Crise alimentaire en Afrique de l’Est

Partage international no 241septembre 2008

La crise alimentaire qui sévit sur la planète menace de famine plus de 14 millions d’habitants de la Corne de l’Afrique. Et c’est dans l’espoir de prévenir cette catastrophe humanitaire qu’un certain nombre d’agences onusiennes (Pam, Unicef, etc.) et d’ONG se sont réunies pour lancer un cri d’alarme et tenter de réunir les 400 millions de dollars (270 millions d’euros) nécessaires, selon les estimations du Programme alimentaire mondial (Pam).

La situation que connaît cette partie du continent se caractérise, déclare l’Unicef, par « un mélange létal de sécheresse, de conflictualité croissante, de hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie, avec la misère et la situation sanitaire qui vont avec. Les enfants et les familles sont au bord du désastre. »
La situation de l’Éthiopie est sans doute la plus grave, avec 10 millions de ses habitants – environ 12 % de la population – dépendant totalement d’une aide alimentaire. En Somalie, on estime à près de 2,6 millions le nombre de Somaliens soumis à des réductions extrêmes dans leur alimentation – un nombre qui, selon l’Onu, passera à 3,5 millions d’ici la fin de l’année.

Au Kenya, ce sont 1,2 million de gens qui ont besoin d’une aide d’urgence, et 70 % de la population qui est affectée par la hausse des produits alimentaires. Un million d’Ougandais, quant à eux, font face à de sérieux risques de famine du fait de récoltes déficitaires et de mauvaise qualité ainsi que d’une sécheresse prolongée et de différents conflits. Problèmes qui touchent également l’Erythrée et Djibouti, qui ont connu ces douze derniers mois une pluviosité inférieure à la normale.


Sources : UN News ; BBC, G.-B.
Thématiques : politique
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)