Partage international no 406 – juin 2022
Ces derniers jours [courrier écrit en novembre 2010], une expérience qui s’est produite il y a quelques années m’est revenue à l’esprit. Je ne me souviens pas de la date exacte, mais cela se produisit alors que j’étais assise sur les galets d’une plage un jour d’hiver, à Torre, en Sicile.
A cette époque, mon adhésion à l’existence de la Hiérarchie, à l’unicité de toute forme de vie, et à un plan divin pour l’évolution de notre espèce, était relativement nouvelle et encore fragile. J’avais mené une lutte longue et apparemment vaine avec le passé – essayant de m’en libérer sans y parvenir – et il semblait que je ne serais jamais libérée des conséquences de mes actions passées, ou que ma vie n’aurait jamais de sens et que je ne serai jamais en paix, sans parler de comprendre ce qu’était l’amour ou ce qu’il signifiait.
Alors que j’étais assise là, à regarder la mer et le ciel, je crus entendre une voix intérieure aimable et inspirante qui me disait que le passé ne semblerait plus aussi important et que ses effets se dissiperaient progressivement comme les petits nuages noirs dans ce ciel serein. J’avais l’impression d’être entraînée bien éveillée dans une sorte de transe consciente, atténuée, mais néanmoins concentrée sur ce qui se passait en moi.
Je portais mon attention sur les petits nuages noirs au-dessus de moi. Lorsque j’en fixai un, il se réduisait, puis disparaissait devant mes yeux. Je crus – en clignant des yeux – que c’était dû à mon imagination. Je déplaçais donc mon regard vers un autre nuage et lui aussi disparut, laissant place au bleu du ciel. Peu à peu, alors que je déplaçais mon regard d’un nuage à l’autre, chaque forme sombre se désagrégeait puis disparaissait, pour donner un magnifique ciel bleu.
Après cette expérience, je me sentis rassurée et éprouvai de l’admiration, de la gratitude et de l’espoir. Et, comme prévu, le passé cessa progressivement de me hanter et de me déprimer. Finalement, je trouvai ma juste place dans le temps.
D’une certaine manière, je sais que l’origine de l’expérience importe peu, mais je vous adresse ce courrier car je pense qu’il est nécessaire de partager de telles expériences. Recevoir de l’aide et un tel réconfort fera partie de notre langage commun et de notre conscience, et sera reconnu comme n’étant pas inaccessible, mais faisant partie d’une existence plus grande à laquelle nous appartenons tous. Cependant certains le nient par peur d’être ridiculisés. Je sais que les temps changent, grâce en grande partie à des revues comme la vôtre.
G. B., Catane, Sicile
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette expérience venait du Maître Jésus.]
Lieu : Torre (Sicile), Italie
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
