Partage international no 289 – septembre 2012
Plus de 50 milliards de dollars ont été promis par les gouvernements, les entreprises et des groupes non gouvernementaux au profit de l’Initiative des Nations unies en faveur d’une énergie durable pour tous. Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a annoncé à la conférence de Rio +20 en juin 2012, que cette initiative a généré plus de 100 engagements pour un montant totalisant plus de 50 milliards de dollars.
Lancé en septembre 2011, le programme Energie durable pour tous, qui réunit les gouvernements, les entreprises et la société civile, vise à encourager l’action mondiale en faveur de trois objectifs à atteindre d’ici 2030 : assurer l’accès universel aux services énergétiques modernes ; doubler au niveau mondial le taux d’efficacité énergétique ; et doubler la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial.
L’Agence internationale de l’énergie estime que 1,3 milliard de personnes – une sur cinq au niveau mondial – n’ont pas d’électricité pour éclairer leurs maisons. Près de 40 % de la population mondiale utilise le bois, le charbon, le charbon de bois ou les déchets animaux pour cuisiner, ce qui génère des fumées toxiques qui provoquent des maladies pulmonaires et accroissent le taux de mortalité.
Quelques exemples d’actions convenues par les gouvernements en faveur de l’énergie durable pour tous : le Brésil a promis 4,3 milliards de dollars supplémentaires pour offrir un accès universel à l’énergie au niveau national d’ici 2014. Le Ghana a élaboré un plan d’action national de l’énergie, et son parlement a adopté une loi sur les énergies renouvelables pour fournir le cadre nécessaire à l’expansion du secteur des énergies renouvelables. Plusieurs autres pays, dont le Kenya, le Mozambique, le Bangladesh, le Népal, le Vietnam et l’Uruguay ont élaboré ou sont en train de lancer des plans nationaux d’action pour l’énergie.
Parmi les engagements et les actions convenues par des entreprises privées : Microsoft s’est engagé à atteindre un bilan carbone neutre et à établir une redevance carbone qui s’appliquera aux activités de la société dans plus de 100 pays. La compagnie italienne de fourniture d’énergie Eni a prévu un budget d’environ 5 milliards de dollars pour brûler dans des torchères les gaz qu’elle émet et aboutir à une réduction de l’intensité en carbone. L’alliance Renault-Nissan a investi environ 5 milliards de dollars pour commercialiser à prix abordable des véhicules zéro émission.
Les organisations non gouvernementales ont également pris différents engagements : l’Institut indien pour l’énergie et les ressources s’est engagé à étendre l’éclairage électrique aux ménages dans plusieurs pays en développement, en utilisant l’énergie solaire et d’autres technologies propres, d’ici 2018. L’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens, ainsi que 40 autres associations professionnelles, se sont engagés à mobiliser leurs deux millions de membres à travers le monde en faveur de l’initiative.
Depuis que l’initiative « Energie durable pour tous » a été lancée en 2011, plus de 50 pays à travers le monde se sont joints au programme et beaucoup sont en train d’élaborer des plans et des programmes énergétiques. Les entreprises et les investisseurs ont engagé plus de 50 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de l’initiative. Des dizaines de milliards de dollars ont également été promis par les gouvernements, les banques multilatérales de développement et différents groupes de la société civile. Plus de 100 projets d’énergie durable sont en cours, soutenus par les entreprises, les donateurs, les organisations, les artistes et les bénévoles.
Sources : Nations unies
Thématiques : environnement
Rubrique : Tendances (Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.)
