Partage international no 169 – septembre 2002
Le mercantilisme, dans le monde entier, fait partie de tout un processus qui conduira à l’effondrement des marchés boursiers.
Pour Maitreya, tout gouvernement qui suit aveuglément les forces du marché conduit son pays à la destruction… Nous assistons à l’agonie de la civilisation actuelle car elle repose sur de mauvais principes.[La Mission de Maitreya, tome II et III.]
Un certain nombre de pays d’Amérique du Sud sont touchés de plein fouet par la plus grave crise économique qu’ait connue la région au cours des deux dernières décennies. Après l’effondrement financier de l’Argentine au début 2002 et les strictes restrictions sur les retraits en argent liquide qui s’ensuivirent, la crise s’étend maintenant à l’économie des pays voisins, provoquant une fuite des investissements qui frappe tout particulièrement le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay. Cette crise menace également d’engloutir l’économie de pays instables sur le plan politique, comme la Bolivie et le Venezuela où les experts prévoient une profonde récession pour l’année 2002. « Le reste de l’Amérique latine s’est arrangé pour se dissocier avec un certain succès de l’Argentine, mais lorsque l’économie brésilienne a commencé à son tour à décliner il y a eu des répercussions sur les filiales brésiliennes en Colombie, au Pérou et en Equateur », a déclaré Javier Kulesz, stratège de la dette latino-américaine à UBS Warburg.
Le Paraguay est confronté à la perspective d’un effondrement bancaire et d’une récession grandissante. Au Brésil, l’économie la plus importante d’Amérique latine, les bons du trésor émis par le gouvernement ont perdu la moitié de leur valeur par crainte de défaut de paiement et à la fin du mois de juillet 2002 une chute de 7 % par rapport au dollar a fait descendre le réal au plus bas niveau jamais atteint. Selon Mario Battistel, principal agent de la maison de courtage Novaçao de Sao Paulo : « A un certain moment, le marché s’est complètement figé car la monnaie et les liquidités avaient atteint des niveaux ridiculement bas. »
En Uruguay, les épargnants, pris de panique, ont retiré environ un tiers de leurs dépôts dans les banques du pays depuis janvier 2002, poussant la banque centrale à suspendre toute transaction et à imposer des « vacances banquières » au niveau national. Les réserves de la banque centrale de l’Uruguay sont passées de 3 milliards de dollars en janvier 2002 à 655 millions de dollars à la fin juillet 2002, et, au cours de la même période, les dépôts bancaires ont diminué de 40 % et on a assisté à toute une série de faillites bancaires dans l’un des systèmes financiers les plus solides d’Amérique latine. Environ 60 % des dépôts du secteur privé appartenaient à des Argentins qui considéraient l’Uruguay comme « un abri sûr » pour leurs épargnes en dollars, mais bon nombre d’entre eux ont été forcés, à la suite des contrôles de capitaux effectués dans leur propre pays, de résilier leurs comptes bancaires en Uruguay.
Devant les signes précurseurs d’une incapacité à rembourser sa dette et d’une dévaluation monétaire, le gouvernement uruguayen essaie d’obtenir des crédits du FMI, du Trésor américain et d’autres organismes de crédit étrangers. Le ministre de l’économie de l’Uruguay Alejandro Atchugarry a certifié qu’il n’y aurait pas de corralito, terme argentin pour désigner les limites strictes imposées sur les retraits bancaires. Cependant de longues files d’Uruguayens faisant la queue devant les distributeurs ont dû constater que ceux-ci avaient été programmés pour ne fournir que 50 % des retraits normalement autorisés pour une journée.
Les pays développés sont également vulnérables. En juillet 2002, on a pu constater une chute vertigineuse de la valeur boursière des deux plus grandes banques d’Espagne, en raison de la menace d’une extension de la crise économique de l’Argentine : une chute de 10 % des recettes annuelles prévues par Santander Central Hispano fut assortie d’une mise en garde sur les bénéfices émanant de BBVA. Par ailleurs, l’effondrement des monnaies latino-américaines réduit les intérêts perçus par les organismes internationaux de crédit.
Amérique du Sud
Sources : Washington Post, Etats-Unis
Thématiques : Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
