Coopération au Salvador

Partage international no 110octobre 1997

« Un changement aura lieu en Amérique latine. Un consensus démocratique s’étendra à presque tous les pays. […] La voix des peuples se fera entendre. » (Le Maître de Benjamin Creme, Partage International, déc. 1989)

Les récentes élections au Salvador avaient laissé craindre une grande instabilité parlementaire. Pour la première fois depuis la fin de la guerre civile aucun parti politique n’avait obtenu une majorité significative. Sept partis se partageaient les 84 sièges du Congrès, et on s’attendait à la formation d’alliances pour dégager une majorité. Au lieu de cela, les partis ont conclu un accord pour le partage du pouvoir, allant même jusqu’à octroyer un nombre supérieur de sièges aux plus minoritaires d’entre eux, afin de parvenir à une représentation plus équitable. Et depuis, certains problèmes difficiles ont été résolus, dans un esprit de coopération. Cette attitude a retenu l’attention de toute l’Amérique centrale. Pour la première fois dans l’histoire de ce continent, des forces opposées ont choisi de s’unir pour gouverner. La division du pouvoir s’est avérée positive et n’a nullement paralysé l’action du gouvernement. Selon l’éditorialiste d’un quotidien local : « Il s’agit d’une vision intelligente et très responsable […] qui implique un respect mutuel de la volonté du peuple. » 

Salvador
Sources : Los Angeles Times, Etats-Unis
Thématiques : politique
Rubrique : Faits et prévisions