Partage international no 247 – mars 2009
1 – Le 14 janvier 2009, d’éminents Juifs britanniques ont signé une lettre ouverte condamnant Israël pour la répression brutale de Gaza et appelant le gouvernement britannique à prendre des sanctions contre Israël.
Parmi les 78 signataires, on trouve l’actrice Miriam Margolyes, la créatrice de mode Bella Freud, l’écrivain Yehudit Keshet, ainsi que de hauts responsables d’universités : « Nous, signataires, sommes tous d’origine juive, ont-ils écrit. En voyant les corps ensanglantés des jeunes enfants, en voyant que l’eau, l’électricité et l’approvisionnement en vivres ont été coupés, nous nous sommes souvenus du siège du ghetto de Varsovie.
Lorsque Dov Weisglass, conseiller du premier ministre Ehud Olmert, parla de mettre les habitants de Gaza « à la diète » et que l’adjoint au ministre de la Défense, Matan Vilnai, compara l’épreuve que traversaient les Palestiniens à « une shoah » (holocauste), nous nous sommes souvenus du général Hans Frank qui parlait de « mort par la faim » dans la Pologne occupée par les nazis.
Le temps de la conciliation est depuis longtemps révolu. Pour commencer, la Grande-Bretagne doit rappeler son ambassadeur en Israël et comme pour l’apartheid en Afrique du Sud, elle doit se lancer dans un programme de boycott, de désinvestissement et de sanctions. »
2 – Le 17 janvier 2009, Gerald Kaufman, député juif et britannique, fit la déclaration suivante devant le Parlement : « Un soldat nazi a tiré sur ma grand-mère dans son lit et l’a tué. Ma grand-mère n’est pas morte pour servir de prétexte aux soldats israéliens qui assassinent des grands-mères à Gaza.
Le gouvernement israélien actuel se sert cyniquement et sans scrupules du sentiment de culpabilité qui existe encore autour du massacre des juifs pendant l’Holocauste pour justifier le meurtre des Palestiniens.
Sur Sky News il y a quelques jours de cela, la porte-parole de l’armée israélienne, la commandante Leibovich, fut interrogée sur dernière tuerie israélienne qui avait fait à l’époque 800 victimes palestiniennes. Elle répondit immédiatement que « 500 d’entre elles étaient des activistes ». Un nazi aurait répondu de la même manière. Je pense que l’on aurait pu considérer les Juifs qui combattaient dans le ghetto de Varsovie comme des activistes. »


