Dieu

Partage international no 453mai 2026

par Aart Jurriaanse

L’Etre suprême. « Celui dont rien ne peut être dit ».

Le concept du Tout-Puissant dépasse toute capacité de compréhension humaine – il embrasse absolument tout et demeure parfaitement insondable.

Il n’existe qu’un Dieu unique, bien qu’il porte de nombreux noms selon les pays, les langues et les religions. On peut également dire qu’il y a autant de dieux que d’êtres humains intelligents, puisque chaque individu, guidé par ses propres réflexions mentales et aspirations émotionnelles, élabore inévitablement sa propre représentation du Pouvoir directeur. Chaque individu, indépendamment de son origine ou de sa religion, construit sa propre forme- pensée des qualités et des capacités de Dieu, selon ses traditions religieuses ou ses expériences personnelles. Il va de soi que le Dieu créé dans l’esprit d’un être humain primitif ressemblera très peu à celui conçu par un être humain dont l’intellect est développé. De même, la forme- pensée de chacun concernant Dieu doit nécessairement évoluer considérablement au cours de sa vie – de l’enfance à l’âge adulte. La conscience est le facteur déterminant, et son élargissement dépend de l’expansion du mental et de l’accroissement du contact avec l’âme. Ainsi, le Dieu d’un individu peut englober une Entité bien plus vaste que celle d’un autre. L’être humain encore exclusivement focalisé sur les plans physique et émotionnel est probablement incapable de situer son Dieu bien au-delà du plan astral, tandis que celui qui fonctionne sur les plans mentaux élève son Dieu vers les plans spirituels. Bien souvent, les différences apparemment importantes entre les conceptions religieuses sont simplement dues à des approches différentes, à des limitations d’expression ou à des interprétations différentes des mêmes principes fondamentaux. Ce que le scientifique nomme Energie, Vie ou Nature, l’homme religieux l’appelle Dieu ; pourtant, tous deux font référence aux manifestations d’une même Puissance supérieure.

Dieu se manifeste dans chaque atome et forme en tant que nature, vie et énergie. Il y réside tout en étant infiniment plus que ces manifestations de sa Volonté et de son Dessein. C’est son Esprit qui confère vie et qualité aux formes, en leur insufflant constamment la vitalité leur permettant d’évoluer jusqu’à la transmutation de chaque atome et de chaque forme dense vers sa source originelle, l’Esprit, jusqu’à la réintégration à l’Un, à Dieu.

 

Le Logos solaire

Le « Grand Homme des Cieux » se manifeste par l’entremise du Soleil et des sept planètes sacrées – notre système solaire. De même que l’être humain ne représente qu’une cellule dans le corps du Logos planétaire, le Logos solaire occupe une place analogue dans un schéma cosmique supérieur, et lui-même n’est qu’une cellule ou un atome dans le corps de l’Être suprême, tel qu’il se reflète dans l’univers physique illimité.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Sur les plans inférieurs, la Monade humaine, pour des raisons qui dépassent la compréhension humaine, a besoin d’expériences sur le plan physique pour son développement. Cela se réalise par la manifestation de l’âme dans un corps physique. Ce qui se produit au niveau humain n’est cependant qu’un reflet ou une répétition d’un phénomène similaire à une échelle beaucoup plus vaste et sublime sur des plans divins supérieurs : en s’exprimant à travers le système solaire, le Logos solaire acquiert lui aussi une expérience physique pour son propre développement.

La différence d’évolution entre le Logos solaire et le Logos planétaire est comparativement la même que celle qui existe entre le Logos planétaire et un initié humain ; néanmoins, les Logoi solaire et planétaires sont étroitement liés et œuvrent à un objectif commun.

Il est tout à fait naturel que l’être humain, du point de vue relativement étroit et égoïste qui caractérise son modeste stade de développement, considère l’ensemble du processus évolutif comme un moyen conçu pour son propre progrès vers la perfection finale. Il lui serait toutefois avantageux d’élargir sa perspective en réalisant que le progrès humain est purement relatif et accessoire par rapport à des développements bien plus vastes, au sein desquels l’humanité ne joue qu’un rôle fort modeste. Le facteur d’importance suprême est la manifestation des desseins du Logos solaire. L’humanité se trouve néanmoins dans la position favorable de faire partie intégrante du processus d’accomplissement du grand dessein solaire ; à ce titre, elle bénéficie inévitablement de l’évolution sur les plans supérieurs et sera ainsi, à terme, intégrée au schéma cosmique global.

 

Le Logos planétaire

« L’Homme céleste » ou le « Veilleur silencieux » se manifeste par l’intermédiaire d’une planète et, avec les autres Logoi planétaires, constitue une partie du corps du Logos solaire. Le Logos planétaire de la Terre est « Celui en qui nous vivons, nous mouvons et avons notre être ». C’est son Esprit qui anime toute vie sur Terre ; son Energie, sa Volonté et son Dessein unifient toute manifestation et coordonnent chaque activité dans le Plan divin en perpétuel déploiement.

Selon la Loi de Synthèse, le Logos planétaire, au cours de son évolution, doit promouvoir des projets spécifiques en accord avec la Volonté du Logos solaire. À un niveau hiérarchique inférieur, cette loi se manifeste également : l’humanité reçoit, par l’intermédiaire de son représentant éthérique, le Seigneur du Monde, des opportunités pour cultiver la Volonté solaire. Grâce à ces relations, la synthèse nécessaire est assurée à travers tout le système solaire, permettant ainsi la réalisation du dessein divin, tout en établissant un lien entre la Terre, le Soleil et le système solaire – autrement dit entre le Logos planétaire et le Logos solaire.

Le Logos planétaire a la capacité de percevoir toutes les parties, aspects et phases de son véhicule planétaire, et de s’identifier aux réactions et sensibilités de tout ce qui a été créé et constitue son expression physique. L’organe par lequel il établit ce contact est la Monade humaine qui, à certains égards, remplit pour l’Homme céleste une fonction analogue à celle du système nerveux pour l’être humain.

Auteur : Aart Jurriaanse, (1907-2002) : auteur sud-africain qui a effectué des compilations des livres d’Alice Bailey. Il est l’auteur de Bridges (Ponts, non traduit) qui est un commentaire de ces enseignements.
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