Partage international no 365 – février 2019
Dans l’édition du nouvel an du quotidien The Guardian, l’écrivaine Fiona Harvey a expliqué pourquoi il y a des raisons d’être optimiste au sujet de l’environnement en 2019, bien que l’année 2018 ait été l’une des pires mondialement en termes de phénomènes climatiques extrêmes. En 2018, des incendies de forêt, des sécheresses, des inondations et des cyclones sans précédent ont été causés par des conditions météorologiques extrêmes, et l’Organisation météorologique mondiale a signalé qu’il s’agissait de la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée. En raison de cette tendance dévastatrice de la hausse des températures nous devons agir en urgence pour lutter contre le changement climatique afin d’éviter l’aggravation de la situation et l’élévation du niveau des mers.
Fin 2018, des scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) ont lancé des avertissements sévères en se demandant à quoi ressemblera l’avenir si nous subissons un réchauffement de 1,5°C. Malgré ces avertissements, écrit F. Harvey, la Conférence des Nations unies (Cop 24) qui s’est tenue en Pologne en décembre « n’a guère montré que l’urgence des avertissements des scientifiques avait été prise en compte. […] Heureusement, 2019 pourrait bien être une année décisive. L’opinion publique se mobilise dans le monde entier et les hommes politiques et les entreprises y sont sensibles. Il y aura une série d’événements importants qui impliqueront le public et les gouvernements et qui pourraient désigner une meilleure voie à suivre que ce qui a été entrepris en 2018. »
António Guterres, secrétaire général de l’Onu, a organisé un sommet pour les dirigeants du monde, afin de leur demander de se confronter aux dangers du changement climatique, après avoir averti lors de la Cop 24 qu’il serait « immoral et suicidaire » de ne pas prendre de mesures urgentes pour combattre le changement climatique.
Le président français, Emmanuel Macron, organisera à l’été 2019 une nouvelle rencontre One Planet summit, qui se concentrera sur les entreprises qui jouent un rôle de premier plan et investissent dans des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à passer à une énergie propre. Et la campagne Keep it in the ground (Laissez-les dans le sol) prend de l’ampleur, encourageant les investisseurs à se désengager du secteur des combustibles fossiles.
Fiona Harvey conclut : « Mais ce sont surtout les actions de la société civile qui se sont intensifiées en 2018, qui devraient prendre de l’ampleur en 2019 et porter leurs fruits. L’opinion publique du monde entier est d’avis que nos dirigeants, nos gouvernements et nos entreprises devraient en faire plus sur cette question vitale. […] De plus en plus de gens refusent de continuer à ignorer en silence les dangers qui pèsent sur le climat et participent à des mouvements et actions efficaces et bien médiatisés. »
Sources : The Guardian, Royaume-Uni
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
