Partage international no 175 – mars 2003
par Un collaborateur de Maitreya
Entre 1988 et 1993, Maitreya, l’Instructeur mondial, a communiqué une série de prévisions et d’analyses sur l’état du monde, ainsi que des fragments de ses enseignements. L’un de ses plus proches collaborateurs de la communauté asiatique de Londres les a transmis à Partage international pour publication et diffusion sous forme de communiqués de presse aux médias du monde entier. Exprimés dans les termes de ce collaborateur, les enseignements spirituels de Maitreya sont ici regroupés par thèmes, dans le but d’en faciliter l’étude et leur application dans la vie quotidienne.
(Benjamin Creme explique : La « seconde nature » est notre conditionnement – le résultat de notre expérience évolutionnaire dans la matière.)
Selon l’enseignement de Maitreya, tout ce qui a été matérialisé s’appelle « Prakriti ». C’est votre « seconde nature ». Celle-ci contrôle actuellement votre mental, votre esprit et votre corps. Sa puissance diminue lorsque la conscience croît. Tant que vous êtes sous le contrôle de votre seconde nature, vous ne pouvez comprendre l’art de l’existence. Maitreya nous incite tous à accomplir notre destinée, à nous libérer de cette seconde nature par la croissance de notre conscience de soi. [Partage international, septembre 1988]
Pour employer une terminologie spirituelle, la seconde nature est le devenir suprême, qui est lui-même la seconde nature de l’Etre Suprême. [PI, mars 1990]
Dans l’histoire biblique du jardin d’Eden, il fut dit à Adam et Eve de ne pas manger des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Selon le collaborateur de Maitreya, cette recommandation signifie : « Ne vous conformez pas aux prakritis ».Le terme sanscrit prakriti fait référence à l’activité matérielle, ou à la matière de manière générale. Mais au pluriel, prakritis signifie également les activités humaines qui sont le résultat du conditionnement. Par conséquent, c’est le serpent, qui est le symbole des prakritis, c’est-à-dire du conditionnement – l’opposé de la liberté – qui tenta Adam et Eve.
Si vous vous placez face à la connaissance à l’aide de votre conscience, vous comprendrez que vous ne devez pas vous en « emparer ». Si vous « absorbez » la connaissance – ce qui est un acte possessif – vous n’êtes plus libre. [PI, nov. 1988]
Lorsque vous soumettez-le Soi au mental, à l’esprit et au corps, tout devient prédestiné. Par contre, tout ce que vous accomplissez dans la conscience du Soi n’est pas prédestiné, car vos actes ne sont pas, dans ce cas, le fruit du conditionnement. [PI, avril 1989]
Le conditionnement est comme un œuf. Une fois couvé, la vie existant à l’intérieur brise la coquille. Lorsque le conditionnement se brise, l’individu éprouve un soulagement. Le conditionnement peut se briser avec ou sans prise de conscience.
Lorsque le conditionnement se brise sans prise de conscience, il en résulte un choc qui a une puissance telle qu’il peut détruire une partie de la mémoire. Une gigantesque quantité d’énergie y est emprisonnée, comme dans un volcan où règne une intense chaleur qui provoque finalement une éruption. Le destin du conditionnement est fatalement d’exploser. Nul ne peut rester à jamais conditionné. C’est pourquoi Maitreya a déclaré : « Soyez détachés, alors vous ne serez pas conditionnés. » [PI, janv./fév. 1990]
La « seconde nature » de l’homme, c’est-à-dire sa nature conditionnée, peut grandir en conscience grâce à l’honnêteté du mental, la sincérité de l’esprit et le détachement. Mais si l’environnement – les circonstances dans lesquelles on se trouve – est défaillant, la seconde nature ressemble à un aveugle déambulant dans les rues. [PI, nov. 1993]
Un cri, commun et universel, existe dans le mental et l’esprit des hommes dans le monde. Le conditionnement est tel que les hommes ont tendance à perdre foi et confiance dans la vie. Le mental a été conditionné par les combats idéologiques, par les échecs des différents gourous et dirigeants. [PI, décembre 1990]
Les « ismes » sont les éléments vitaux de la « seconde nature » – la nature de l’illusion. On n’y échappe qu’avec l’esprit. Cela ne veut pas dire que vous devez chercher à vous libérer des « ismes » pour vous réfugier dans l’esprit. C’est bien plus que cela, car c’est la destinée de chaque être de se diriger vers la lumière. [PI, septembre 1989]
C’est la destinée de tous les êtres de goûter à l’esprit et à la liberté. [PI, septembre 1989]
« Ne reniez pas toutes vos habitudes. Elles doivent être préservées jusqu’à ce que le peuple apprenne la signification de la liberté. » [PI, mars 1991]
Maitreya dit que les « ismes » sont mère du salut, sans eux, pas de salut. « J’ai besoin du voleur et du saint pour accomplir ma mission. » De même, Il a besoin de ceux qui utilisent les balles, tout autant que de ceux qui se battent pour la liberté, car les « ismes » sont d’inévitables processus à la fois négatifs et positifs. Ce n’est qu’en atteignant le détachement qu’une personne ou une nation devient libre de tels opposés. [PI, septembre 1989]
Qu’est-ce que la paix ? Maitreya dit : « Dans la création, la paix signifie le non-conditionnement. Qu’est-ce la guerre ? La guerre veut dire conditionnement. »
Nous pouvons comprendre que lorsque des personnes essaient d’imposer des idéologies, elles subissent en fin de compte un processus d’autodéfaite, parce que le Soi est en guerre. Maitreya dit : « Les graines de la destruction se trouve dans le conditionnement. Les graines de la paix dans le non-conditionnement. » Le conseil de Maitreya est : « Soyez ce que vous êtes, afin d’être libre du conditionnement, afin d’approcher tout ce qui vous arrive avec un esprit ouvert, afin de ne pas tomber dans des processus destructifs. » [PI, septembre 1990]
La personnification
Chaque fois que vous pensez en termes de « moi » ou de « mien », vous êtes au niveau de la personnalité. L’ego a le pouvoir d’accomplir des actes (karmas), ce qui est encore important. Le Soi est libre de cette contrainte, et n’est pas obligé de se livrer à de quelconques disciplines. Le Soi est simple témoin.
L’honnêteté et la sincérité font croître la relation entre le Soi et l’ego. Si le détachement prévaut, il n’y a pas personnification. Il n’y a alors aucune division. Il y a « Multitude dans l’Unicité » et « Unicité dans la Multitude ». C’est l’amour divin. [PI, mars 1992]
Si vous permettez à une seule pensée de se personnifier en vous, vous n’êtes plus vous. Cette pensée vous possède. La loi d’inertie entre en action. C’est la raison pour laquelle on éprouve de l’attachement, de la tension, de la dépression. [PI, septembre 1988]
C’est la personnification de cet état qui crée la confusion et le chaos. La personnification est autodestructrice. Tout ce qui est personnifié, n’est pas le Soi véritable. [PI, déc.1991]
A partir du moment où vous personnifiez l’enseignement, vous créez des demi-dieux et des dogmes qui emprisonnent. De plus, si vous personnifiez l’enseignement, vous créez, en l’incarnant, une chose différente. [PI, septembre 1988]
La déclaration de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne peut aller au Père sans me connaître », signifie que nous ne pouvons atteindre le Tout-Puissant qu’à travers la conscience. Dans la tradition chrétienne, cette vérité est personnifiée en Jésus. Si vous « dépersonnifiez » cette vérité, elle peut être comprise comme le principe de la conscience. [PI, décembre 1990]
Le Maître qui est en chaque personne ne participe à aucun acte de création. C’est le chemin vers la liberté et le salut. Lorsque l’âme pratique ce détachement avec honnêteté et sincérité, elle prend conscience que ce n’est pas la personnification. [PI, janv./fév. 1992]
Ceux qui, dans le passé, connurent la vérité de la Lumière se prirent pour des prophètes, des saints, des gourous. Ils la personnifièrent et perdirent le sens véritable de l’enseignement du Seigneur. Maitreya déclare « à partir du moment où vous personnifiez la force spirituelle en vous, un processus de destruction se met en œuvre. Vous rencontrez alors des forces corruptrices. Ce n’est pas une prédiction, mais une loi universelle. Le mental ne doit pas être personnifié. L’esprit ne doit pas être personnifié. »
Lorsque vous vous fixez un but, que vous l’atteignez, et que vous n’êtes plus capable de le faire disparaître, votre développement s’arrête. Ce que vous êtes capable de personnifier, vous devez être capable de le faire disparaître. Si vous pratiquez la méditation par exemple, et que vous personnifiez ce qui se passe, vous êtes alors automatiquement entourés par des forces (spirituelles) qui vous emprisonnent. Cela arrive à des yogis et à des saints.
Le Soi se trouve alors enveloppé, emprisonné, par une force puissante. On s’aperçoit, à la lumière de cet enseignement, que toutes les religions souffrent actuellement de contradictions dues à la personnification. L’évolution de la force spirituelle se trouve alors paralysée. Lorsque le courant est bloqué, il déborde et encercle le mental, l’esprit et le corps. Les individus, qui ne veulent rien connaître d’autre que les pensées auxquelles ils sont attachés, ne peuvent plus faire aucun progrès. [PI, septembre 1988]
De la même manière, « Si vous me personnifiez, si vous courez après moi, vous ne créerez rien d’autre que la confusion, le chaos et la destruction. » « Même mes signes ne créent qu’un bonheur momentané. Le moment le plus heureux est celui où vous me percevez à l’intérieur de votre cœur. » [PI sept. 1988]
Auteur : Un collaborateur de Maitreya,
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Les enseignements de Maitreya ()
