Partage international no 136 – décembre 1999
Cher Monsieur,
Au mois d’août 1989, je fis le voyage de Sarajevo à Medjugorje avec mon père et mon oncle, afin de visiter la fameuse église où la Vierge Marie est apparue à des enfants il y a quelques années.
Lorsque nous entrâmes dans l’église, une messe y était célébrée en français, et nous nous assîmes au fond, au bord de l’allée centrale. J’observais ce qui se passait avec la plus vive attention, lorsque je vis soudain un homme agenouillé le long du banc, juste à mes pieds. Je ne l’avais pas vu ni entendu arriver, mais il était là, presque allongé sur le sol de l’église.
Jamais auparavant, je n’avais contemplé des mains aussi merveilleuses. Il priait avec ferveur, les mains jointes, et je ne pouvais détacher mes yeux de lui. Il portait des sandales et je remarquai que la peau de ses pieds était tannée, presque comme du cuir : « Il a dû parcourir toute la Terre », fut l’idée qui me traversa l’esprit. Il avait de longs cheveux bouclés, brun cendré, qui lui retombaient sur les épaules et lui cachaient le visage. Il portait un habit de moine, d’un brun passé, couvert de poussière. J’essayai désespérément de voir son visage ; il se leva avant que la messe ne soit terminée et je restai stupéfaite devant la pureté de son profil. Son visage était d’une beauté étonnante : on aurait dit celui du Christ.
A la fin de la messe, je le suivis. Il portait sur l’épaule un sac très vieux et très usé, mais quelque chose y brillait. Marchant juste derrière lui, je pus voir qu’il s’agissait d’une petite médaille du Vatican. « Il a dû faire tout le trajet depuis le Vatican jusqu’ici avec ces sandales », pensai-je. Il se déplaçait avec grâce, sans faire le moindre bruit, comme s’il passait à travers l’air, inaperçu, et je pus le suivre facilement. Son regard apaisant et son doux sourire créèrent en moi un sentiment très particulier : j’avais conscience de n’avoir jamais eu l’occasion de vivre une telle expérience auparavant. Dehors, il y avait une foule de gens assis au soleil. Je continuai à marcher derrière lui, suivant ses pas sacrés. Mais soudain quelque chose attira mon attention et je tournai la tête l’espace d’un instant. Je dus fermer les yeux, éblouie par le soleil, et lorsque je les rouvris, il avait disparu.
Je retournai auprès de mon père et je lui dis que j’avais vu le Christ. « Tu parles de l’homme vêtu d’une robe brune ? » me demanda-t-il. Lui aussi l’avait remarqué. Je rentrai à la maison, submergée d’une joie étrange et profonde, et je racontai à tout le monde que j’avais vu le Christ à Medjugorje.
D.S., Ljubljana, Slovénie
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait du Maître Jésus.]
Lieu : Medjugorje,
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
