réchauffement planétaire ? Si le réchauffement planétaire est en partie causé par la destruction des arbres, alors il faut arrêter d’abattre nos arbres, particulièrement les anciennes forêts primitives de la planète dont les arbres stockent le dioxyde de carbone en grande quantité et libèrent en retour de l’oxygène dans notre atmosphère. Celle-ci se dés-oxygène petit à petit et le dioxyde de carbone, qui n’a nulle part où aller, provoque le réchauffement global. Mais si nous ne gaspillions pas autant dans l’usage que nous faisons du bois, cela éliminerait une source importante du réchauffement planétaire.
Nous ne recherchons pas la cause parce que nous n’aimons pas les causes. Les causes renvoient aux lois, aux chaînes de causes et d’effets, et cela ne nous plaît pas. D’une certaine façon, le mental mécaniste moderne ne recherche jamais les causes parce qu’il ne veut pas changer sa technologie. Nous avons beau dire que nous ne pouvons pas nous passer de bois, il n’empêche que les pays riches conservent leur bois dur et achètent ce dont ils ont besoin aux pays plus pauvres comme le Brésil, les pays africains et autres. Ceux-ci sont alors obligés d’abattre ou de permettre d’abattre leurs forêts anciennes qui sont absolument essentielles à la vie humaine.
Si donc nous voulons savoir comment régler un problème qui se pose, nous devons en chercher la cause. Et si nous la trouvons, nous devons chercher le remède à cette cause. Tout est simple. Nous pouvons faire des cyclotrons de vingt-trois kilomètres de long dont la construction dure vingt ans et nous coûte des milliards de dollars. Mais si vous interrogez un ésotériste, il vous donnera les réponses. Gratuitement. En une minute.

Enfants, parents et conditionnement

Q. Que faire pour éviter de conditionner un enfant et respecter son libre arbitre tout en lui procurant stabilité et sécurité au moyen d’un encadrement raisonnable ?
R. C’est la question à soixante-quatre millions de dollars. Dans le monde tel qu’il est à l’heure actuelle, c’est pratiquement impossible. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer.
Il faut vous surveiller. Il faut être conscient de vous-même et des réactions de votre enfant. Faire ce que vous pouvez pour que l’enfant soit responsable de lui-même. Féliciter un enfant lorsqu’il a fait quelque chose de bien renforce sa confiance en lui, mais des compliments abusifs et constants peuvent fausser l’image qu’il a de lui-même par rapport aux autres. Par ailleurs, reproches et punitions doivent être évités à tout prix.
Un enfant n’est qu’un enfant. Il se comporte simplement comme le petit animal qu’il est à ce stade. Il agit totalement par instinct et a besoin d’être aimé, câliné, couvé et amusé, écouté, supporté, et soigneusement adapté aux possibilités de la vie. Donc, quand on lui demande de rester tranquille, il peut apprendre à rester tranquille. Quand on lui demande de ne pas faire certaines choses, il peut, sans punition, apprendre à ne pas faire certaines choses. Il faut de la patience pour faire cela. Les parents doivent être patients et ne jamais attendre de l’enfant qu’il soit patient, parce que l’enfant ne sait pas ce que c’est que d’être patient.
Mais les enfants sont sages, même les jeunes enfants sont très sages et conscients du père et de la mère, ainsi que de la famille et des gens qui les entourent. Ils deviennent très conscients des autres gens en tant que personnalités et remarquent très directement, et pourtant de façon très subtile, ce dont ils font l’expérience – amour ou haine, hostilité ou impatience, et ainsi de suite.
Il faut une grande sensibilité pour ne pas blesser un enfant, ne pas violer son libre arbitre et éviter d’imposer sa solution personnelle, quel que soit le problème. Elever un enfant est toujours un acte de compromis.
Dans notre monde d’aujourd’hui qui est loin d’être parfait, les gens, inévitablement, sont loin d’être parfaits et ne doivent pas trop exiger d’eux-mêmes ni se traumatiser par excès d’autocritique. Ils ne doivent en aucun cas causer par la critique le moindre traumatisme aux enfants.
Ce qu’il faut faire, c’est l’éducation des enfants, pas un exercice de critique. L’enfant ne sait pas, parce qu’il ne voit pas la vie de la même façon que les gens plus âgés que lui. On traite parfois les enfants comme s’ils étaient des adultes ou des gens plus âgés. Mais l’enfant n’est pas encore un être humain pleinement conscient. Sa conscience est limitée. S’il est très jeune, il est peut-être encore en train de vivre dans son incarnation précédente, quelle qu’elle ait pu être.
Il n’y a donc pas de réponse simple à cette question. D’abord et avant tout, il faut aimer l’enfant. Malheureusement, il arrive que beaucoup de parents qui adorent leur enfant l’aiment moins à certains moments et nourrissent à son égard un ressentiment non exprimé, parce qu’il constitue une entrave à leur liberté. Et l’enfant est toujours là – avec ses exigences toujours renouvelées – et les parents n’ont peut-être pas beaucoup d’argent. Ils ne peuvent pas satisfaire les exigences de l’enfant et ils le lui reprochent, le traumatisant sans en avoir l’intention. J’ai vu des parents faire cela avec la plus extrême vigueur en hurlant, insultant et frappant l’enfant. Mais cela vient souvent de l’ignorance et de l’épuisement. Nous transmettons notre conditionnement.
Vous demandez comment éviter de conditionner un enfant ? Eh bien, si vous êtes un être humain normal, vous ne pouvez pas. Vous n’êtes pas parfait. Vous ne serez pas parfait tant que le monde ne sera pas plus parfait.
Vous pouvez essayer de vous améliorer, vous ne pouvez pas faire plus. N’oubliez pas d’aimer l’enfant sans condition, quelles que soient les circonstances, même s’il vous fait tourner en bourrique. C’est difficile, mais c’est la vie.

Auteur : Benjamin Creme, (1922-2016) : artiste et ésotériste britannique, ancien rédacteur en chef de Share International. Son contact télépathique avec un Maître de Sagesse lui permettait de recevoir les informations les plus récentes concernant l’émergence du Christ et de s’exprimer sur les enseignements de la Sagesse éternelle.
Thématiques : spiritualité, éducation
Rubrique : Dossier ()